Mensonges et manipulations de l’histoire officiellede Georges
LABOUYSSE
Les manuels scolaires d’Histoire, qui suivent scrupuleusement les instructions officielles élaborées par Paris, reproduisent depuis 130 ans,
de génération en génération, une histoire mythique imaginée au 19e siècle pour servir l’idéologie de la bourgeoisie républicaine dans son entreprise de conquêtes
coloniales.
Une « Histoire de France » qui inventera des ancêtres communs, Gaulois blonds aux yeux bleus, pour tous les élèves de Dunkerque à Tamanrasset… Une
Histoire qui exaltera les « vertus » de la force des armes au détriment du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »… Une Histoire qui ignorera superbement ou
dénigrera les hommes et les femmes des territoires conquis : occitans et catalans, basques et bretons, corses et canaques, alsaciens et savoisiens berbères et martiniquais…
Bref une Histoire falsifiée qui forgera et entretiendra jusqu’à nos jours un nationalisme français dangereux teinté d’un chauvinisme humanitaro-cocardier et d’un
conservatisme anti-sémite, à travers le culte de héros intouchables d’une France « une et indivisible ».
C’est ce que montre la première partie de ce livre. Dans la seconde partie, sont rassemblés des textes et des documents qui peuvent expliquer comment l’on a
conditionné les peuples de France et pourquoi le nationalisme français, le jacobinisme centraliste, le bonapartisme politique ont la vie dure aujourd’hui encore et détruisent à petit feu la
diversité de nos langues et de nos cultures.
en souscription: 14 € à commander à:IDECO – BP 6 – 81700 PUYLAURENS
Pour Corsica Libera, les journées internationales de Corte sont l'occasion de
se présenter de façon structuré. Ce nouveau mouvement est né en février 2009 de la fusion de quatre formations indépendantistes, Corsica Nazione-Independenza, Rinnovu, ANC-PSI et Strada Nazione,
qui se sont mis en sommeil pour se structurer autour de Corsica Libera.
Les DOM-TOM etaient à l’honneur avec les. Guadeloupéens du LKP et du
syndicat UGTG http://ugtg.org/ (rappelons que la Guadeloupe a connu une grève générale de 4 semaines) et avec les Kanaks de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités) ; ils se
retrouvaient au coté syndicat du Pays basque sud le LAB ,de l'USB de Bretagne, et du Syndicats des Travailleurs Corses
Le thème des grèves a permis de faire le point sur la situation économique et sociale dans ces Territoires " sous domination française" et, de dresser un bilan des
luttes qui y sont menées d’en voir les conséquences, d’analyser leurs importances par rapport à la revendication politique globale d'émancipation de ces colonies
Corsica Libera se fédère autour d’un énorme projeté élaboré pour répondre au projet de PADDUC,
Plan d’amenagement et de développement durable de la Corse, emmenant de la majorité qui en juin dernier a été retiré de l’ordre du jour de l’assemblée de
Corse, le president UMP de l‘executif corse, Ange Santini, craignait de le voir rejeter; Cette réponse très structurée s’est élaborée et est devenue un véritable statut de développement de
l’île ; baptisé corsica 21 , il doit encore être amandé
Petr’Anto Tomasi pour l’exécutif de Corsica Libera
« Les journées de Corté mettent Corsica
Libera en ordre de marche avec comme stratégie un projet alternatif : Corsica 21, …..
Il ne faut pas dissocier le travail politique du travail social. C’est un ensemble longuement élaboré dans corsica 21, notre statu de développement…le mouvement
social veut aller plus loin ; notre projet de société est opposé à la société ultra libérale qui détruit notre identité »
Paul Felix Benedeti
« Nous voulons un développement non
spéculatif basé sur un tourisme maîtrisé au profit des Corses, sans se tourner vers le résidentiel qui a mené à des faillites dans des pays comme l’Espagne et qui a posé de gros problèmes aux
Baléares et aux Canaries, dont on sait qu’il généré une économie instantanée mais à moyen terme génère des faillites et l’anéantissement d’une économie. Pour nous le précèdent qu’on pose est
celui d’une citoyenneté territoriale qui sera seul à protéger la Corse contre tous les appétits spéculatifs.
Vu qu’il y a un hold-up démocratique qui donnera une prime de 100% qui arriveront en tête son adoption ne sera pas démocratique.
Les grands groupes sont toujours, actifs ou dormants, ils ont un appui, lorsqu’on a un Paduc qui prévoit de donner à la construction ou à l’urbanisation plus de
mille hectares, connaissant le prix des terrains à bâtir au bord de la méditerranéen en Europe, on discute de milliards d’euros en potentiels cela veut dire spéculation. On part de terrains en
friche qui ont une valeur cadastrale nule et une hypothèque fiscale de 0,1 euros au m2 , on va arriver entre 100 et 1000 euros au m2 pour les plus beaux. Il n’y aura aucun trafic au monde,
pas même la trafic d’héroïne qui puisse faire un tel profit. Donc il est parfaitement compréhensible qu’il y ait des grands groupes financiers et des appétits maffieux qui sont aujourd’hui au
chevet de la Corse »
Lors du débat sur la situation politique de l'île
Le conseiller général du canton de Petreto, Paul-Joseph Caïtucoli, le conseiller régional Corse active, Jean-Claude Guazzelli, le président de la
Chambre d'agriculture de Corse-du-Sud, Jean-Dominique Musso, le député européen Europe écologie, membre du PNC, François Alfonsi, le dissident UMP, Guillaume Tollinchi, ainsi
que le militant d'I Verdi corsi, Norbert Laredo, avaient en effet répondu favorablement à l'invitation de Corsica Libera et ont apporté leur contribution sur les questions du foncier, de
la fiscalité, ou encore de la citoyenneté corse. Abordées dans corsica 21 ; Chacun a apporté des nuances mais tous ont montré une certaine unanimité confiante vis-à-vis de ce texte
Corsica 21 propose un développement durable et solidaire fondé sur l’environnement et l’identité. Le pivot de ce texte est la «citoyenneté corse». Les
nouveaux venu dans l'île ne pourraient ni participer à des élections acheter un bien immobilier avant d'avoir résidé dix ans en continu en Corse
Selon Paul-Felix Benedetti, un des membres dirigeants du pôle indépendantiste Corsica Libera, la Corse doit faire face à l'arrivée de 5.000 personnes
supplémentaires, venues du continent ou de pays étrangers. «En 2040, les Corses ne seront plus que 100.000 sur 450.000 habitants, c'est une véritable colonisation de peuplement contre
laquelle nous devons nous battre», ainsi
Jean-Guy Talamoni precise :"Parmi toutes les dimensions importantes, sociales, économiques, foncières, agricoles, culturelles ou encore
linguistiques, entre autres, la question de la citoyenneté est la solution au coeur de nos problèmes,. Ceux qui ne peuvent pas se prévaloir de 10 ans de résidence permanente n'ont aucun
droit à se prononcer sur l'avenir de notre peuple. "
Idée que développera François Alfonsi du PNC qui ne fait pas parti du pôle
independantiste mais avait accepté de venir débattre à Corte
« Un scrutin territorial en
Corse n’est pas un scrutin local, c’est un scrutin national. Quand on est dans un scrutin national c’est le peuple d’origine ou d’adoption qui vote….Une identité fonctionne avec plusieurs
représentativités, langue, culture, histoire, la terre est fondamentale ; Quand les autres représentativités sont affaiblies, la terre prend une plus grande importance. Alors la terre n’est
pas seulement une maîtrise du foncier mais une maîtrise de l’identité »
Au point de vue institutionnel, le mouvement envisage de sortir la Corse de son carcans de département Français pour en faire une véritable région d’Europe, libre
de défendre son destin, sa culture, son économie en bref de maîtriser son avenir
Avant de terminer les Journées la parole est laissée aux militants de la Commission anti-répression (CAR), Jean-Marie Poli et Jean-Philippe Antolini donnent
leur meeting sous un chapiteau bondé Ils rappellent leur solidarité à Ivan Colonna et à tous les prisonniers politiques, après avoir vilipendé la répression policière, ils lancent un « appel
solennel à la résistance civique des Corses. »
En marge des journées de Corte, les nationalistes clandestins ont annoncé leur réunification. il n’y aura plus de FLNC-union des combattants, de FLNC du 22 octobre,
de FLNC-1976 de FLNC canal historique. L’annonce de ce regroupement des mouvements clandestins sous le sigle FLNC a été applaudi a la fin des journées de Corte.
