Présentation

Ne pas oublier

 

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1 Non aux expulsions en raison de l'origine ethnique !

Les expulsions de Roms sont l’exemple inquiétant d’une discrimination ethnique.

2 Non aux Français de seconde zone !

En prévoyant la déchéance possible de nationalité pour les Français « de papier » et non ceux « de souche », ce projet de loi crée de fait deux catégories de Français traités différemment.

3 Non à la présomption de culpabilité !

Avec ce projet de loi, les enfants d’étrangers nés en France devront prouver leur innocence pour devenir français à 18 ans.

4 Non à la condamnation pénale du fait d’autrui !

Avec ce que propose la majorité parlementaire, les parents pourront être condamnés pénalement du fait des actes de leurs enfants. Si ce n’est toi, c’est donc ton fils… !

5 Non à la généralisation des peines plancher !

Avec ce projet de loi, des peines automatiques pourront être appliquées dès la première infraction.

6 Non aux campagnes électorales pour choisir les juges !

Avec ce que propose le ministre de l'Intérieur, des campagnes électorales permettront de choisir les juges d’application des peines et les présidents de tribunaux correctionnels.

7 Non à l’atteinte au droit d’asile !

En rendant désormais les zones d’attente des migrants indéfiniment extensibles, ce projet de loi compromet gravement le droit d’asile.

8 Non à la remise en cause du droit à la santé pour les migrants

En supprimant la possibilité de se faire soigner aux migrants sans papiers, ce projet de loi mettra en danger les étrangers malades et portera atteinte à la santé publique.

9 Non à la stigmatisation des pauvres et des Gens du voyage !

Expulsions des étrangers, répression de la mendicité, habitants des bidonvilles et des squats jetés à la rue, Stigmatisation des gens du voyage, pénalisation des parents en difficulté 

10 Non à l’amalgame immigration–délinquance repris de l'extrême droite !

 

Après le 4 septembre, nous appelons:

> à combattre toutes les mesures qui portent atteinte aux droits et aux libertés,

> à participer aux actions locales et nationales

contre la xénophobie d'Etat

et en particulier aux

rassemblements et manifestations du

16 octobre contre le projet de loi Besson

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Projets et propositions de loi «Besson», «Hortefeux», «Ciotti»...

Des paroles aux lois : 10 bonnes raisons de dire NON !

www.nonalapolitiquedupilori.org 

 

 

 

 

 

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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 19:14

 


Les premiers syndicatsagricoles furent créés dans les années 1880 de façon complètement spontanée. A cette époque, des engrais chimiques falsifiés circulaient sur le marché. Les syndicats furent créer pour acheter les engrais au nom de leurs adhérents. Ces syndicats ont donc été créés pour répondre à un enjeu économique.

En 1884, l’autorisation de création de syndicats professionnels les légalisent et leur permet de se structurer ;  ils ont pour principal objectif la vente des produits de leurs adhérents, l’achat d’outillage agricole, et l’action sur les prix. A coté de petits syndicats professionnels, on trouvait à cette époque deux grands syndicats agricoles, la Société des agriculteurs de France, fondée en 1868, et devenue, en 1886, l’Union centrale des syndicats agricoles de France et la Société nationale d’encouragement à l’agriculture, fondé en 1880.

Jusqu’en 1940, le monde agricole sera divisé entre  ces deux syndicats ; Le premier, dirigé par de grands propriétaires fonciers est très conservateur, souvent lié à l’Église catholique, et plutôt monarchiste. Il est influent dans les régions, à l’époque les plus conservatrices, (Ouest, Nord, Est, Sud-est…). Pour lui le syndicat doit être au centre des organisations agricoles et exercer un rôle dirigeant par rapport aux autres structures professionnelles

Le second est sous l’influence des notables et bourgeois laïques, des élus, généralement de professions libérales. On le trouve sur les terres «républicaines» influencées par le radicalisme et la gauche (Sud-ouest, Massif central, Midi méditerranéen…). Il privilégie le coté économique et prône les groupements (coopératives et mutualité}

Il faudra attendre 1908 pour voir la création des premiers syndicats d’ouvriers agricoles ; le syndicat des ouvriers bûcherons du Centre et le syndicat des ouvriers viticoles du Midi.

Des fédérations régionales se développent pour grouper ces syndicats, comme la Fédération Agricole de la région Midi.

