Mensonges et manipulations de l’histoire officiellede Georges
LABOUYSSE
Les manuels scolaires d’Histoire, qui suivent scrupuleusement les instructions officielles élaborées par Paris, reproduisent depuis 130 ans,
de génération en génération, une histoire mythique imaginée au 19e siècle pour servir l’idéologie de la bourgeoisie républicaine dans son entreprise de conquêtes
coloniales.
Une « Histoire de France » qui inventera des ancêtres communs, Gaulois blonds aux yeux bleus, pour tous les élèves de Dunkerque à Tamanrasset… Une
Histoire qui exaltera les « vertus » de la force des armes au détriment du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »… Une Histoire qui ignorera superbement ou
dénigrera les hommes et les femmes des territoires conquis : occitans et catalans, basques et bretons, corses et canaques, alsaciens et savoisiens berbères et martiniquais…
Bref une Histoire falsifiée qui forgera et entretiendra jusqu’à nos jours un nationalisme français dangereux teinté d’un chauvinisme humanitaro-cocardier et d’un
conservatisme anti-sémite, à travers le culte de héros intouchables d’une France « une et indivisible ».
C’est ce que montre la première partie de ce livre. Dans la seconde partie, sont rassemblés des textes et des documents qui peuvent expliquer comment l’on a
conditionné les peuples de France et pourquoi le nationalisme français, le jacobinisme centraliste, le bonapartisme politique ont la vie dure aujourd’hui encore et détruisent à petit feu la
diversité de nos langues et de nos cultures.
en souscription: 14 € à commander à:IDECO – BP 6 – 81700 PUYLAURENS
Jordi Barre nous a quitté à quatre vingt dix ans...il chantait encore son pays, ses espoirs dans sa langue.
Doté d'une forte personnalité, il avait réussi à toucher les scènes internationales, avec des tournées en Grande-Bretagne ou au Japon. à l'Olympia à
Paris.
Comme chanteur, il défendait sa langue Catalane ; il etait aussi militant politique et défendait son peuple
1200 catalans l'ont acompagné dans la cathédrale de Perpignan. La Catalogne pleure, l'exemple reste.
Il n'est pas question ici de soutenir une politique agricole productiviste et destructrice de l'environnement mais il n'est pas question non plus de stigmatiser
tout un peuple et toute une economie.
A la suite de la campagne caricaturale de "France, Nature Environnement", qui impacte toute l’économie bretonne, le Parti Breton
reagit
"Des pommes de terre pour les cochons, les épluchures pour les bretons !"
Déjà dans les années 1930
l’intelligiencia parisienne distillait la finesse de son humour cocardier envers les Bretons; on est en 2011 et cet humour populiste perdure…emblème rayonnant de la culture française et du bon
goût!… même au prix d’un racisme sournois et forcément condescendant, il est toujours de bon ton d’insulter les Bretons !
Hervé Le Quéré secrétaire fédéral du Parti Breton
Une campagne publicitaire caricaturale
En 2011, à la veille du "Salon de l’Agriculture" et de plusieurs échéances électorales, "France nature environnement" réalise un coup médiatique en lançant une
campagne publicitaire insultant l’ensemble de la Bretagne. Ces officines parisiennes avec l’appui des Pouvoirs Publics (Qui financent à 50% cette campagne !) attaquent un modèle agricole breton
qui a été mis en place dans les années 1970 justement pour procurer aux français des biens alimentaires de qualité et à un prix abordable.
Après ces bons et loyaux services alimentaires, la Bretagne ne bénéficie toujours pas de la "reconnaissance du ventre"…l’ingratitude est même grimpée d’un cran
puisque c’est l’ensemble du Peuple Breton qui est désigné "Coupable" d’un crime de lèse majesté! Le verdict implacable est tombé, condamné sans jugement, la peine s’affichera dans le métro
parisien…Pauvre de nous ! Derrière cette campagne d’affichage, se cache une attaque en règle de notre économie et de nos emplois, 30% pour l’agriculture, 10% pour le tourisme…plus de 200 000
emplois touchés, par cette campagne de dénigrement et déjà des millions d’euros de manque à gagner…! Trugarez vras, Mariana douz!