L’Iran,connu pour ses Ayatollahs
et que les dernières élections ont remis sur la scène internationale, est un grand pays, situé à un carrefour particulier qui le met en contact avec les pays arabes (Irak, Koweït, Arabie
Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis), les peuples turcs (Turquie, Turkménistan, Azerbaïdjan), le Pakistan. L’empire perse aux frontières changeantes à englobé jadis bien des peuples et l’Iran
garde aujourd’hui dans ses frontières des populations différentes.
Ouvert sur la caspienne et le golfe persique la position du pays le désigne à la fois comme un lien et un carrefour
En 2005, l’Iran comprenait 71 000 000 d’habitants (recensement de 2006) dont 65% en zone urbaine ; La population est répartie de façon inégale sur le
territoire.
Le Farsi ou Persan est parlé par 70% de la population bien que seulement 50% des Iraniens soient des persans. Ce qui veut dire que dans les minorités nationales on
trouve de plus en plus de personnes bilingues.
Le Farsi est une langue Indo- européenne du groupe indo-iranien comme le Pashtoun, le Kurde, le baloutche, également présent en Iran.
1/3 des Iraniens parlent une langue Turque (Azéri, Turkmène, Karakalpak, Khaladj)
LA POPULATION
La croissance de la population a été considérable dans les années 1985, elle atteignait 3,5% ; actuellement elle est considérablement réduite puisque son
accroissement serait de 1,24% ce qui est semblable à celui de l’état français. La population de l’Iran est donc jeune : 50% des Iraniens ont moins de 25 ans. C’est l’une des plus jeune
population du monde.
carte ethno-religieuse de l'iran
Les Persans
Ils représentent la moitie de la population, on en trouve dans toutes les provinces ; mais ils sont prioritairement regroupés sur le plateau central du Pays.
Ils parlent le Farsi, langue officielle de la république Islamique d’Iran, la seule enseignée dans les écoles primaires.
Les Persans sont Musulmans Chiites Duodécimains
Les travaux de Bernard Houreade après le recensement de 1986 ont permis d’établir une carte de l’emploi du Farsi ; on voit que les minorités nationales
utilisent le persan pour les actes administratifs et la scolarisation ( tous les enfants sont scolarisés en Iran) mais, pour la vie courante et la famille, ils utilisent leur langue
propre.
Les Azéris
C’est la plus importante minorité ; Ils sont établis dans le nord ouest, principalement dans l’Azerbaïdjan de l’est et de l’ouest, l’Ardabil, le Zanjan et le
Qazvin ; En décembre 1945, bénéficiant du soutien de l’Union soviétique, le Gouvernement du peuple d’Azerbaïdjan déclarent l’indépendance des régions de l’Azerbaïdjan iranien. Cette
république fut éphémère.
Les Azéris parlent un dialecte Turc et sont musulmans chiites. Cette caractéristique religieuse, leur parfait bilinguisme, leur permet d’être la minorité la mieux
intégrée, à la fois au niveau du commerce et au niveau de l’administration. Ils ont un poids important au niveau religieux ; Le guide actuel de la république islamique : Kamenei
est un Azéri. , Toutefois, il existe une demande croissante pour plus de droits culturels et linguistiques, y compris l'application de leur droit constitutionnel à l'éducation par l'intermédiaire
de la Turquie. Ils se regroupent dans le Mouvement Démocrate Fédéraliste d’Azerbaïdjan,.
Les Turkmènes
Au nord Est de l’Iran dans les provinces de Golestan et Karassan ils parlent aussi une la langue turque mais sont musulmans sunnites leur mouvement :
l’Organisation pour la Défense des Droits du peuple turkmène
Les Kurdessont dans les provinces occidentales de Kermanchat, du Khorasan, de l’Ilam et de l’Azerbaïdjan de
l’ouest ; Ils ont une langue propre proche du farsi mais seulement 25% de Kurdes sont bilingues ; ils pratique un islam sunnite, adapté à leur conception du monde. Ils sont liés avec
les kurdes des pays voisins (Irak, Syrie, Turquie). Avec plus de 9% de la population, ils sont une des minorités les plus remuantes du pays. Le souvenir de la République de Mahabad de 1945 reste fortement encré dans le souvenir
populaire ils se regroupent dans deux partis :Parti Démocratique du Kurdistanet leParti Komala
Les Baloutches
On les trouve au sud est du pays, (Sistan et Balouchistan, ils parlent le Balouchi, langue indo-Iranienne mais ce sont converti à l’islam sunnite.
Ils revendiquent grâce à deux mouvements important : le Front Uni du Baloutchistan d’Iran, et le Parti du Peuple Baloutche,
Les arabes
Ils représentent 3% de la population et sont situés dans le sud ouest du pays, à la frontiére Irakienne. au Kouzestan C’est cette zone que Sadam Hussein voulait
envahir dans les années 80 pour donner à son pays , un débouché sur la mer, on les trouve aussi plus au sud dans la province d’Hormazgan ; Ils sont farouchement arabes et Chiites et
fortement persécutés. Ils ont un mouvement : le Parti de la Solidarité Démocratique d’Ahwaz
Autres groupes ethniques,qui eux parlent tous le farsi
Des groupes noirs dispersés au sud du pays le long de la côte, sont les descendants des anciens esclaves importés autrefois de Zanzibar
Les minorités indiennes, descendants des commerçants indiens installés autrefois ici ;
Et les Hazaras, peuple mystérieux, dont les yeux bridés dénotent une possible origine asiatique…
Tous ces peuples sont très turbulents et à certaines périodes, les actions, parfois très violentes, sont plus actives.En 2006, Ils ont même essayer de fédérer leurs
luttes en créant le « Congrès des Nationalités Iraniennes pour un Iran fédéral »
LE SENTIMENT NATIONAL
Le sentiment d’être Iranien existe, un peut comme existe ici le sentiment d’être français. Le fait d’avoir voulu mettre le pays au banc des nations, a soudé la
communauté nationale.
L’Iran National doit intégrer une double dualité : Le centre du pays est persanophone alors que la périphérie, si elle parle le plus en plus le Farsi, reste
farouchement bilingue et attachée à ses valeurs culturelles originales. Économiquement, le développement se fait à la périphérie et non au centre, là où les ressources et les réserves du sous-sol
appellent la main d’œuvre.
Les divers peuples de l’Iran sont habitués à cohabiter ; 60% de la population globale vit dans les villes, grands centres urbains, où la population bigarrée a
appris le « vivre ensemble »
Pendant la deuxième guerre, profitant des troubles, les armes à la main, deux republiques s’étaient constituées : le république soviétique
d’Azerbaïdjan et la république kurde de Mâhâbâd
Sous le règne de Rizah Palevi, Chah d’Iran de 1941 à 1979, les langues des minorités furent interdites, la plus part des noms de langues Turc, Kurde,
Baloutche ont étés persanisés
Actuellement, il est toujours interdit de parler d’autonomie et de différence ethnique mais depuis l’avènement de la révolution islamique les choses ont
évoluées
L’article 15 de la constitution spécifie/
1)La langue et l'écriture officielles communes à tout le peuple iranien sont le persan et l'écriture
persane. Les documents, les correspondances et les textes officiels, ainsi que les livres scolaires doivent être rédigés dans cette langue et avec cette écriture.
2)Toutefois, l'usage de langues locales ou de celles des tribus dans la presse et les moyens de
communication de masse, ainsi que pour l'enseignement de la littérature de ces langues dans les écoles est autorisé à côté du persan
Les langues des minorités sont reconnues et peuvent être enseignées dans les écoles du pays à côté du Farsi.
En fait, face aux diverses agitations, l’état a cédé sur les revendications culturelles, mais les peuples d’Iran demande plus encore.
L’ADMINISTRATION DE L’IRAN
La très grande majorité des Iraniens sont des musulmans répartis entre 80 % de chiites et 10 % de sunnites. L'Iran abrite plusieurs minorités religieuses non
musulmanes, dont quelques petites communautés de chrétiens (300 000) et de juifs (20 000), puis des minorités bahaïes (300 000) et zoroastriennes (30 000). Ces minorités religieuses sont
représentées par des députés au Parlement national (entre un à trois, selon la communauté).