 

 

L’entre deux guerre verra un foisonnement de proposition et de structures, création des jeunesses agricoles chrétiennes (J.A.C) de syndicats agricole d’obédiences communistes ou socialistes…. On verra les premières organisations de défense par produits

 

La seconde guerre mondiale et le régime de Vichy stoppent tout cela. Tous les syndicats sont interdits et le Maréchal Petain instaure la Corporation Paysanne dans l’idée de  l’«unité paysanne», tous intérêts confondus. Les conceptions de la Corporation sont nées dans le courant syndical antirépublicain. Ses principes marqueront profondément le syndicalisme de l’après-guerre. D’inspiration violemment anti-marxiste, opposant les campagnes aux villes, on y trouve une organisation professionnelle unique et centralisée. Dans cette organisation, légalement reconnue et encadrée par le pouvoir, le syndicat détient le contrôle sur les organisations économiques (crédit, coopération et mutualité).

 

Après la défaite de 1940, les militants paysans de gauche qui optent pour la Résistance réorganisent leurs réseaux. Dans la mouvance communiste, ceux de la CGPT (Confédération générale des paysans-travailleurs, fondée en 1929) créent des Comités de défense et d’action paysanne (CDAP). Dans la clandestinité prend également corps, parmi la mouvance socialiste, l’idée d’une Confédération générale de l’agriculture (CGA) devant regrouper, après la liberation du pays,, l’ensemble des forces vives de l’agriculture (dont les ouvriers agricoles) et d’en exclure les propriétaires non exploitants,

 

La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles)  se construit autour du mythe de l’«unité paysanne». Pour cela il faut être capable de rassembler les proscrits de la Corporation paysanne de la France de Vichy et les tendances communistes, socialistes et démocrates-chrétiennes engagées dans la Résistance. Afin d’y parvenir, on choisi une devise unitaire: «Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise»

 

 

 

la fédération Nationale des syndicats d’exploitation agricoles est créée en 1946 sous l’impulsion de militants de gauche ; mais les votes des diverses fédérations départementales vont bouleverser la donne. Les démocrates-chrétiens du MRP (Mouvement républicain populaire) et les notables de droite contrôlent dans les faits la FNSEA dès sa création. Les anciens dirigeants de la Corporation, au premier rang desquels René Blondelle (Aisne), qui devient président dès 1950, vont rapidement s’imposer.

Le climat social est particulièrement tendu. La base n’est pas unanimement d’accord ; plusieurs fédérations départementales sont exclues par la FNSEA. En 1953, de violentes crises dans la viticulture et dans l’élevage entraînent de forts mécontentement dans le «Midi rouge» (Gard, Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales) et dans centre de la France (Auvergne, Limousin, Morvan, Poitou, Charente, Berry, etc.). C’est alors que ce constitue le Comité de Gueret qui rassemble dix-huit fédérations départementales dans les zones d’élevage, en franche opposition avec la direction nationale de la FNSEA, mais qui ne rompra pas avec celle-ci.

La FNSEA, qui représente la grande agriculture du Nord et du Bassin parisien. Est contestée de l’intérieur surtout par les plus jeunes

Constitué en 1954, le Cercle national des jeunes agriculteurs devient en mars 1956 un syndicat adhérent à la FNSEA, le Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA).

 

Les années cinquante vont être jalonnées d’immenses manifestations un peu partout accompagnant la naissance de la construction européenne  la signature du traité de Rome en 1957 et les debuts de la Politique Agricole Communautaire.

Ce qui va indirectement perturber le monde agricole c’est l’adoption de la V° république  et du régime présidentiel, car le pouvoir des technocrates va progressivement remplacer celui des élus à l’intérieur du pays alors que la technocratie s’installe progressivement au sein des jeunes instances européennes.

Dans les années 1960 le projet de la FNSEA répond à un besoin de modernisation et au besoin de production agricole, le combat de la Fédération va devenir celui d'un «syndicalisme de chef d'entreprise» l'exploitation familiale traditionnelle doit céder la place à l'exploitation agricole moderne ; Le grand leader de ce mouvement est Michel Debatisse, ancien responsable de la J.A.C.

 

. La FNSEA va donc devenir l’interlocuteur privilégié de l’état  avec la loi d’orientation de 1960 et loi complémentaire de 1962. Le syndicalisme s’engage sans réserve pour restructure les exploitations agricoles. Cela se traduit par le départ des exploitants les plus âgés, de ceux disposant des exploitations les plus fragiles, et par la mise en place d’un modèle d’exploitation formaté (règles d’installation, conditions des prêts, etc.). il y a , à partir de ce moment, une cogestion entre les organisations professionnelles officielles (CNJA et FNSEA) et les gouvernements.