Une autre vision bretonne
La Bretagne paye aujourd’hui les résultats d’une politique de type coloniale. Les gains de productivité imposés à nos agriculteurs
ont eu pour conséquences une dégradation grave de notre environnement, de la santé financière de nos agriculteurs et de notre cohésion sociale. La servilité de nos structures et le conservatisme
de nos représentants ont fait le reste!
Oui les algues vertes sont bien le symbole d’un immense gâchis…gâchis humain, économique, social, environnemental, culturel…tout ça pour satisfaire le panier de la
"ménagère française" ! C’est cher payé ! Ces algues vertes sont aussi et avant tout pour nous une insulte à notre dignité de Bretons…Même si notre prise de conscience a été tardive, nous n’avons
aujourd’hui à recevoir de remarques de personne…
Depuis plus de 20 ans nos agriculteurs ont investi massivement pour améliorer leurs pratiques et souvent au détriment de leur santé financière ; la stigmatisation
de cette profession est difficilement supportable, les crises se succèdent et le moral dans les campagnes est au plus bas. Le dialogue est cependant renoué entre les protecteurs de
l’environnement et les agriculteurs et nous sommes en passe de gagner cette bataille environnementale…qu’en est-il de la région parisienne et de ses nappes phréatiques gravement et durablement
polluées ? On n’en entend jamais parler !!! Pas plus d’ailleurs que les subventions octroyées aux céréaliers Beaucerons qui ne connaissent pourtant pas la crise…deux poids, deux mesures!
Une gouvernance problématique
France des privilèges et de la corruption, Ta république parisienne est pourtant moribonde… Comme toute république bananière en fin de vie, tu penses que ça va
durer !!! Aujourd’hui tu n’es plus pour la Bretagne un partenaire fiable et sache qu’après l’insurrection des consciences il sera difficile d’échapper à la révolte…le monde est en train de
craquer, le tien est en sursis !
Nous ne partageons plus les mêmes valeurs !
Une prophétie biblique ne dit-elle pas; "Qui sème le vent récolte la tempête" ?
Aujourd’hui les Bretons que nous sommes sont rouges de colère!
Hervé Le QuéréChargé des affaires agricoles au Parti Breton
Vendredi 29 octobre 2010, pour terminer sa dernière Session, l'Assemblée Territoriale de Corse a adopté la motion de Jean Christophe Angelini du PNC en faveur des élèves sans papiers et de leur famille.
Dans ce texte, porté au vote par le président Dominique
Bucchini (PCF, maire de Sartene), et adopté par l’ensemble des groupes (UMP excepté)
l’assemblée :
« Proclame la Corse « terre sans expulsion »
et se déclare favorable à une reconnaissance de la place des immigrés, y compris les sans-papiers, dans la société insulaire et s’oppose aux
expulsions de jeunes majeurs et de toutes les familles dont les enfants sont scolarisés, en les plaçant sous sa protection afin d’obtenir leur régularisation et leur permettre la poursuite de
leurs études. Elle
s’engage à exprimer sa solidarité au sein des établissements scolaires eux même. L’assemblée Corse affirme entre autre que ses représentants
prolongeront cette démarche dans les conseils d’administration où ils siègent,
Elle assure que les élèves menacés d’expulsion et leurs parents obtiendront son parrainage pour les accompagner dans leurs démarches de
régularisation ».
CONSIDERANT le durcissement constant, ces dernières années, des lois françaises relatives à l’immigration.
CONSIDERANT que le nouveau projet de loi sur « l’immigration, l’intégration et la nationalité » franchit un nouveau cap dans l’in équité et la
réduction du droit des migrants.
CONSIDERANT les situations économiques et sociales inhumaines de nombreux sans papiers, et qui pourraient s’aggraver en cas d’application stricte
de cette nouvelle loi.
CONSIDERANT que cette loi n’apporte aucune réponse adaptée aux problématiques vécues en Corse.
CONSIDERANT la contribution des sans-papiers aux secteurs clés de l’économie de l’île.