Ce qui lie les Iraniens, c’est davantage la religion chiite (80 % de la population) que la langue officielle, le farsi, parlée comme langue maternelle par
uniquement la moitié de la population. Le problème, c’est que certaines minorités importantes sont sunnites (et non chiites) comme les Kurdes, les Baloutches les Turkmènes (Dans le monde,
les musulmans sont de rite sunnite dans une proportion de 80 %),
L’Iran a subit, à la fin du XIX°siècle, le choc de pays impérialistes développés ; ses richesses agricoles, ses réserves énergétiques exerçaient des
convoitises. Le clergé chiite joua un rôle très important dans le cheminement vers l’indépendance et dans la modernisation du pays, en raison de son implantation économique, de son importance
sociale. Il participa aux discutions idéologiques, le clergé lui-même étant traversé par des courants d’idées libérales et conservatrices.
La lutte pour l’indépendance nationale conduit au renversement du Chah : Muhammad Rizah Pahlavi, en 1979. Ce dictateur pro-occidental fut mis à bas grâce à une
coalition d’éléments du clergé chiite le plus conservateur, de forces progressistes comme les moudjahiddins du peuple ou le parti communiste iranien (Tudeh)
L’Iran est devenu une république islamique
Depuis l’installation de cette république islamique, l’Iran est le seul pays officiellement Chiite et un des rare dans le monde à être une théocratie, le pouvoir
temporel est concidéré comme venant de dieu et est administré par un clérgé
Ce système est basé sur le concept de velayat-e faqih, (gouvernement des doctes) théorisé dans les années 1960 par l’ayatollah Rouhollah Khomeyni, premier «Guide de
la Révolution». (Qui a longtemps été hébergé et protégé par la France) les docteurs de la foi sont censés être des gardiens, des arbitres suprêmes en cas de dissension en matière morale ou
politique et cela en vertu de leur capacité d’analyser les textes divins.
. Le chef de l'État est le «Guide de la révolution», choisi parmi le haut clergé chiite. Il supervise les politiques du gouvernement qui est dirigé par le président
de la République
Un processus électoral permet l’élection au suffrage universel, par tous les citoyens ayant plus de 15ans, du président de la république pour 4
ans, des députés des membres de l’assemblée des experts.
Ce système électoral s’inspire des démocraties, toutefois, le pluralisme politique n’existe pas, les candidats doivent appartenir aux diverses
« groupes » islamistes et être cautionnés par le pouvoir en place.. Le système politique de la République islamique est basé sur la Constitution de 1979 appelée, «Loi
Fondamentale»
CHRONOLOGIE ET REPERES HISTORIQUES
Après la première guerre mondiale, l’Iran a un rôle stratégique important ; les puissances occidentales et la Russie rivalisent pour l‘attirer chacune dans
leur camp. Les Etat Unis, aident des éléments Iraniens qui leurs sont favorables, à renverse le régime et à installer sur le trône Reza Pahlévi. Grande Bretagne et Etats-Unis
se concurrencent et donne à l’Iran la possibilité en 1953 de remettre la main sur ses réserves de pétrole ; Ce long combat contre la privatisation et le blocus des grandes puissances a fait
de l’Iran un exemple pour les luttes anticoloniales du Moyen Orient.
Dès ce moment là, le pays sera placé sous le parapluie américain militaire et économique. Très vite, pour lutter contre les opposants, le gouvernement officiel
devient une véritable dictature. Les américains craignent l’impopularité croissante du régime. Ils désirent stabiliser ce grand pays, pour cela, ils vont accompagner le changement en se servant
du levier religieux, pour établir une cohésion, sans imaginer à l’époque tout ce que cela allait impliquer par la suite. (Rappelons qu’à la même période, les Etats Unis se sont aussi appuyer sur
l’arme religieuse pour lutter contre l’armée rouge qui venait d’entrer en Afghanistan. On connaît aujourd’hui les conséquences de ce choix)
En 1979 destitution du chah - L’Ayatollah Khomeiny devient guide suprême - La loi fondamentale est adoptée.
En 1980 l’Irak attaque l’Iran pour s’emparer des ressources pétrolières au sud ouest de l’Iran. Et avoir un débouché sur la mer. L’Iran lui rêve de renverser Sadam
Hussein et d’installer en Irak un régime frère basé sur l’islam Chiite. La guerre durera 8 ans
Abolhassan Bani Sadr - président du 4 février 1980 au 21 juin 1981, date de sa destitution.
Mohammad Ali Rajai - président du 2 août 1981 (après la destitution de Bani Sadr) au 30 août 1981, date de son assassinat.
Ali Khamenei - président du 13 octobre 1981 au 17 août 1989 (réélu en 1985)
Hachemi Rafsandjani - président du 17 août 1989 au 3 août 1997. (réelu en 1993)
Mohammad Khatami - président du 4 août 1997 au 3 août 2005. (réelu en 2001)
Mahmoud Ahmadinejad - président depuis le 3 août 2005. Réélu en juin 2009.
Le 3 juin 1989 à la mort de Khomeiny, Le président est Hachemi Rasfanjan - Ali Khamenei est
alors choisi comme guide suprême par « ’assemblée des experts »
L’iran. ne s’engagera par lors de la guerre Etats-Unis-Irak, se contentant de condamner les Etats-Unis et d’autoriser les irakiens à se réfugier sur son
territoire.
En 1993, le président Hachemi Rafsandjani fut réélu avec une faible majorité.
En 1997, un religieux modéré, Mohammad Khatami, succéda à Rafsandjani. Il cherche à la demande du parlement, à libéraliser le régime face au clergé très
conservateur. Le réformateur Mohammad Khatami avait attiré vers lui le vote de la plupart des minorités ethniques, des élites et des étudiants persans.
Au lendemain de son élection, une grande quantité de journaux ont été publiés dans les langues minoritaires, surtout dans les provinces non persanophones. À
Téhéran fut même fondée la «Maison des ethnies» qui devint un lieu de rencontre pour les intellectuels et les activistes des minorités ethniques. Une partie des leaders appartenant aux minorités
ethniques profita de ces années pour se relancer les mouvements identitaires. Ce fut une sorte de renouveau culturel! Des dictionnaires et des grammaires furent publiés afin de rehausser le
statut des langues ethniques, des associations furent créées pour les enseigner aux enfants et aux jeunes, des recherches furent menées sur l’histoire locale, la littérature populaire ou le
folklore.
1999 à Téhéran de fortes manifestations durèrent plus d'une semaine.
Juin 2001 Khatami est réélu, mais les conservateurs déstabilisèrent le gouvernement en bannissant les journaux libéraux et en disqualifiant les candidats aux
élections parlementaires.
En 2005, un nouveau président est élu, C’est le maire de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad, un personnage ultraconservateur et provocateur,
En 2009 Mahmoud Ahmadinejad est réélu et son élection déclanche une série d’émeutes et de contestations
L’IRAN AUJOURDHUI – LES DERNIERES ELECTIONS
La campagne électorale a fait une large place
1- à l’économie.
Le chaumage est actuellement de 20% ; l’Iran à été pénalisé à la suite du départ forcé des compagnies étrangères a cause de la nationalisation,en
1979,mais aussià cause de l’embargo américain de 1995
La majorité des ressources venaient des revenus du pétrole. Faute d’investissements et de modernisation le pays a vu sa production pétrolière diminuer alors que sa
consommation intérieure augmentait. Les exportations se sont donc considérablement réduites.
Le commerce international est contrôlé par les religieux ; ce sont eux qui donnent l’autorisation de commercer.
2- à la liberalisation des meurs
Pourtant la république Islamique a apporté certains progrès et fait évoluer la société :
Malgré l’obligation de porter le voile en public et l’affirmation du statut d’infériorité pour la femme, l’Iran est le pays islamique où le statut de la femme a le
plus évoluée : les femmes voilées sortent seules, fondent des associations, votent manifestent travaillent, étudient…60% des étudiants en première année de facultés sont des
femmes. Depuis 1979, tous les enfants sont scolarisés ; l’instruction à entraîne une maîtrise de la natalité et un retard dans l’age du mariage des filles : on est passé de 13 ans dans
les années 1980 à une moyenne de 24 ans de nos jours.
C’est une lutte difficile à la campagne et dans les petites villes et un cadre encore trop strict encadre cet espace de liberté, mais les femmes iraniennes
avancent.,
Parallèlement à l’instruction monte chez les jeunes un désir d’échange, de contact de voyage
Toutes ces revendications ont été portées par les candidats libéraux en général (ils étaient trois) et Mr Moussavi en particulier
Mir Hossein Moussavi
De 1981 à 1989
Mr Moussavi était premier ministre du président de l’époque Ali Khamei (le poste de premier ministre a depuis été supprimé) les deux hommes ne s’entendaient pas. De l’avis général il a
bien géré le pays pendant cette période de guerre avec l’irak. mais ses pouvoirs étaient peu étendu et ses conflits avec l’ayatollah Khamenei le firent écarté de la scène politique.