 

 

Les différents interlocuteurs de l’Etat pour l’agriculture sont regroupés au sein du

CONSEIL DE L’AGRICULTURE FRANCAISE (CAF).

Il se compose de :

        La Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA)

        Jeunes Agriculteurs (JA)

        La Confédération Nationale de la Mutualité, de la Coopération et du Crédit Agricole

        La Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA)

        La Fédération Nationale de la Mutualité Agricole (FNMA)

        L’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA)

 

Avec la réforme de la nouvelle PAC en 1992, la FNSEA s’impose au niveau européen et intègre le COPA (Comité des Organisations Professionnelles Agricoles) qui représentent le syndicalisme agricole européen.

La FNSEA est également membre de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA-IFAP).

Depuis sa création la FNSEA est donc l’interlocuteur privilégié de l’Etat en matière d’agriculture et le syndicat le plus important de France ce qui lui permet de participer aux décisions politiques concernant l’agriculture.

 

Toutefois, rapidement, le mythe de l’union de tous les agriculteurs s’effondre, les résultats aux élections des chambres d’agricultures sont clairs : recul de 6 points pour la FNSEA entre 1995 et 2001 ; par contre la confédération paysanne obtient 27 % des suffrages et la Coordination rurale a maintenu ses positions avec environ 12,2% des voix. Devant cette perte d’audience la FNSEA va attirer a elle ce qu’en agriculture on appelle les petites professions : à savoir : petits élevages, apiculture, cultures très spécifiques qui se regroupent dans des syndicats professionnels indépendants. Un syndicat professionnel adhère par opportunisme pour tous ses adhérents (seule la FNSEA est considéré comme représentative au niveau national et peut porter des dossiers au niveau européen) mais rien n’empêche ses adhérents en tan qu’individus d’aller rejoindre un autre syndicat agricole. Le nombre d’adhérents  avancés  par la FDSEA est donc fictif ; rien ne peut empêcher l’évasion des adhérents principalement dans le sud de état français. Toutefois aux élections de 2007, la Fédé se redresse et atteint 52% des suffrages, toutefois, si elle augmente ses scores dans 15 départements, elle continue sa chute dans 32 départements dont une majorité de départements du sud

 

 

Le MODEF (le Mouvement de défense des exploitations familiales) fondé en 1959 à Toulouse par une quarantaine de militants paysans des départements de régions de tradition laïque et républicaine (essentiellement Auvergne, Limousin, Sud-Ouest, Charentes, Sud-Est).

Ils sont issus de la section des fermiers et métayers et de la viticulture de la FNSEA. Au départ il rassemble des adhérents de la FNSEA et des membres d’organisations exclues de ce syndicat. Les fondateurs étaient socialistes, comme Nègre, communistes, comme Soulié, anarcho-communistes, comme Raymond Mineau ; ou simplement militants du progrès social

Ils s’encraient dans  les luttes des métayers de l'Allier de 1900 ou celle des viticulteurs du Midi de 1907. Leur objectif était de défendre les petits exploitants agricoles et de s’opposer aux gros propriétaires partisans d'une agriculture productiviste et de la concentration des exploitations. Au départ, ils ne veulent pas de scission mais souhaitent agir comme un groupe de pression. Il faudra attendre 1975 pour que le mouvement devienne un syndicat professionnel : la Confédération nationale des syndicats d’exploitants familiaux (CNSEF Modef) son implantation s’est progressivement étendue mais son importance est surtout resté forte dans le sud ouest, les Charentes, le sud est et le massif central. Dans les années 1970 c’est son apogée aux élections professionnelles. En fait les scores du Modef ont suivi les scores du Partit communiste dont il est resté très proche. Alors que ses scores des 1970 arrivaient à 30% dans les élections aux chambre d’agricultures, il atteint péniblement actuellement les 3% et ne présente des listes que dans 21 départements alors que par le passé il en a présenté jusqu’à 40

 

Il est médiatiquement connu pour ses ventes directes de fruits et légumes dans la région parisienne orchestré par le P.C qui y distribue ses tracts. Le Modef a le mérite d’avoir été la seule force d’opposition à la FNSEA jusqu’à la naissance de la Confédération paysanne en 1980

Actuellement, le MODEF a des orientations claires. L’agriculture doit s’articuler sur deux axes la souveraineté alimentaire et la rémunération du travail paysan.  Il dénonce les géants mondialisés de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui saigne les producteurs, exploitent leurs salariés et bernent les consommateurs. Le MODEF veut absolument sortir l’agriculture et l’alimentation de l’Organisation Mondiale du Commerce et pense que La Politique Agricole Commune doit être rémunératrice, solidaire, durable.