CONSIDERANT le fait que la Corse, tout au long de son histoire et notamment durant les périodes les plus sombres, a fondé sa culture sur des
valeurs fondamentales d’accueil, de solidarité, de défense des plus opprimés et des droits humains.
L’ASSEMBLEE DE CORSE,
DEMANDE de déclarer la Corse «TERRE SANS EXPULSION»,
DEMANDE de déclarer l’Assemblée de Corse solidaire d’une démarche de reconnaissance de la place des sans-papiers dans la société
insulaire.
La dispersion, au cours de l'Histoire, des Tsiganes dans toute l'Europe a donné naissance à des appellations différentes selon les lieux ; chaque état à
incorporé à sa langue une terminologie spéciale pour les designer.
En France depuis le XVI°siècles se sont les bohémiens mais, à partir di XIX° le terme générique est : Tzigane.«Tsiganes» (du grec athyinganis, «ceux qui ne touchent pas», à cause de leur façon de saluer) est le terme
historique pour désigner ces populations qui, à partir de l'Empire byzantin, ont essaimé dès le Moyen-âge dans toute l'Europe.
En Camargue et en Andalousie, on parle de Gitans. Le terme est une déformation d'«Egyptiens» car les Roms y sont arrivés en provenance de la Grèce byzantine, alors connue sous le nom de «Petite Egypte». En anglais, «Gitan» a
donné «Gypsie».
Les Tsiganes qui ont vécu dans les pays germanophones sont appelés Manouches,
tandis que les Sintis sont installés en Italie. À noter enfin les termes Romanichels (de «romani cel», «groupe d'hommes») et
Bohémiens, qui désigne les Tsiganes venus de Bohême, région historique d'Europe centrale. Ces derniers termes ont pris avec le temps des connotations péjoratives.
L'appellation «gens du voyage» est purement administrative. L'administration
française, dont la tradition républicaine rejette les classifications ethniques, a adopté en 1969 cette périphrase (apparue à la fin du XIXe siècle), qui remplace alors officiellement
l'appellation «Nomades» adoptée en 1912. Ce statut qualifie les populations qui résident habituellement en abri mobile terrestre (caravane, mobil home).
Le nom «Roms»(«homme» en romani) désigne au départ le groupe tsigane majoritaire, fixé en Europe orientale (Roumanie, Bulgarie, ex-Yougoslavie). Avec le temps, il a fini par devenir un
terme générique, synonyme de Tsiganes
Les 10 millions de roms forment la plus grande communauté diasporique d’Europe. 80%de Roms sont sédentaires depuis le 16°siècle.
. En 1971le congrès des associations et mouvements militants rom adopta le Drapeau Rom comme symbole du peuple : Sur un fond vert (qui symbolise la Terre fertile) et bleu intense
(le Ciel,), est posé le chakhra (roue solaire à vingt-quatre rayons, symbole de la route et de la liberté),
, Il adopte le nom de Rom comme appellation officielle.
Le Conseil de l'Europe, lui, a opté pour la double dénomination «Roms/Tsiganes».
Actuellement, l’administration française associe ceux qu’elle appelle les «gens du voyage» à une autre catégorie inventée par les Etats : les «Roms migrants». Ces
derniers, qui appartiennent à la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie…, des pays qui ont négocié des accords de libre circulation européens avant leur entrée complète dans
l »a communauté européenne en 2012. Ils devraient bénéficier du droit communautaire européen. Mais leur statut de «Rom» prenant le pas sur leur nationalité, on ne leur accorde pas la libre
circulation à laquelle ils ont pourtant droit. On crée ainsi une catégorie d'illégaux et d'indésirables.
L’état français reconnaît pour la première fois un peuple minoritaire venant d’un autre pays
européen, alors qu’il ne reconnaît pas, sur son propre sol, les peuples minoritaires citoyens français (breton, basque, catalan, occitan….)
En parlant des «gens du voyage et des Roms», l’administration française crée un amalgame entre des nationaux et des
étrangers, et utilise la notion de peuple rom pour globaliser et justifier la stigmatisation de ces populations.