Il a repris un temps son activité d’enseignant à l’université de Téhéran ; actuellement, il est peintre et architecte ; il est aussi président de
l’académie des arts
Aujourd’hui âgé de 67 ans, reste et restera un pur produit de la Révolution islamique, qu'il a toujours soutenue et à laquelle il a participé
activement.
Mir hossein Moussavi - photo LCI
Dans les années 80. Il a par exemple défendu la prise d'otages à l'ambassade américaine, validé les exécutions d'opposants ou encore appuyé la fatwa contre
Salman Rushdie après la publication des Versets sataniques. Aujourd'hui, il reste encore fidèle aux principes de la Révolution. Pas question ainsi, comme la plupart des
Iraniens, de reconnaître l'existence d'Israël. Pas question non plus d'abandonner le programme nucléaire.
Selon ses amis depuis les années 90 il aurait assoupli ses positions et se situerait dans les modérés du régime
Pendant la campagne il a pris le contre-pied exact de Mahmoud Ahmadinejad sur la plupart des sujets primordiaux.
Au pouvoir, en respectant ses promesses de campagne, il aurait pu insuffler sans conteste un vent nouveau sur la jeune société iranienne, notamment en matière de libéralisation des moeurs et de
droit des femmes
Il se veut beaucoup plus modéré et pragmatique en politique étrangère. Il critique ainsi les diatribes antisémites de son adversaire et condamne
l'Holocauste
Pour le nucléaire, il se dit prêt à accepter des garanties pour éviter une dérive militaire.
Fraude ou pas fraude ?
Aucune fraude caractériséea dit le régime
Pourtant, une récente étude de Berman et Rintoul basée sur les résultas officiels transmis parle ministère de l’intérieur d’Iran, ne peut que nous
interroger.
Les votes ont dépassés 100% des inscrits dans au moins deux provinces : Mazandaran et Yazd Et même atteint 130%
Les variations régionales, au niveau de la participation, ont disparues et il n’y a pas de corrélation entre cette augmentation et le succès d’Ahmarinedjad
L’augmentation de votants n‘explique pas un tel succès pour Ahmarinedjad.
Si l’on compare avec les élections présidentielles de 2005, dans trois provinces, les résultats d’Ahmarinedjad montrent qu’il aurait rassemblé les votes de la
totalité des conservateurs, la totalité des centristes, de tous les nouveaux votants mais encore aurait capté 44% des voix des réformistes
En 1997, 2001, 2005, les candidat conservateurs en général et Ahmarinedjad en particulier, étaient très impopulaire dans les zones rurales.
Ahmaninejad aurait augmenté ses voix d’environ 13 millions soit 113% de plus qu’en 2005
Comment expliquer l’effondrement de Karrubi, l’un des candidats réformateur très populaire dans les régions périphériques ; dans sa propre province du
Lorestan il passe de 55,5% des votants en 2005 à 4,9% en 2009 alors qu’Ahmarinedjad y progresse de 50,9% et rassemble sur son nom 47,5% des votes centristes.
Une grande partie des iraniens n’ont pas cru à la véracité des résultats déclanchant les protestations que l’on a vues et la répression que l’on sait.
LA DEMOCRATIE A-T-ELLE PERDUE ?
On sait qu’aucun des candidats ne remettait en cause la République islamique
On sait enfin que le « réformateur » Khatami, en son temps (1997-2005), avait énormément déçu les mêmes qui se sont mobilisés cette fois-ci pour Moussavi.
Un des spécialistes de l’Iran, Frédéric Tellier ne pense pas que le camp réformateur iranien pourrait progressivement amener ce pays vers la démocratie
libérale, par une sorte d’évolution interne maîtrisée. Tellier soutient que la vraie nature de la République islamique est d’être un régime totalitaire. Pour exister, Elle doit supprimer
ou contrôler tous les espaces de libertés individuelles ou collectives
La rivalité entre réformateurs et conservateurs à l’intérieur du pouvoir, ne touchera pas à cet axiome de base.La
seule solution réside dans un face à face entre individus brimés réunis et l’ensemble du régime totalitaire. Si cette thèse est exacte, l’avènement de la démocratie ne sera possible que par la
chute du régime ; elle ne peut pas venir ni d’une réorientation intérieure du pouvoir ni d’une intervention étrangère
Cette rupture, pour advenir, peut passer par des revendications qui n’attaquent pas de front le régime lui-même. C’est le cas des slogans des pro-Moussavi, qui
réclament seulement que leur vote leur soit rendu. Par les proclamation « Dieu est grand » sur le toits des maison à la nuit tombée, afin de maintenir un lien….. Mais il ne faut pas
s’y tromper : derrière cette revendication, c’est un envie de la liberté qui s’oppose au poids de l’intégrisme
Aujourd’hui, le pouvoir semble avoir réussi à mater la révolte, ce qui s’est traduit par un renforcement des tenants les plus durs du régime. Mais ces journées resteront dans les mémoires iraniennes et elles nourriront les rêves d’avenir à la fois chez les Persans et chez tous les peuples
minoritaires.
Pour en savoir plus
Fredéric Tellier : « l’Heure de l’Iran » (Ellipses)
Ramine Kamrane, et fredericTellier « Iran : les coulisses d’un totalitarisme »
Daniel Bermanet Thomas Rintoul : première analyse du vote aux élections présidentielle de 2009 en Iran
Ali Rastbeen -L’Iran et les enjeux géostratégiques du XXI° siècle (Hérodote)
L’immigration africaine n’est pas identique dans tous les pays du continent africain Elle touche le Maghreb et l’Afrique subsaharienne.
Pourquoi cette immigration ?
Les chiffres suivants parlent d’eux-mêmes (source : banque mondiale):
Europe
Afrique
Espérance de vie
80 ans
47 ans
Croissance des populations
0,6
2,3
Taux scolarisation primaire
98,9
65,7
Utilisateur d’Internet pour 1000 h.
439
29
Les niveaux de vie et de développement entre les pays industrialisés et les pays les moins avancés s’écartent de plus en plus, La mondialisation, avec ses libres
échanges et la liberté de circulation des marchandises, handicape l’Afrique ; l’Organisation Mondiale du Commerce la condamne.
Les hommes politiques européens savent que seul le développement économique des pays du sud de la Méditerranée réduira le flux migratoire vers l'Europe. Réduire la
pauvreté en Afrique est le moyen le plus efficace pour lutter contre l'immigration clandestine. Forts de cette vérité, en 2000, les pays de l’OCDE s'étaient engagés à consacrer 0,7% de leur
revenu national brut à l'aide publique au développement (APD).
Qu’en est-il ?
En fait certains pays industrialisés ont choisi d’annuler, suivant les circonstances, une partie de la dette des pays africains en échange d’un règlement au
comptant d’une portion de la dette restante.
La somme annulée entre dans les 0,7% d’investissement de l’APD. En fait la France a touché de l’argent pour apurement des dettes mais a fortement amputé son
aide publique au développement.
En 2003, 12% du budget de l’APD a été consacré aux remises de dettes ; En, 2005, 30% ; Conséquence : aucun versement d’aide aux pays concernés
Seuls les pays du Nord de l’Europe consacrent réellement 0,7% de leur PNB à l’aide au développement. (le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède
Si l'on mesure l'aide publique au développement en chiffres absolus, le premier pays donateur en 2007 était les États-Unis avec 21,7 milliards de dollars, devant l'Allemagne (12,3), la France (9,9), le Royaume-Uni (9,9) et le Japon (7,7)
Cependant, si l'on calcule l'aide publique
au développement en pourcentage du Produit national Brut de chaque Etat, comme cela doit être fait, la situation est fort différente, et l'aide des États-Unis (0,16%) se
révèle être la plus faible de tous les pays membres de l'OCDE, loin
derrière la moyenne des autres pays (0,45%)
Il est difficile d'évaluer exactement l'effet de l'aide publique au développement. Certains spécialistes remettent en cause l'aide publique au développement sous sa
forme actuelle.
L’Afrique n’arrive ni à offrir du travail à tous, ni à nourrir tous ses enfants.