 

 

La CONFEDERATION PAYSANNE a vu le jour en 1987. Elle est le fruit de la réunion de deux syndicats minoritaires, la FNSP (Fédération nationale des syndicats paysans) et la CNSTP. Confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans (En 1983, aux élections des Chambres d’Agriculture, la CNSTP a obtenu 7% de votes, dans le département de Loire-Atlantique) La confédération paysanne reste  animée par d’anciens militants socialistes de la CNP, ou communistes de la CGPT et le courant radical et radical-socialiste, bien implanté dans les milieux du crédit et de la mutualité, ainsi que dans la coopération

L’hyper médiatisation de son leader José Bové (qui a quitté sa responsabilité de porte parole national en avril 2002) ses actions souvent très spectaculaires à partir de 1999, ont menés à une personnalisation excessive. Toutefois, ces années d’hyper activité médiatique lui ont apporté une considérable visibilité. Le travail syndical ancien, lui a permis de porter et d’imposer nombre de débats de société ou d’enjeux internationaux comme le problème des OGM, la  critique de la PAC et de l’OMC, le problème des agricultures du Sud, etc. Elle a contribué à développer la critique des politiques libérales et à étendre les solidarités alter mondialistes.

Elle défend une agriculture paysanne et des circuits de distribution courts

Elle soigne la communication avec les consommateurs en multipliant les ventes directes et en mettant l’accent sur les ventes de proximités.

La Confédération paysanne a obtenu 27,6 % des voix lors des élections aux chambres d'agriculture de janvier 2001 elle n’en obtiendra que 20,3% lors des élections de janvier 2007. Le positionnement de José Bové à l’extrême gauche (qui est loin d’être partagé par tous les membres de la confédération) est sûrement la cause de cette baisse de résultats. Les scores de l’Aveyron où est installé José Bové parlent d’eux même ; ils sont pratiquement divisés par deux et passent de 44%  en 2001 à 22,8%.en 2007

La confédération Paysanne reste cependant le deuxième syndicat agricole français, talonné de très près par la Coordination Rurale

 

 

La COORDINATION RURALE fait parler d’elle fin 1991, peu après la grande manifestation organisée à Paris par la FNSEA qui avait pour slogan «Pas de pays sans paysans !». C’est, au départ, une «coordination» trans-syndicale, Elle est parti du département du Gers, avec comme leader Jacques Laigneau. Ce mouvement transversal a réussi à fédérer un large front contre la réforme de la PAC. Outre des agriculteurs isolés soucieux de trouver une efficacité technique et économique, la coordination rassemble à sa naissance deux organisations aux orientations opposées : la FFA (très marquée à droite et à l’ultra droite) et le Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux, historiquement lié à la gauche laïque). Le secrétaire général de la Coordination rurale fut d’ailleurs un temps Raymond Girardi (Lot-et-Garonne), qui sera secrétaire général du Modef. Cette coordination a aussi un temps impliqué  certains responsables de la Confédération paysanne, notamment ceux de la région Poitou-Charentes.

En  1994 la coordination rurale s’est transformée en organisation syndicale en englobant la FFA (fondée en 1969) Elle prend alors le nom de Coordination rurale Union nationale ; dès  1995  elle se présente aux élections des chambres d’agriculture où elle obtient 12,3 % des suffrages dans le collège des exploitants. En 2001, elle a dépassé le niveau de 15 % dans plus de 40 départements enlevant la présidence du Lot-et-Garonne).

La Coordination a mis sur pied des organisations par produit (Organisation des producteurs de grains, Organisation des producteurs de lait) qui lui permettent de faire des propositions précises en opposition avec celles de la FNSEA et de se montrer crédible  Elle dénonce à la fois la politique européenne, les «apparatchiks » de la profession», la cogestion entre la FNSEA et l’État.

Clairement positionner contre les OGM. Elle défend l’agriculture durable, et veut sortir l’agriculture de l’OMC. Elle réclame une «souveraineté alimentaire pour les États».son discours et souvent attrape tout, populiste et réactionnaire. Le Mouvement pour la France de Philippe deVilliers s’appui souvent sur ses conclusions et compte parmi ses adhérents un bon nombre « d’identitaires ».