Les Tziganes seraient originaires de l’Inde ; On n’a en fait aucune trace historique de leur présence dans ce pays, on pense que,venus du nord de l’Inde, ils sont arrivés en Grèce auIXesiècle. ; Leur langue, le romani,est certes une langue indo-européenne, ellereste l’unique représentante européenne du groupe
indo-iranien.En cela elle se différencie de toutes les langues d'Europe ;
Dès le moyen age on connaît leur histoire, elle est européenne. Les Roms ou Tziganes faisaient parti de royaumes byzantins concurrents :
Empire de Trebizondeou Principauté de Morée ou d’Archaie,les uns alliés à Venise les autres à l’empereur
ou à la monarchie espagnole ; A partir de la fin du Moyen Age, pour des raisons que nous connaissons mal, ils ont essaimé dans les différents pays européens.
À partir du XVIe siècle, les Tsiganes se nationalisent en s'intégrant dans les sociétés locales. Ils
deviennent alors sujets des princes polonais, des rois de France etc. Une intégration si puissante que le thème bohémien aura une grande importance dans les arts et la littérature baroques
de toute l'Europe. Dès le XVIIe siècle, une grande partie d'entre eux est en fait sedentarisés
En France, Dès 1666, par soucis d'éviter le vagabondage transfrontalier et par défiance pour leur utilisation par certains nobles, notamment, Louis XIV
décrète que tous les Bohemiens (aujourd'hui Roms) de sexe masculin doivent être arrêtés et envoyés aux galères sans procès. Par la suite, lors de l'ordonnance
du 11 juillet 1682, il confirme et ordonne que tous les Bohémiens males soient dans toutes les provinces du Royaume où ils vivent, condamnés aux galères à perpétuité, leurs femmes rasées et leurs
enfants enfermés dans des hospices. Une peine était en outre portée contre les nobles qui donnaient dans leurs châteaux un asile aux bohémiens; leurs fiefs étaient frappés de confiscation
Ils ont toujours été classés dans des catégories juridiques à part. Au début du XXe siècle, dans les années 1900-1910, les Etats européens mettent carrément en
place une «politique tsigane». C'est un instrument de répression, qui se traduit par des lois de discrimination et des régimes administratifs spéciaux et collectifs. En France, la loi de 1912
institue ainsi ce que l'on appelle le «régime des Nomades» avec carnet anthropométrique
Tous les citoyens qui s’enregistre sous le statut du « régime nomade » deviennent des romanichels, qu’il soient ou nom des tziganes au
sens culturel du terme
. Par la suite, la version allemande de cette politique se radicalisera encore en une politique raciale d'extermination avec
l'arrivée des Nazis au pouvoir et la politique de collaboration.
L’ordonnance allemande du 4 octobre 1940 demande aux autorités française d’arrêter tous les tziganes en zone occupée. 6500 seront internés dans trente camps dont 5
en zone libre. Ils seront les derniers internés administratifs à être libérés en 1946 et seront illico recensés… dans le registre des nomades
Actuellement le Roms pâtissent de l'image négative des Roms de l'Est. Alors même qu'ils se sentent extrêmement différents et leur prêtent des
mauvaises mœurs, comme la prostitution ou le vol. Eux sont français, fiers de leurs ancêtres qui ont combattu, mais ils souffrent d'être rejetés. Ils ont une réputation de voleurs ; en fait
ils sont commerçants depuis des siècles et cherchent à faire des profits en vendant de la marchandise, ce qui a parfois forgé une image de roublards. La précarité a aussi conduit à de petits
larcins. Mais le mouvement religieux a fortement réduit les vols.
Les Tsiganes ont trouvé du réconfort au sein des Églises ; Traditionnellement catholiques, ils se déplaçaient pour les pèlerinages. Le pentecôtisme propose,
lui, des rassemblements mobiles, lors de conventions. Ces grandes manifestations de foi n’effacent pas leur angoisse. Les Tsiganes redoutent de perdre leur identité. Ils savent
que leurs enfants doivent étudier, mais restent dubitatifs face à la réussite individuelle. Car ce monde privilégie le groupe. C'est aussi sa force. Les Tsiganes résistent,
repliés sur leur famille. Et, leur mise à l'écart, quoique douloureuse, préserve leurs liens et leur culture.