La solution de ce problème d’immigration des africains vers l’Europe ne réside pas uniquement dans la prise de mesures ou l’élaboration de textes juridiques pour
juguler le mouvement migratoire. Depuis plus de dix ans, tous les conseils et toutes les commissions tenus, de part et d’autre de la Méditerranée ou ailleurs pour stopper l’afflux vers l’Europe,
tous les textes juridiques qui ont vu le jour, dans le but de freiner l’immigration clandestine, n’ont pas été efficaces.
rassemble les Etats membres autour de 5 engagements forts :
1. Organiser l’immigration légale en tenant compte des priorités, des besoins et des capacités d’accueil déterminés par chaque Etat membre et favoriser
l’intégration
2. Lutter contre l’immigration irrégulière, notamment en assurant le retour dans leur pays d’origine ou vers un pays de transit, des étrangers en situation
irrégulière ;
3. Renforcer l’efficacité des contrôles aux frontières ;
4. Bâtir une Europe de l’asile ;
5. Créer un partenariat global avec les pays d’origine et de transit favorisant les synergies entre les migrations et le développement.
Des mesures nationales et européennes mettront en oeuvre l’ensemble de ces engagements autrement dit l’Europe est prête à financer les pays d’origine ou de transit
pour qu’ils gardent chez eux les immigrants, ou qu’ils les renvoient dans leur pays d’origine.
.
L’immigration subsaharienne en Europe
Le seul enseignement que l’on doit tirer de cette situation et la seule conclusion qui s’impose à tous, est la nécessité de prendre en considération les problèmes
des uns et des autres et d’essayer de trouver la meilleure solution pour résoudre le problème de l’emploi des jeunes africains, sans pour autant, laisser grand ouvert l’accès au continent
européen.
Mais il faut que les pays industrialisés jouent vraiment le jeu, de concert avec les africains
L’émigration légale est de plus en plus encadré dans toute l’Europe ; limitant l’entrée officielle de ressortissants africains ; mais l’immigration
illégale s’est considérablement développée et organisé. Les routes en sont parfaitement connues.
D’après le dernier rapport du Fonds des nations Unis pour la population (FNUAP) du mois de décembre 2002, le continent africain qui abrite au début du 21e siècle,
832 millions d’habitants, passera à 2 milliards en 2050.
Population sans cesse croissante, chaumage de plus en plus grave, touchant des hommes jeunes, fragilisant des familles entières, déstabilisation économique due à la
mondialisation, (échec du sommet de Doha),
Il semble que l’émigration subsaharienne vers l’Europe ait considérablement augmenté. Sa
dramatique médiatisation, son caractère inéluctable et obstiné fausse la réalité des choses. Doit on croire les prospectives du HCR qui estime que environs 25000 personnes candidates à
l’émigration auraient disparues pour la seule année de 2008 ?.
En fait Les immigrés originaire d’Afrique subsaharienne n’étaient que 570 000 en 2004 ils représentent actuellement 12% des immigres de l’état français
et ils formeraient 4% des immigrés installés dans l’OCDE. Dans les pays qu’ils semblent privilégier depuis quelques temps : l’Espagne et l’Italie, ils représentent 4 et 8% des immigrés de
ces pays, irréguliers compris
Pour 63% des gens qui quitte l’Afrique le continent européen est la principale destination, 31% d’entre eux choisissent l’Amérique du nord dont 24% les états
unis
En Europe, 24% vont en Grande Bretagne, 15% en France (nettement en recul) devant l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne
On peut enregistrer un changement des routes d’immigration en Europe. ; Les Sénégalais ne vont plus principalement en France, et les Ghanéens ne choisissent
pas automatiquement la Grange Bretagne comme c’était le cas dans les années 1980. L’immigration subsaharienne est souvent soutenue par une stratégie familiale ou de groupe (ville ou village).
Elle reste une soutien économique important au pays d’origine grâce aux devises qu’ils envoient régulièrement sur leur continent..
Les Africains en quête de travail, ceux qui fuient la misère ou la guerre, ne convergent pas tous vers l'Europe. Loin de là. Tandis que l'Afrique subsaharienne
compte 17 millions de migrants internes au continent, les trente pays riches de l'OCDE en accueillent moins de 4 millions.
En Afrique de l'Ouest, 7,5 millions de personnes vivent dans un pays différent de celui où elles sont nées, soit dix fois plus que le nombre d'Africains de l'Ouest
établis en Europe. Elles y vivent plus difficilement qu'aux portes de l'espace Schengen, plus discrètement aussi, l'immigration se vit, souvent dans la violence, aux frontières internes de
l'Afrique.
En réalité les africains migrent peu en dehors de leur continent. ; neuf réfugiés subsahariens sur 10 restent sur le continent et s’installent dans un pays
voisin du leur. (Lessault et Beauchemin : migrations d’Afrique subsaharienne en
Europe) ; Les causes de déplacements sont principalement la conséquence de conflits ethniques et des catastrophes naturelles.
Le premier but est d’atteindre les rives de la Mer ou de l’océan
De la Mauritanie et du Sénégal vers les iles Canaries, du Maroc vers l’Espagne et la France, de la Tunisie et de la Libye vers l’Italie, des milliers de jeunes
Africains se lancent vers l’aventure. Un grand nombre de candidats à l’immigration séjournent plusieurs mois dans les pays de transit, dans l’attente du départ
On estime à "au moins 100 000" le nombre de migrants subsahariens qui vivent aujourd’hui en Algérie et en Mauritanie, à "un million, voire un million et demi" ceux
qui sont installés en Libye, et à "plusieurs dizaines de milliers" - un chiffre plus limité, mais en "augmentation" constante -, ceux qui se trouvent au Maroc et en Tunisie, a rappelé
Hein de Haas (université
d’Oxford)
La Mauritanie
Selon le coordinateur du Croissant Rouge mauritanien, Ahmedou Ould Haye, «entre novembre 2005 et aujourd’hui, 1 200 à 1
300 personnes ont perdu la vie en mer en essayant d’atteindre les Canaries». Il estime qu’entre 700 et 800 personnes tentent la traversée chaque jour et que 40% des bateaux qui prennent la
mer font naufrage. « Le voyage est pré-financé par des réseaux bien implantés, aussi bien en Mauritanie que dans les pays subsahariens et européens de destination »,
précise-t-il.
« On dénombre une majorité d’hommes, de tous les âges, mais il y a aussi des femmes et des enfants. Ils passent par le désert et nombreux sont ceux
qui y meurent de soif. On retrouve des corps de façon très régulière. Ils meurent sur terre ou sur mer en prenant des risques énormes.Ils viennent chez nous car la Mauritanie est le
maillon faible de la région. C’est un pays aux frontières ouvertes, mal surveillées, peu peuplé et qui n’a pas de gros moyens de contrôle et de supervision » L’autre raison qui
attire les Africains à Nouadhibou serait le prix de la traversée. En effet, selon un responsable mauritanien cité par l’AFP, « la filière saharienne terrestre coûtait au clandestin entre
1 700 et 3 400 euros alors que celle de l’Atlantique, via Nouadhibou, lui revient à 500 euros seulement » ou 1 000 euros selon d’autres sources.
Amnisty international dénonce les effets pervers générés par la politique européenne de l’immigration. L’accord de coopération signé en 2003 entre la Mauritanie et
l’Espagne oblige les autorités locales à réadmettre sur son sol ses citoyens mais aussi tous les ressortissants des pays tiers qui ont tenté la traversée de l’Atlantique à partir de ses
côtes.
Une pression qui donne lieu à des arrestations arbitraires et brutales de personnes en situation irrégulière et régulière sur simple soupçon de planifier une
traversée vers les îles espagnoles des Canaries ; et à des expulsions collectives vers le Sénégal et le Mali, quelle que soit la nationalité et le pays d’origine des migrants. Ainsi, 7 100
personnes ont été expulsées en 2007 selon les chiffres officiels. L’absence de recours juridique ne laisse aucun choix à ces derniers qui ne peuvent contester ces décisions arbitraires.
Amnesty estime aujourd’hui que ces manquements au droit sont dictés par les « pressions » qu’exercent l’Union européenne (UE) et ses Etats membres, et en
particulier l’Espagne, sur ce pays. « Pour obtenir la collaboration de pays africains à la lutte contre l’immigration clandestine », certains d’entre eux, dont la Mauritanie,
ont donc dû se transformer en « gendarmes de l’Europe ».
Le Maghrebest une zone de transit vers l’Europe et reçoit des migrants dont
il n’est pas le destinataire, pris dans un filet les migrants noirs africains sont immobilisés au Maghreb du fait, notamment, de la politique de fermeture des frontières de l’Union
européenne .