 

 

 

En accèdant au pouvoir en 1981 François Mitterrand avait promis de mettre fin au monopole de la FNSEA sur le monde agricole

Cela impliquait d’établir des règles de représentativité pour reconnaître le pluralisme syndical existant déjà dans les faits

Cette promesse a été  que partiellement réalisée : une circulaire, 1983, avait reconnu comme organisation la plus représentative  au niveau national la FNSEA et le CNJA (organiquement lié à la Fédération mère).

Les autres organisations étaient également reconnues représentatives, mais avec des droits de représentation moindres et à condition qu’elles atteignent le seuil  de 15 % aux élections professionnelles départementales.

En 1990, un  nouveau décret précise que. Tout syndicat départemental atteignant au moins 15 % pourrait siéger dans les commissions mixtes départementales, et que les organisations atteignant ce niveau dans au moins 25 départements allaient être reconnues représentatives au niveau national. Le mode de scrutin aux chambres d’agriculture donne par ailleurs un fort avantage aux organisations majoritaires Les organisations minoritaires (Confédération paysanne, Coordination rurale et Modef) réclament depuis longtemps une réforme  du mode de scrutin et du seuil qui permettrait une véritable représentation syndicale agricole.

 

 

La FNSEA reste le syndicat majoritaire et tout puissant de l’agriculture française. Elle a la puissance que lui donne l’état qui met à sa disposition des moyens qui désavantagent les autres syndicats agricoles.

La diversité du  syndicalisme agricole recouvre l’ensemble des sensibilités politiques du pays et par la même une conception différente de l’avenir de l’agriculture ; mais, pour tous une question de fond reste posée : comment mener à la foi une défense des agriculteurs et un projet de société ; faut-il un simple syndicat de paysans ou un mouvement pour transformer la dite société ?

 

 

Par eve.api-oc
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 14:59

 

 

L’Iran, connu pour ses Ayatollahs et que les dernières élections ont remis sur la scène internationale, est un grand pays, situé à un carrefour particulier qui le met en contact avec les pays arabes (Irak, Koweït, Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis), les peuples turcs (Turquie, Turkménistan, Azerbaïdjan), le Pakistan. L’empire perse aux frontières changeantes à englobé jadis bien des peuples et l’Iran garde aujourd’hui dans ses frontières des populations différentes.

Ouvert sur la caspienne et le golfe persique la position du pays le désigne à la fois comme un lien et un carrefour

 

En 2005, l’Iran comprenait 71 000 000 d’habitants (recensement de 2006) dont 65% en zone urbaine ; La population est répartie de façon inégale sur le territoire.


Le Farsi ou Persan est parlé par 70% de la population bien que seulement 50% des Iraniens soient des persans. Ce qui veut dire que dans les minorités nationales on trouve de plus en plus de personnes bilingues.

Le Farsi est une langue Indo- européenne du groupe indo-iranien  comme le Pashtoun, le Kurde, le baloutche, également présent en Iran.

1/3 des Iraniens parlent une langue Turque (Azéri, Turkmène, Karakalpak, Khaladj)

 

LA POPULATION

La croissance de la population a été considérable dans les années 1985, elle atteignait 3,5% ; actuellement elle est considérablement réduite puisque son accroissement serait de 1,24% ce qui est semblable à celui de l’état français. La population de l’Iran est donc jeune : 50% des Iraniens ont moins de 25 ans. C’est l’une des plus jeune population du monde.

 

                carte ethno-religieuse de l'iran


Les Persans

Ils représentent la moitie de la population, on en trouve dans toutes les provinces ; mais ils sont prioritairement regroupés sur le plateau central du Pays. Ils parlent le Farsi, langue officielle de la république Islamique d’Iran, la seule enseignée dans les écoles primaires.

Les Persans sont Musulmans Chiites Duodécimains

Les travaux de Bernard Houreade  après le recensement de 1986 ont permis d’établir une carte de l’emploi du Farsi ; on voit que les minorités nationales utilisent le persan  pour les actes administratifs et la scolarisation ( tous les enfants sont scolarisés en Iran) mais, pour la vie courante et la famille, ils utilisent leur langue propre.

 

 

Les Azéris

C’est la plus importante minorité ; Ils sont établis dans le nord ouest, principalement dans l’Azerbaïdjan de l’est et de l’ouest, l’Ardabil, le Zanjan et le Qazvin ; En décembre 1945, bénéficiant du soutien de l’Union soviétique, le Gouvernement du peuple d’Azerbaïdjan déclarent l’indépendance des régions de l’Azerbaïdjan iranien. Cette république fut éphémère.