Français
Contrairement aux idées reçues, environ 95% des gens du voyage sont Français et seulement un tiers d'entre eux sont restés itinérants. Les autres sont sédentaires
ou semi sédentaires. «Tous les gens du voyage » ont un ancrage territorial qui s'accompagne de périodes de déplacement, en particulier l'été. Les voyageurs sont souvent marchands ambulants,
artisans ou saisonniers.
- Sur les quelque 350.000 à 500.000 Tsiganes français, un tiers continue à voyager régulièrement. Jusque dans les années 1950, ils évoluaient surtout dans
les campagnes où se trouvaient leurs clients, les paysans. Avec l'exode rural, ces Tsiganes se sont aussi rapprochés des villes. Ils vivent dans des caravanes et s'arrêtent de quinze jours à
trois mois avant de repartir. Un deuxième tiers est semi-nomade. Ces familles se stabilisent à la mauvaise saison et repartent l'été. Enfin un tiers est sédentarisé. Certains, comme les Gitans
catalans et andalous, le sont depuis des siècles, notamment dans le sud de la France.
Ils sont français et sont en possession d'un titre de circulation. C’est une obligation administrative.
Pour les autorités françaises, les Roms ne rentrent pas dans la catégorie des « gens du voyage ». Pour la commission nationale consultative des gens du
voyage présidée par le sénateur Pierre Herisson, les «Roms» sont «des étrangers, ressortissants de l'Union européenne», qui
viennent principalement de Roumanie et de Bulgarie.
La notion «gens du voyage», qui évite l'«ethnicisation», n'est utilisée qu'en France et en Belgique. Les
autres Etats de l'Union et les institutions européennes emploient le mot «Roms» pour désigner l'ensemble de leurs populations tsiganes. Cette appellation, qui signifie «homme» en langue romani,
s'est généralisée dans les années 70, au point de supplanter les autres termes.
Législation pour les roms
Pour exercer une activité professionnelle, les ressortissants roumains et bulgares doivent détenir un titre de séjour et une autorisation de travail. Des documents
dont les délais d'obtention durent parfois plusieurs mois. Par ailleurs, le type d'emploi que les Roms peuvent occuper est limité à 150 métiers connaissant des difficultés de recrutement, du
bâtiment à l'hôtellerie en passant par la pêche.
S'ils n'ont pas les documents requis, les Roms sont donc susceptibles d'être expulsés. Soit par une
«obligation de quitter le territoire français», qui leur donne un mois pour partir à compter de sa notification. Soit par un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, une décision
administrative imposant à un étranger en situation irrégulière de quitter la France immédiatement. Ils peuvent aussi bénéficier de «l'aide au retour humanitaire», qui leur permet de «quitter le
territoire national librement et de rentrer dignement dans leur pays», selon le ministère de l'Immigration. Le ministère avance que quelque 10.000 personnes ont été reconduites en 2009 en
Roumanie et en Bulgarie. Selon les estimations, près des deux tiers sont ensuite revenues.
Obligations à remplir par « les gens du voyage »
A partir de 16 ans, un membre de la communauté des gens du voyage doit être rattaché
administrativement à une commune et être titulaire d'un titre de circulation. Pour l'être, il doit faire une demande motivée (pour raisons familiales ou professionnelles). Si la mairie et le
préfet l'acceptent, le rattachement est prononcé pour une durée minimale de deux ans. •
La caravane n'étant pas considérée comme un logement, les gens du voyage sont classés comme des «sans résidence fixe». La loi Louis Besson de 1990, améliorée en 2000, impose aux communes de plus de 5000 habitants de réaliser pour eux des aires d'accueil. Pour
obtenir un emplacement, que l'on peut conserver pendant trois à neuf mois, il faut en faire la demande en mairie.
Toutefois les places sont rares : seules 42% des aires avaient en effet été mises en place fin 2008. Ce qui, en cas de refus, contraint les demandeurs au
stationnement illégal. Les terrains à usage privatif sont aussi très encadrés. Un détenteur d'un «terrain familial» doit obtenir une autorisation dès lors que le stationnement est d'une durée
annuelle supérieure à trois mois. Le permis, renouvelable, est valable trois ans.