Du Ghana, Niger, Nigeria, Zaïre, Cameroun, Sénégal, Burkina-Faso... ils traversent le désert pour aller vers l’Europe, atteindre :
l’Algérie ; on les trouvent principalement dans les willayas du sud, ils
arrivent à travailler localement
le Marocqui règle de façon musclé le problème de l’immigration (voir les
rapport de Médecins sans frontières et les accusations des sahraouis ). Le Maroc a
visiblement la volonté d’aller dans le sens de l’Union Européenne. L’aide de 40 millions d’euros affecter au Maroc par l’Europe afin de soutenir son combat dans la gestion des flux migratoires
explique peut être cette volonté. Les pays du Maghreb ont aussi à s’interroger sur l’immigration de leurs propres citoyens, Malgré une croissance économique annuelle moyenne de 4,9% lors de la
dernière décennie, le nombre de Marocains ayant quitté (légalement ou illégalement) le pays a presque doublé. Il représente actuellement 10% de la population (3,2 millions).
En Algérie ce sont surtout les populations berberes qui quittent le pays en masse pour fuir les persécutions politiques et la misère.
Le Maghreb qui a une immigration ancienne et importante principalement vers la France, bénéficier d’un retour de capitaux très important de la par de ses
immigres ;
Une étude de la
Femiprévèle que les émigrés
originaires des pays de la rive sud de la Méditerranée, établis en Europe, envoient annuellement entre 12,4 et 13,6 milliards d’euros vers leurs pays d’origine. Ce rapport qui conclut que des
trois pays du Maghreb, l’Algérie vient en pole position avec 3,15 milliards d’euros, devançant le Maroc et la Tunisie avec respectivement 2,13 et 0,84 milliards d’euros. Néanmoins, le transfert
de la moitié de ces fonds s’effectue par des canaux informels.
La politique Européenne en incitant les pays africains à lutter contre l’immigration encourage, indirectement, les pays pauvres à prendre des mesures arbitraires
et, pour avoir accès aux aides au développement, à utiliser des mesures dictatoriales, brutales, loin des chemins démocratiques chers à la vieille Europe ;
Progressivement, l’exploitation des migrants s’est mis en place ; il bénéficie à des réseaux mafieux (passeurs) mais aussi aux populations locales qui les
hébergent, leur procurent ce dont ils ont besoin, aux fonctionnaires qui bénéficient de dessous de table, procurent des papiers….bref un véritable système économique d’exploitation des migrants
s’est mis en place
Migrer, quitter son pays, quel que qu’en soit le motif, est toujours un choix douloureux, mais un choix dont le droit est inscrit dans la Déclaration
universelle des droits de l’Homme à l’article 13. Migrer est un choix personnel, aucune mesure étatique dans un monde où la liberté de circulation des marchandises, des services et des capitaux,
ne pourra empêcher les personnes de circuler. S’il est légitime que les Etats contrôlent les entrées et les sorties à leurs frontières, il n’est pas légitime que les Etats considèrent les
personnes qui se présentent à leurs frontières comme des criminels. Les femmes et les hommes qui veulent venir en Europe ont le droit d’être accueilli, de faire valoir les raisons de leur venue.
Faire croire aux citoyens européens que des mesures de contrôle aux frontières et bien au delà des frontières « protégeraient » l’Europe de l’immigration, que des morts en méditerranée
et ailleurs en seraient le prix à payer est un mythe dangereux, quand l’Union européenne évalue elle-même son solde migratoire à plus d’un million de personnes.
La politique Européenne contre l’immigration légale ou clandestine est une politique de répression simple pour se protéger. Cette politique fragilise un
peu plus l’Afrique, destructure les états, divise les peuples, et ne règle en rien le problème de base.
Les hommes ont faim ; sont exploités. Rien ne les empêchera d’aller dans les pays où ils pensent qu’on ne connaît ni la faim ni l’arbitraire
Niger, élections présidentielles : Un candidat Touareg de Narbonne
Il partage sa vie entre Narbonne en Occitanie et Agadez en pays touareg ; il a la double citoyenneté, Française et Nigérienne. Il sera
candidat à la présidence de la république du Niger en décembre prochain.
nom :Mahmoudane Aghali
Adresse :Agadéz et Narbonne
Citoyenneté : Nigerienne et Française
Nationalité : Touareg
Age : 57 ans
Diplômes degeologieetgéophysique
ancien de la Cogema
Organisateur de voyages dans le Ténéré
Mahoudane Aghali
"Je me présente en candidat indépendant, les partis d'opposition ont, par certains points des propositions séduisantes. Mais ils ont du mal à exister au Niger»,
précise Mhamoudane Aghali.
"Je ne suis pas un rebelle, mon action est légale et
démocrate."
Le Niger, pays démocratique par excellence dans la sous région est en train de sombrer dans une multitude de problèmes (rébellion armée, banditisme, division au sein des partis, grèves scolaires,
pauvreté généralisée..), créés par les nigériens eux même, de par leur complication culturelle.
Le matérialisme, le bien être individualiste et la domination sont devenus le but de tout homme politique et non le développement du pays ou le bien être de la population.
Les promesses des dirigeants ne tiennent que le temps de la campagne, ils abusent du pouvoir dès qu'ils l'ont.
Les richesses du pays profitent à des clans solidement hermétiques et aux trusts politico-économiques étrangers. Pendant ce temps la population végète dans la misère, les scolaires font des
années blanches et les fonctionnaires sont contraints à la corruption.
Aujourd'hui il est clair comme "eau de roche", pour tout nigérien, que le Niger est malade malgré "les chantiers ouverts" au dernier moment pour justifier un hypothétique rattrapage. Et si le
Niger est malade de cette manière malgré son uranium, son charbon, son or, son ciment, son cheptel...il y a un problème qui s'appelle "gestion des dirigeants".
Les nigériens ont besoin fortement de voir une génération plus jeune à l'oeuvre, à même de maîtriser les exigences du 2eme millénaire et de corriger ce cap qui nous mène droit au gouffre.
Il faut sortir le Niger de cette place qu'il ne mérite pas, de cette tempête, et le hisser au rang des nations qui gagnent et qui sont respectés.
Halte aux injustices régionales et ethniques, égalité et démocratie sont les voies du développement. Le Niger nous appartient tous, et n'appartient à personne de particulier.
J'appelle tous mes frères nigériens à s'unir pour chasser les démons de la division entretenus par certains, pour oeuvrer à bâtir un Niger uni dans sa diversité, souverain, démocratique et riche.
Je suis prêt à vous mener légalement et démocratiquement vers cette ère d'apaisement et d'autosuffisance tant souhaitée par nous tous.
Mahamoudane AGHALI
candidat indépendant aux prochaines élections présidentielles du Niger.
MAYOTTE, DROIT DES PEUPLES, DROIT INTERNATIONAL, OU IMPERIALISME FRANÇAIS
Le résultat du référendum de Mayotte, s’il était attendu, soulève des polémiques ; on s’affronte a coup de « Droit des Peuples » et de « Droit
international » mais n’est on pas simplement en présence d’un relent de l’impérialisme français ?
L’archipel des Comores comprend quatre îles : Anjouan, Grande Comore, Moeli et Mayotte
situés dans le canal du Mozambique à égale distance de Madagascar et de
l’Afrique
La première présence attestée est celle des Bantous autour du 7° siècle. Entre le 12° et le 17° siècle les diverses invasions Arabo-Shiraziennes (golfe persique et
Shiraz) vont donner à l’archipel son caractère musulman qui s’affirmera au cours des siècles et reste toujours dominant aujourd’hui.
Des incursions portugaises au 16° et Malgaches au 18° influenceront fortement la culture mais ne modifieront pas le vieux fond musulman. On y pratique un
islam de tolérance de type sunnite
On y parle le Mahoré une langue proche du Swahili d’origine bantou matinée de mots d’arabe et de malgache ; ce Mahoré est commun à toutes les îles ou il est
employé sous formes dialectales avec une parfaite intercompréhension
Un des chanteurs les plus polulaires de Mayotte : Mtoro
Chamou est originaire d’Anjouan et y vit toujours
Repères historiques
En 1841le sultan Andrianssouli d’origine malgache vend, sous la containte, l’Ile de Mayotte à la France. Un accord
clair est signé avec le Commandant Passot. Mayotte devient Française et la France lui reconnaît ses lois et son administration traditionnelle. Mayotte ne sera en fait jamais colonisé.