Les Azéris parlent un dialecte Turc et sont musulmans chiites. Cette caractéristique religieuse, leur parfait bilinguisme, leur permet d’être la minorité la mieux intégrée, à la fois au niveau du commerce et au niveau de l’administration. Ils ont un poids important au niveau religieux ; Le guide actuel de la république islamique : Kamenei est un Azéri. , Toutefois, il existe une demande croissante pour plus de droits culturels et linguistiques, y compris l'application de leur droit constitutionnel à l'éducation par l'intermédiaire de la Turquie. Ils se regroupent dans le Mouvement Démocrate Fédéraliste d’Azerbaïdjan,.

 

 

Les Turkmènes

Au nord Est de l’Iran dans les provinces de Golestan et Karassan ils parlent aussi une la langue turque mais sont musulmans sunnites  leur mouvement : l’Organisation pour la Défense des Droits du peuple turkmène

 

Les Kurdes sont dans les provinces occidentales de Kermanchat, du Khorasan, de l’Ilam et de l’Azerbaïdjan de l’ouest ; Ils ont une langue propre proche du farsi mais seulement 25% de Kurdes sont bilingues ; ils pratique un islam sunnite, adapté à leur conception du monde. Ils sont liés avec les kurdes des pays voisins (Irak, Syrie, Turquie). Avec plus de 9% de la population, ils sont une des minorités les plus remuantes du pays. Le souvenir de la République de Mahabad de 1945 reste fortement encré dans le souvenir populaire  ils se regroupent dans deux partis : Parti Démocratique du Kurdistan et le Parti Komala

 

Les Baloutches

On les trouve au sud est du pays, (Sistan et Balouchistan, ils parlent le Balouchi, langue indo-Iranienne mais ce sont converti à l’islam sunnite.

Ils revendiquent grâce à deux mouvements important : le Front Uni du Baloutchistan d’Iran, et le Parti du Peuple Baloutche,

 

Les arabes

Ils représentent 3% de la population et sont situés dans le sud ouest du pays, à la frontiére Irakienne. au Kouzestan C’est cette zone que Sadam Hussein voulait envahir dans les années 80 pour donner à son pays , un débouché sur la mer, on les trouve aussi plus au sud dans la province d’Hormazgan ; Ils sont farouchement arabes et Chiites et fortement persécutés. Ils ont un mouvement : le Parti de la Solidarité Démocratique d’Ahwaz

 

Autres groupes ethniques, qui eux parlent tous le farsi

Des groupes noirs dispersés au sud du pays le long de la côte, sont les descendants des anciens esclaves importés autrefois de Zanzibar

Les minorités indiennes, descendants des commerçants indiens installés autrefois ici ;

Et les Hazaras, peuple mystérieux, dont les yeux bridés dénotent une possible origine asiatique…

 

Tous ces peuples sont très turbulents et à certaines périodes, les actions, parfois très violentes, sont plus actives.En 2006, Ils ont même essayer de fédérer leurs luttes en créant le « Congrès des Nationalités Iraniennes pour un Iran fédéral »

 

LE SENTIMENT NATIONAL

 

Le sentiment d’être Iranien existe, un peut comme existe ici le sentiment d’être français. Le fait d’avoir voulu mettre le pays au banc des nations, a soudé la communauté nationale.

L’Iran National doit intégrer une double dualité : Le centre du pays est persanophone alors que la périphérie, si elle parle le plus en plus le Farsi, reste farouchement bilingue et attachée à ses valeurs culturelles originales. Économiquement, le développement se fait à la périphérie et non au centre, là où les ressources et les réserves du sous-sol appellent la main d’œuvre.

Les divers peuples de l’Iran sont habitués à cohabiter ; 60% de la population globale vit dans les villes, grands centres urbains, où la population bigarrée a appris le « vivre ensemble »

 

Pendant la deuxième  guerre, profitant des troubles, les armes à la main,  deux republiques s’étaient constituées : le république soviétique d’Azerbaïdjan et la république kurde de Mâhâbâd

Sous le règne de Rizah Palevi, Chah d’Iran de 1941 à 1979, les langues des minorités furent interdites,  la plus part des noms de langues Turc, Kurde, Baloutche ont étés persanisés

Actuellement, il est toujours interdit de parler d’autonomie et de différence ethnique mais depuis l’avènement de la révolution islamique les choses ont évoluées

 

L’article 15 de la constitution spécifie/

 

1) La langue et l'écriture officielles communes à tout le peuple iranien sont le persan et l'écriture persane. Les documents, les correspondances et les textes officiels, ainsi que les livres scolaires doivent être rédigés dans cette langue et avec cette écriture.