Pour accéder au droit de vote, un individu doit faire valoir un rattachement de trois ans ininterrompus. Des conditions plus strictes que celles demandées aux SDF
dont on exige un délai de rattachement de six mois.
Plusieurs titres de circulation plus ou moins contraignants existent par ailleurs : le «livret spécial» pour ceux qui exercent une profession ambulante et leur
famille, le «livret», pour les retraités, salariés ou chômeurs et le «carnet de circulation» pour ceux qui n'ont pas de ressources régulières. Le «livret spécial» ne s'accompagne d'aucun visa
tandis que le «livret» doit être visé une fois par an par la police ou la gendarmerie. Le «carnet» impose les obligations les plus strictes. Il doit être tamponné tous les trois mois par la
police ou la gendarmerie. En cas de non respect, le contrevenant risque trois mois à un an de prison.
L’Europe et les Roms
Parmi les 500 millions de citoyens européens, environ 10 millions sont des Roms. Bien que la situation de cette communauté pose des problèmes spécifiques
d'intégration, reconnus par les institutions de l'Union européenne, celle-ci peine à se doter d'une politique commune. Chacun des vingt-sept pays partenaires compose donc sa propre politique, allant de la fermeté à
des politiques favorisant l'intégration.
l'Espagneest le pays qui accueille la plus forte communauté rom, ou gitane (800.000, selon l'estimation
haute). Au printemps, le gouvernement a adopté un «plan d'action pour le développement de la population gitane 2010-2012». Doté d'un budget de 107 millions d'euros sur trois ans, il prévoit des
actions en matière d'éducation, de santé, de logement, ainsi qu'en faveur des femmes.
En Italie, les Roms, ou «Sintis» (estimés à 150.000), sont régulièrement au centre de débats sur l'immigration et la sécurité. En 2008, un an après
une vague de violence anti-Roms, l'Italie avait commencé à ficher les habitants de camps de nomades, en relevant notamment leurs empreintes digitales.aujourd’hui les Sintis sont régulièrement
exclus de leurs domicile.
Comme Paris, Rome propose des aides au retour pour les Roms en situation irrégulière (billet d'avion, indemnité de voyage de 400 euros et pécule de 3000 euros
maximum pour la réintégration dans le pays d'origine). Le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, membre du parti xénophobe Ligue du Nord, veut demander à Bruxelles la
permission d'étendre la procédure d'expulsion aux Roms qui sont citoyens européens mais qui ne satisfont pas à certaines «exigences». «Avoir un revenu minimum, un logement adéquat et ne pas
être un fardeau pour le système social du pays d'accueil
L'Allemagnereconnaît officiellement la minorité des Roms de nationalité allemande. La plupart des autres
Roms sont des réfugiés ayant fui la guerre au Kosovo. Berlin les encourage, comme tous les Kosovars réfugiés, à rentrer chez eux avec des aides au retour. Quelque 10.000 Roms ne disposant pas
d'autorisation de séjour formelle doivent ainsi être renvoyés «par étapes», a annoncé le gouvernement. Reste que selon un rapport de l'Unicef, 38% des Roms renvoyés d'Allemagne sont apatrides, ce
que plusieurs conventions internationales interdisent.
En Grande-Bretagne, on recense au maximum 200.000 Roms, aussi appelés «Gypsies». Parmi les promesses de campagne du parti conservateur, arrivé au
pouvoir en mais dernier, figurait le renforcement de la législation contre les occupations illégales de terrains. En projet notamment, la création d'un nouveau délit qui permettrait aux policiers
d'arrêter ceux qui refusent d'évacuer les terrains qu'ils occupent illégalement.
La Hongrie - pays voisin de la Roumanie, dont sont issus la plupart de Roms expulsés par les autres pays européens - compte environ 600.000 Roms.