En 1886la France établit un protectorat sur l’île ( à l’époque la marine Française avait besoin d’un port à l’entrée
du canal du Mozambique) qu’elle étendra en 1914 sur toutes les îles de l’archipel des Comores .
Le régime du protectorat supposait que la puissance coloniale envoyait un «résident» auprès des autorités locales et qu’il ne s'occupait en principe que de la
politique extérieure. En fait, les «résidents» français s'emparèrent progressivement du pouvoir politique, imposèrent la langue française et laissèrent les colons déposséder entièrement les
paysans comoriens de leurs terres, de telle sorte que ceux-ci durent se faire employer dans les plantations coloniales à titre d'«engagés».
Après des révoltes sanglantes à Grande Commores et à Anjouan le territoire obtient une autonomie administrative et devient Territoire d’outremer en
1946
C’est au referendum de 1974 que les îles vont se séparer.
Le referendum de 1974
L’Etat français organise une consultation électorale permettant aux quatre îles de l'archipel des Comores de choisir par référendum entre l'indépendance et le
maintien dans la République. Conformément à la résolution 3161 de l'Assemblée Générale des Nations Unies, la proclamation sera faite à partir du résultat global, même si le classement se fait île
par île. L'intangibilité des frontières coloniales, norme instaurée par l'ONU, est admise par tous.
Le 22 décembre 1974, la question posée aux Comoriens est claire : « Souhaitez-vous que le territoire des
Comores soit indépendant? ». Le « oui » l'emporte largement ( 94,56 % des suffrages exprimés). A Anjouan, Grande Comore et Mohéli, sur l'île de Mayotte c'est le « Non » qui l'emporte
nettement (63,82 % des suffrages exprimés)
Face à la grande disparité des résultats, la France abandonne le projet de loi reconnaissant l'indivisibilité des Comore. Elle propose un nouveau projet de loi «
garantissant la personnalité politique etadministrative » de chacune des quatre îles du futur État comorien et impose que ce nouveau projet soit soumis à référendum. Cette
fois, les résultats du vote seront considérés « île par île ».
Pour les Comoriens des trois autres îles, la réaction française est un réflexe colonialiste, contraire au droit international et visant à maintenir la mainmise de
la France sur l'archipel.
La proposition française est rejetée
par les représentants des îles d'Anjouan, Grande Comore et Mohéli. D'un commun accord ils se rebellent et déclarent « la sécession de l'archipel des Comores » le 6 juillet 1975.
Mayotte n'est pas de la partie.
L’Union des Comores est née
MAYOTTE, PARTIE INTEGRANTE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
1975a vu Mohali grande Comore et Anjouan formé l’état indépendant puis l’Union des Comores
L’union des Comores est membre de l’ONU depuis 1975
La résolution de l’ONU du 21 octobre 1976 condamne la présence de la France à Mayotte et rejette toute forme de référendum ou de consultation qui pourrait être
faite par la France sur cette île.
Selon le droit international, les frontières héritées de la colonisation sont intangibles, et donc Mayotte appartient a l’Union des Comores. Cette position est
rappelée à plusieurs reprises par les Nations Unies, avec notamment la résolution de l’Assemblée générale du 6 décembre 1994 qui demande le respect de l’unité nationale et de l’intégrité
territoriale de l’archipel des Comores.
2009
En posant cette question: « approuvez vous la transformation de Mayotte en collectivité unique, régie par l'article 73 de la Constitution, exerçant
les compétences dévolues aux régions"la France fait fit du droit international et des résolutions de L’ONU.
Les mahorais ont répondu oui à 95,24%
Inscrits71420
Votants43831 % Votants 61,37
Blancs ou Nuls 616
Votants exprimés 43215
Oui 41160 % oui 95,24
Non 4,76 % Non2055
"plus qu'une affirmation de l'ancrage avec la France, c'est un choix délibéré de se séparer définitivement des Comores… Quand on voit la situation des Etats à
proximité, les Mahorais ne sont pas prêts de les rejoindre »déclare l’écrivain Nassour Attoumi
L’histoire récente des Comores est très touffue.
Cet archipel estun pays souverain de type fédéral. Il est membre de l’organisation de
l’Union Africaine., de l'Organisation des Nations Unies et de la Ligue des Etats Arabes. Depuis 30 ans l’état français à tout fait pour décrédibiliser l’état
des Comores auprès des Mahorais et des autre états; N’oublions pas les actions du triste Bob Denardqui a su jouer sur le désir d’autonomie
de chaque île et fomenter des révoltes.
Le Comité des Associations
et des Amis des Comores a bien sur dénoncé tout cela. Le Collectif a adressé un mémorandum au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et à la présidence européenne
assurée par la République Tchèque réclamant l’ouverture de négociations entre les Comores et la France. Bien sur il n’a pas été entendu
La situation à Mayotte.
Mayotte rencontre tous les problèmes liés aux TOM-DOM qui se compliquent à cause du particularisme de l’île
Ici on parle quatre langues: le Shimaoré ou swahili(Bantou), le Shibushi (Malgache) l’ Arabe (langue religieuse enseignée) et le Français pour 20% de la
population.
Son économie est inexistante, 98% des produits sont importés, les prix élevés, 20% de plus qu’en Guadeloupe ( à titre d’exemple : un travailleur clandestin
gagne 5 euros par jour, le prix d’un pack de yaourt est de 5.75 euros) et, malgré cela, Mayotte est un pays d’immigration clandestine.
Depuis les lois Pasqua de 1995 la libre circulation entre les îles est interdite bloquant les échanges millénaires et les liens familiaux, générant un trafic
clandestin qui entraînera 6 à 7000 morts noyé au cours de ce voyage de 70 Kms, extrêmement dangereux.
Ils sont environ 60000, ils viennent d’Anjouan et des autres îles des Comores, de la région des grands lacs sur le continent africain,
Qui sont ils ces réfugiés qui affrontent les difficultés de trajet sur des embarcations de fortune? Des miséreux qui cherchent une vie meilleure, des femmes en
ceinte qui viennent à l’hôpital de Mayotte, et, depuis le génocide du Rouanda, on voit arriver des responsables de massacre, recherché dans leur pays, qui se cachent parmi les miséreux.
En 2008,16000 personnes on été expulsées de façon expéditive, d’autres sont enfermées dans le camp de rétentiond’un autre age,les droits de la personne sont inconnus.
On estime que la population de l’île comprend 170 000 personnes dont 60% de « clandestins » qui travaillent pour un salaire de misère.
Le statut de l’île comme département français sera effectif en 2011.
Depuis 2000 l’administration travaille à rapprocher le droit coutumier Mahorais de droit commun français ; car, si les gens de Mayottes choisissent de se lier
de plus en plus à la France c’est bien sur pour recevoir des aides de l’état à la fois
Pour les individus(allocations familiales, en place depuis 2002, la sécurité
sociale (depuis 2004) et les autres droits sociaux à venir
Et pour le territoire ; ils attendent un effort considérable de rattrapage aux niveaux des infrastructures et
de l’équipement (logements, voies de communications, éducation, santé) ; et cela en faisant jouer la solidarité nationale
Il y a un autre coté de la médaille qui n’a pas été véritablement expliqué aux habitants de Mayotte. La modernisation des institutions va amener dans la société un
bouleversement culturel important qui a été dénoncé par le collectif des associations et des amis des Comores
La justicede droit coutumier hérité de l’Islam et des traditions africaines ne pourra plus être rendu par les
kadis ; actuellement les Kadis ont une activité judiciaire, notariale, et tiennent l’état civil ; il y a 15 tribunaux kadiaux avec un kadi et un greffier, Tous sont supervisés par le
grand Kadi.
Le statut des individusva changer
La polygamie sera interdite
La majorité va passer de 15 à 18 ans
Les règles pour les mariages et les successions vont être bouleversées
Une révision de l’état civil va faire un trie dans la population
On va établir un cadastre et des titres de propriétés qui, pour l’instant, sont inexistants
Les Comoriens seront définitivement étrangers à Mayotte
Les avantages offerts par la république française ne vont pas sans renoncement des particularismes conduisant à une assimilation des individus, à une
déstructuration des collectivités d’origine.