2) Toutefois, l'usage de langues locales ou de celles des tribus dans la presse et les moyens de communication de masse, ainsi que pour l'enseignement de la littérature de ces langues dans les écoles est autorisé à côté du persan

 

Les langues des minorités sont reconnues et peuvent être enseignées dans les écoles du pays à côté du Farsi.

 

En fait, face aux diverses agitations, l’état a cédé sur les revendications culturelles, mais les peuples d’Iran demande plus encore.

 

 

L’ADMINISTRATION DE L’IRAN

 

La très grande majorité des Iraniens sont des musulmans répartis entre 80 % de chiites et 10 % de sunnites. L'Iran abrite plusieurs minorités religieuses non musulmanes, dont quelques petites communautés de chrétiens (300 000) et de juifs (20 000), puis des minorités bahaïes (300 000) et zoroastriennes (30 000). Ces minorités religieuses sont représentées par des députés au Parlement national (entre un à trois, selon la communauté).

Ce qui lie les Iraniens, c’est davantage la religion chiite (80 % de la population) que la langue officielle, le farsi, parlée comme langue maternelle par uniquement la moitié de la population. Le problème, c’est que certaines minorités importantes sont sunnites (et non chiites) comme les Kurdes, les Baloutches les Turkmènes  (Dans le monde, les musulmans sont de rite sunnite dans une proportion de 80 %),

L’Iran a subit, à la fin du XIX°siècle, le choc de pays impérialistes développés ; ses richesses agricoles, ses réserves énergétiques exerçaient des convoitises. Le clergé chiite joua un rôle très important dans le cheminement vers l’indépendance et dans la modernisation du pays, en raison de son implantation économique, de son importance sociale. Il participa aux discutions idéologiques, le clergé lui-même étant traversé par des courants d’idées libérales et conservatrices.

La lutte pour l’indépendance nationale conduit au renversement du Chah : Muhammad Rizah Pahlavi, en 1979. Ce dictateur pro-occidental fut mis à bas grâce à une coalition d’éléments du clergé chiite le plus conservateur, de forces progressistes comme les moudjahiddins du peuple ou le parti communiste iranien (Tudeh)

L’Iran est devenu une république islamique

Depuis l’installation de cette république islamique, l’Iran est le seul pays officiellement Chiite et un des rare dans le monde à être une théocratie, le pouvoir temporel est concidéré comme venant de dieu et est administré par un clérgé

Ce système est basé sur le concept de velayat-e faqih, (gouvernement des doctes) théorisé dans les années 1960 par l’ayatollah Rouhollah Khomeyni, premier «Guide de la Révolution». (Qui a longtemps été hébergé et protégé par la France) les docteurs de la foi sont censés être des gardiens, des arbitres suprêmes en cas de dissension en matière morale ou politique et cela en vertu de leur capacité d’analyser les textes divins.

. Le chef de l'État est le «Guide de la révolution», choisi parmi le haut clergé chiite. Il supervise les politiques du gouvernement qui est dirigé par le président de la République

Un processus électoral permet l’élection au suffrage universel, par tous les citoyens ayant plus de 15ans, du président de la république pour 4 ans,     des députés   des membres de l’assemblée des experts.

  Ce système électoral s’inspire des démocraties, toutefois, le pluralisme politique n’existe pas, les candidats doivent appartenir aux diverses « groupes » islamistes et être cautionnés par le pouvoir en place.. Le système politique de la République islamique est basé sur la Constitution de 1979 appelée, «Loi Fondamentale»

 

CHRONOLOGIE ET REPERES HISTORIQUES

Après la première guerre mondiale, l’Iran a un rôle stratégique important ; les puissances occidentales et la Russie rivalisent pour l‘attirer chacune dans leur camp. Les Etat Unis, aident des éléments Iraniens qui leurs sont favorables, à  renverse le régime et à installer sur le trône Reza Pahlévi. Grande Bretagne et  Etats-Unis se concurrencent et donne à l’Iran la possibilité en 1953 de remettre la main sur ses réserves de pétrole ; Ce long combat contre la privatisation et le blocus des grandes puissances a fait de l’Iran un exemple pour les luttes anticoloniales du Moyen Orient.