En 2009, 40% des jeunes Roms hongrois n'avaient pas achevé l'enseignement primaire. L'an dernier, le gouvernement a décidé de tripler le budget prévu pour reloger ceux qui vivent dans des
bidonvilles et favoriser leur intégration dans la fonction publique. Mais avec la crise économique, Budapest a révisé ses plans et réduit les embauches prévues. Depuis que le parti d'extrême-droite
Jobbik est devenu en avril dernier la troisième force politique du pays, les Roms sont de nouveau un sujet de débat national en Hongrie. Le Jobbik qui désigne les Roms, les Juifs et le
libéralisme comme cause de tous les problèmes propose notamment de modifier le système d'allocations familiales pour ne pas «financer la fécondité rom», et de créer
une gendarmerie dévolue aux «problèmes roms».
En République tchèque, où la minorité rom est estimée à 250.000 personnes, plusieurs attaques d'extrémistes de droite ont été enregistrées à leur
encontre ces dernières années. Il y a deux ans, le pays a été condamné par la Cour européenne des droits de l'homme pour le placement forcé d'enfants roms dans des écoles spéciales destinées aux
handicapés mentaux. À la mi-mars 2010, le gouvernement tchèque a adopté un «plan national d'action» visant à encourager la scolarisation des enfants roms avec les autres.
.En Roumanie, l'été
dernier, plusieurs maisons appartenant à des Roms ont été saccagées ou incendiées.
La
Slovaquie est également régulièrement pointée du doigt pour des discriminations envers les populations
roms.
-Il n'y a pas de politique européenne d'intégration en tant que telle, tout simplement parce qu'il n'y a pas
de compétence européenne sur l'intégration. La Commission avait bien tenté, en 1985, de proposer des mesures sur ce sujet, par exemple l'amélioration de l'accès aux droits des résidents
étrangers. Mais plusieurs États - dont la France - ont alors immédiatement saisi la Cour européenne de justice pour garder leur compétence sur cette question. Celle-ci leur a donné raison:
l'intégration est une compétence nationale. Pour qu'elle devienne européenne, il faudrait une révision des traités.
La Commission, quand elle a été sollicitée en 2008 par le Parlement européen sur la question de l'intégration des Roms, a répondu à raison qu'il existait déjà des
outils, législatifs et financiers, pour agir.
D'abord, depuis l'adoption en 1997 de l'article 13 du traité d'Amsterdam, les États-membres ont l'obligation de prendre des mesures contre les discriminations
raciales. Quand ils ne le font pas, l'Europe peut simplement les rappeler à l'ordre.
Sur le plan financier ensuite, Bruxelles peut débloquer des fonds pour des projets ponctuels en faveur des Roms : c'est ce qu'elle a fait depuis 2008, notamment en
matière d'éducation. Enfin, elle rend compte dans ses rapports des progrès réalisés. L'Europe remplit donc sa part du travail mais la mise en œuvre concrète de ces politiques revient aux États.
C'est une affaire de volonté politique de leur part.
Une directive européenne de 2000 oblige les États-membres à créer une instance de lutte contre les discriminations, manière de décentraliser les droits de
l'homme. En France, c'est la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité(Halde) qui est chargée d'appliquer ce droit européen : elle n'a fait aucun communiqué sur la question des Roms cet été. Est-ce parce que sa
présidente, Jeannette Bougrab, est
marquée politiquement ? En tout cas,la seule reaction de la Haldedate du 2 septembre Mme
jeannette Bougrad a déclaré ne pas être "choquée par l'application de la loi" en France pour la reconduite des Roms aux frontières
Victimes de violences et de discriminations dans l'Europe d'aujourd'hui.
D'après l'agence de l'UE
pour les droits fondamentaux, 2009 a été «une année d'échec» dans la lutte contre la discrimination à l'égard des Roms. 25% d'entre eux ont été victimes, selon elle, d'agressions, de menaces ou
de harcèlement. En janvier 2008, le parlement européen avait pourtant adopté une résolution réclamant une stratégie européenne à l'égard des Tsiganes/Roms. Mais Belen Sanchez Rubio, porte-parole de la Coalition pour une politique européenne pour la population gitane, relevait en avril dernier
des «résistances» et «peu d'avancées» depuis cette résolution.