La France tient à Mayotte probablement pour deux raisons
Le coté économique est à prendre en compte puisque l’on sait que la région recèle des réserves de pétrole et des poches de gaz non négligeables
La position stratégique de Mayotte est intéressante. L’île forme une base avancée en zone sud de l’océan indien forte de 1500 militaires. Avec une unité de marine
ainsi qu’une unité de la légion étrangère. Elle peut, entre autre, garder sous contrôle Madagascar, Maurice, les Seychelles et les Comores et surveiller le commerce maritime qui représente 90%
des échanges commerciaux intercontinentaux.
Il ne faut pas oublier que c’est à partir de la base de l’île de Diego Garcia dans l’océan indien que les Etats-Unis ont bombardé l’Irak pendant la première guerre
du golfe et l’Afghanistan après l’attaque du 11 septembre. Les forces occidentales ont quadrillé les régions pétrolifères de l’Afrique ; La France et les Etats-Unis, de concert, contrôlent
les routes maritimes et enserre l’Asie centrale grâce à l’installation de bases militaires à Abou Dhabi, Diego Garcia, La Reunion ; Djibouti, Mayotte
Les riches gisements d’hydrocarbure dans le monde risque de mettre face à face l’OTAN, dont la France vient d’intégrer le commandement, et l’organisation de coopération de
Shanghai, annonçant de graves conflits
La France garde sa base avancée, les mahorais sont heureux de devenir français. Ponctuellement les intérêts des deux partis se rejoignent ; mais, l’avenir
n’est radieux ni pour l’un ni pour l’autre et un peuple, celui des Comores se voit amputer d’une partie de lui-même.
Au delà du cas Colonna dont la culpabilité n’a pas été démontrée, c’est la juridiction spéciale qui doit être mis en cause.
Elle est l’arme qu’utilise le pouvoir contre les revendications de ses minorités.
Depuis toujours, l’état français s’est doté de cours de justice spéciales pour juger les crimes et délits contre sa sûreté et contre son intégrité
territoriale.
A l’époque moderne, dès novembre 1954 en Algérie (département français à l’époque) face à des évènements insurrectionnels est mise au point une législation
d’exception faisant intervenir les tribunaux militaires. La loi d'état d'urgence du 3 avril 1955 permit aux Tribunaux militaires d'intervenir au niveau du jugement des crimes. Les
Tribunaux Permanents des Forces Armées se substituèrent aux Cours d'assises
La loi d'état d'urgence prévoyait que la justice civile conservait le déclenchement des poursuites et l'instruction des affaires, les tribunaux correctionnels
conservant le jugement des délits. En revanche, le jugement des crimes relevait de la compétence des tribunaux militaires
Ces tribunaux étaient présidés par un magistrat civil et composés de militaires tirés au sort… comme un jury populaire, mais il s'agissait de militaires qui
servaient également dans les unités sur le terrain. Les militaires rendaient les sentences
A la fin de cette guerre intervint pour la première fois en France la création d’une juridiction permanente d’exception. La loi du 15 janvier 1963 instaure
la Cour de Sûreté de L’Etat qui est officiellement installée le 25 février 1963. Elle a compétence sur tout le territoire national.
Cette loi a été instaurée pour lutter contre exactions de l’O.A.S., partisane de « L’Algérie française »
La cour de sûreté de l’état a été abolie en juillet 1981, elle été présentée à juste titre comme une justice d’exception. Cette suppression était considérée
comme une grande victoire pour les défenseurs des droits de l’homme.
De 1981 à 1986 les crimes et délits contre l’intégrité du territoire ont été jugés par des cours de droit commun, à proximité de l’endroit où ils ont été commis
et non plus à Paris.
Les crimes répertoriés au Livre IV « Des Crimes et Délits contre la Nation, l'Etat et la paix publique », Titre 1er « Des
atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation » chapitre II « Des autres atteintes aux institutions de la République ou à l'intégrité du territoire national » Section 1ère « De
l'attentat et du complot » restent de la compétence de la Cour d'Assises normale, le Conseil Constitutionnel par une décision du 9 septembre
1986 n° DC 86-213, ayant censuré les dispositions de la loi qui attribuaient la connaissance de ces infractions à la Cour d'Assises spéciale.
Cependant, pour « préserver les secrets d'état », la loi de suppression prévoit que les crimes contre la sûreté extérieure de l'Etat (trahison et espionnage),
seront jugés, en temps de paix, par une Cour d'Assises exclusivement composée de magistrats professionnels (un président et six assesseurs) désignés par Ordonnance du Premier Président de
la Cour d'Appel
Le reste de la justice était rendue au peuple et les jugements tranchés par un jury populaire.
En 1986 une nouvelle loi d’exception est votée sous l’impulsion de Charles Pasqua alors Ministre de l’Intérieur, le
parquet et les instructions sont de nouveau centralisés à Paris.
Les notions de
sûreté de l’Etat et d’intégrité du territoire ne sont plus mentionnées dans les chefs d’inculpation, elles sont remplacées par «entreprise terroriste » on ne créait pas
une nouvelle juridiction ; la cour d’assise spéciale voit étendre sa compétence aux affaires de terrorisme.
La loi institue la cellule antiterroriste regroupant un parquet, des juges d’instruction et une police (Direction Nationale Anti-Terroriste)
spécialisés qui traite exclusivement les affaires liées au « terrorisme ».Elle permet la centralisation des poursuites et de l’instruction au tribunal de Paris. Les gardes à vue sont
portées de 48 h à 96 h, les perquisitions et saisies peuvent se dérouler «sans l’assentiment de la personne chez laquelle elles ont lieu ». Une extension particulière d’une cour d’assise
très spéciale.
En 1992, nouvel élargissement : elle aura compétence pour le trafic de stupéfiants en bandes organisées.
On a donc assisté à un glissement judiciaire partant d’une cour militaire et aboutissant à la cour spéciale de justice, cour d'assises sans jurés (composée de
sept magistrats professionnels en première instance et de neuf magistrats en appel) qui peut statuer en matière de terrorisme, de trafic de stupéfiants, d'infractions militaires, ainsi que sur les poursuites pour
des crimes commis par des militaires dans l'exercice de leurs fonctions
L’état français à donc une même justice pour tous ces citoyens, mais, suivant la qualification judiciaire, on peut être jugé par deux cours différentes.
C’est la quatorzième section du parquet de Paris qui a toujours décidé pour un individu suspect de son statut de terroriste, Comment ne pas soupçonner le pouvoir
d’envoyer certains cas vers la cour spéciale pour éviter le verdict incontrôlable d’un jury populaire ? On peut légitimement se poser la question : N’est on pas en marche vers la suppression des jurys populaires
Sachez que La loi date du 28 janvier2006 officialise la naissance d'une super cour d'assise des mineurs de
plus de 16 ans. La principale différence entre la cour d'assise des mineurs et la cour spéciale d'assise des mineurs est que dans la première les enfants doivent se présenter devant
trois juges dont 2 juges pour enfants et cela avec un jury populaire alors que devant la seconde ils seront jugés par 7 juges dont 2 juges pour enfants (si possible) et 5 juges anti-terroriste.
Cette loi n’a jamais été appliquée mais elle existe.
Il faut dénoncer l’existence et le fonctionnement de cette cour spéciale. Pendant toute leur incarcération on réduit le droit des accusés, on oublie la présomption
d’innocence, on le catalogue ; on restreint leur liberté ….on les garde des années en prison avant qu’ils ne soient jugés.
A plusieurs reprises des organisations hexagonales et internationales des droits de l’homme l’ont fait et cela de façon récurrente. C’est le cas pour la LDH
(française), pour la FIDH (internationale), pour Amnesty International qui cite dans plusieurs de ses rapports annuels les atteintes aux droits de l’homme constatées à l’encontre des hommes et
des femmes qui ont eut affaire à cette section du parquet de Paris dite anti-terroriste.
C’est un amendement déposé par Jack Lang, lors du projet de loi sur la présomption d’innocence, qui a introduit dans le droit français la possibilité de réexaminer
une décision pénale, suite à un arrêt de la commission européenne des droits de l’homme. Il s’agit donc d’une voie de recours c’est le « pourvoi dans l’intérêt des droits de l’homme
».
La classe politique française se tait. Plutôt que
d’apporter des solutions politiques à la revendication toujours plus pressente de « ses minorités nationales », elle préfère voir en ses porteurs de revendication des terroristes. Face à ce
constat, il faut alerter la communauté internationale, ses instances politiques et juridiques pour essayer de faire condamner la pratique judiciaire de la France qui semble marcher vers une
justice d’état et abandonner petit à petit ses concepts égalitaires et collectifs de justice populaire.