Vendredi 16 novembre 2007
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Par eve.api-oc
Le regroupement familial est un problème récurant dans l’état français. Instauré par Giscard en conformité avec la législation européenne, il subira plusieurs modifications de ses modalités d’application ; elle seront chaque fois durci.
Dernièrement le député du Vaucluse Thierry Mariani ( qui est sur le terrain en concurrence avec des candidats front National menés par Jacques Bompard) à fait une
proposition de loi qui dérange. Ce projet de loi, basé sur des tests ADN pour montrer la filiation, vise à en limiter les abus au prix d’un fichage de mauvais alois. Elle choisi d’utiliser une
méthode biologique (et génétique) pour accompagner une politique,
Les tests A.D.N ne sont pas discriminatoire vient d’affirmer le conseil constitutionnel puisqu’ils seront volontaires et que » la filiation de l’enfant étranger est lié à la loi
personnelle de la mère». Cela veut dire que, la preuve de la filiation se fait selon les lois utilisées dans le pays maternel. S’il ne reconnaît pas la preuve par l’ADN, celle-ci ne devrait
pas être utilisée.
Comment cette loi ne pousserait elle pas une mère reclamer une recherche ADN pour donner plus de chance à sa demande ?
Ces enfants, classés, fichés, contrôlés, dans un système français assimilateur deviendront peut être demain des petits Français. Ils seront des petits français ayant
un fichier ADN….alors qu’ils n’auront rien fait de mal…;
Rappelons que les criminels condamnés par la justice se voient obligé à un classement ADN et que les militants politiques arrêtés se battent pour ne pas être fiché de cette façon. (voir
les militants politiques basques et les Corses) Le principe même de fichier ADN est discriminatoire
L’esprit d’égalité de notre pays voudrait
soit :que tous les citoyens Français ait un fichier ADN
Soit : qu’aucun ne soit soumis à cette obligation.
Nous allons vers une classification des citoyens français
Le conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution l’article 63 autorisant la «conduite d’études» sur la mesure de la diversité des origines faisant
«apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques» des personnes
L’article 1er de la Constitution stipule que «la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale», et qu’elle «assure l’égalité devant la loi de
tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion».
Est-ce que cela veut dire que toute enquête comprenant des données sur l’origine raciale ou ethnique des personnes devienne impossible ?
J’observe donc que, si le sens de cette remarque signifie qu’aucune statistique ne doit faire référence à l’origine ethnique ou à la race, cela signifie que la loi informatique et libertés,
qui dit que les données révélant l’origine ethnique et raciale ne doivent pas être collectées – sauf huit cas d’exception, dont les enquêtes répondant à un intérêt public –, est
anticonstitutionnelle…Claude Simon, sociodemographe à l’Institut national d’études démographiques (Ined)
Aurons nous la possibilité d’avoir des statistiques sur les minorités nationales (basque bretonne occitane alsacienne catalane, flamande corse ? et les peuples d’outre mer ?
Aurons nous la possibilité d’avoir des statistiques sur les migrations ?
Rien n’est moins sur ? La France « une et indivisible » va-t-elle nous interdire de nous documenter sur nous même ?
EVE