En juin dernier, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a souligné que les Roms sont devenus en Europe les
«boucs émissaires» de la crise économique, une situation qui «rappelle les heures les plus sombres de l'histoire européenne».Au debut du mois, l’europe a encore condamné la
politique française vis-à-vis des roms
Ce qui se passe dans notre pays où il y a environ 500 000 Roms, français pour la plus part, et environ 15 000 émigrés récents de pays européens, illustre
bien cette prise de position.
Comment se fait il qu'un pays comme la France ne puisse pas gérer humainement une population de 15000 personne qui soit disant fait problème.
Les réactions de certains hommes politiques quand les élections arrivent sont parfois bien nauséabonde
Vote historique au conseil des prud'hommes de Bastia;
Pour la première fois de son histoire le Syndicat desTravailleurs Corse est élu à la présidense des prud'hommes de Bastia avec 11 voix contre 8 pour la
CGT
les élus STC ont porté à la tête du Conseil des Prud'Hommes de BASTIA Marie Anto SANTONI
Proclamé le 1er mai 1984, le STC
est né de la volonté de la direction politique du mouvement nationaliste d’occuper tous les terrains de lutte, politique, culturel, économique, social. La finalité est d’y construire des
organisations adaptées, les « contre-pouvoirs », destinées à permettre au peuple corse de disposer de lui-même, de (re) conquérir sa souveraineté pleine et entière, d’exercer son droit à
l’autodétermination.
LA STRATEGIE DES CONTRE-POUVOIRS
Dans cette stratégie, le droit à l’autodétermination n’est pas la revendication d’un simple scrutin au cours duquel le peuple corse pourrait choisir ou non de « rester
français », en optant ou non pour l’indépendance. En effet, de multiples liens de dépendance font de ce peuple un peuple dominé, un peuple colonisé, donc un peuple aliéné, incapable à ce stade de
choisir librement. Le droit à l’autodétermination est un droit qui se conquiert plus qu’il ne se proclame, un droit qui se construit tout au long d’un processus par lequel, et dans lequel,
les nationalistes se donnent pour tâche d’aider le peuple à construire les outils qui lui permettront de déterminer librement sa destinée, en particulier institutionnelle, et non de choisir à sa
place l'autonomie, l'indépendance ou autre.
Le STC s’est développé comme une organisation de masse, jusqu’à devenir le premier syndicat de Corse. Pourquoi ? Parce que le STC se construit comme un vrai syndicat,
comme une organisation au service des salariés et du peuple corse.
Pour batir une nation il faut partir des problèmes des individus qui composent cette nation et travailler, ensemble pour comprendre pourquoi ces problèmes existent, et essayer de prendre les
leviers institutionels pour remedier à ces problèmes.
À l’occasion des journées internationales de Corti, est né un « Collectif International de Défense » regroupant des avocats issus de peuples sans état
sous tutelle française, afin de faire face de façon solidaire aux agressions judiciaires dont sont l’objet les militants politiques et syndicaux.
COLLECTIF INTERNATIONAL DE DEFENSE
DECLARATION
Considérant la mise en place d’une législation d’exception en matière de manifestations et de procédure
pénale ;
Considérant que les effets pervers de la mondialisation capitaliste ont entraîné et entraîneront encore des grèves, des mouvements sociaux et plus généralement des
revendications des peuples ;
Considérant également que l’uniformisation et la marchandisation des cultures est une atteinte à la liberté des peuples à témoigner d’eux-mêmes et une
expression moderne de la domination étatique par l’expression du droit du plus fort ;
Considérant qu’il en résulte que la réponse de l’Etat français face à la détresse des individus et des peuples est l’instrumentalisation de la justice par la
répression judiciaire ;
Il est décidé de la création d’un Collectif de Défense Internationale composé d’avocats
des pays des nations sans Etats, qui a l’ambition de s’élargir à tous les défenseurs épris de justice et d’égalité sociale.
Le Collectif de Défense Internationale se donne pour mission d’assister et de défendre les militants syndicalistes et les ressortissants des peuples en
lutte.