Dès ce moment là, le pays sera placé sous le parapluie américain militaire et économique. Très vite, pour lutter contre les opposants, le gouvernement officiel devient une véritable dictature. Les américains craignent l’impopularité croissante du régime. Ils désirent stabiliser ce grand pays, pour cela, ils vont accompagner le changement en se servant du levier religieux, pour établir une cohésion, sans imaginer à l’époque tout ce que cela allait impliquer par la suite. (Rappelons qu’à la même période, les Etats Unis se sont aussi appuyer sur l’arme religieuse pour lutter contre l’armée rouge qui venait d’entrer en Afghanistan. On connaît aujourd’hui les conséquences de ce choix)

 

En 1979 destitution du chah - L’Ayatollah Khomeiny devient guide suprême - La loi fondamentale est adoptée.

En 1980 l’Irak attaque l’Iran pour s’emparer des ressources pétrolières au sud ouest de l’Iran. Et avoir un débouché sur la mer. L’Iran lui rêve de renverser Sadam Hussein et d’installer en Irak un régime frère basé sur l’islam Chiite. La guerre durera 8 ans

 

  • Abolhassan Bani Sadr - président du 4 février 1980 au 21 juin 1981, date de sa destitution.
  • Mohammad Ali Rajai - président du 2 août 1981 (après la destitution de Bani Sadr) au 30 août 1981, date de son assassinat.
  • Ali Khamenei - président du 13 octobre 1981 au 17 août 1989 (réélu en 1985) 
  • Hachemi Rafsandjani - président du 17 août 1989 au 3 août 1997. (réelu en 1993)
  • Mohammad Khatami - président du 4 août 1997 au 3 août 2005. (réelu en 2001)
  • Mahmoud Ahmadinejad - président depuis le 3 août 2005. Réélu en juin 2009.

         Le 3 juin 1989  à la mort de Khomeiny, Le président est Hachemi Rasfanjan - Ali Khamenei est  alors choisi comme guide suprême par « ’assemblée des experts »

L’iran. ne s’engagera par lors de la guerre Etats-Unis-Irak, se contentant de condamner les Etats-Unis et d’autoriser les irakiens à se réfugier sur son territoire. 

En 1993, le président Hachemi Rafsandjani fut réélu avec une faible majorité.

En 1997, un religieux modéré, Mohammad Khatami, succéda à Rafsandjani. Il cherche à la demande du parlement, à libéraliser le régime face au clergé très conservateur. Le réformateur Mohammad Khatami avait attiré vers lui le vote de la plupart des minorités ethniques, des élites et des étudiants persans.

 Au lendemain de son élection, une grande quantité de journaux ont été publiés dans les langues minoritaires, surtout dans les provinces non persanophones. À Téhéran fut même fondée la «Maison des ethnies» qui devint un lieu de rencontre pour les intellectuels et les activistes des minorités ethniques. Une partie des leaders appartenant aux minorités ethniques profita de ces années pour se relancer les mouvements identitaires. Ce fut une sorte de renouveau culturel! Des dictionnaires et des grammaires furent publiés afin de rehausser le statut des langues ethniques, des associations furent créées pour les enseigner aux enfants et aux jeunes, des recherches furent menées sur l’histoire locale, la littérature populaire ou le folklore.

1999 à Téhéran de fortes manifestations durèrent plus d'une semaine.

Juin 2001 Khatami est réélu, mais les conservateurs déstabilisèrent le gouvernement en bannissant les journaux libéraux et en disqualifiant les candidats aux élections parlementaires.

En 2005, un nouveau président est élu, C’est le maire de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad, un personnage ultraconservateur et provocateur,

En 2009 Mahmoud Ahmadinejad est réélu et son élection déclanche une série d’émeutes et de contestations

 

L’IRAN AUJOURDHUI – LES DERNIERES ELECTIONS

 

La campagne électorale a fait une large place

 

1- à l’économie.

Le chaumage est actuellement de 20% ; l’Iran à  été pénalisé à la suite du départ forcé des compagnies étrangères a cause de la nationalisation,en 1979,mais aussià cause de l’embargo américain de  1995

La majorité des ressources venaient des revenus du pétrole. Faute d’investissements et de modernisation le pays a vu sa production pétrolière diminuer alors que sa consommation intérieure augmentait. Les exportations se sont donc considérablement réduites.

Paradoxalement, Les plus grosses réserves de pétrole mondial sont en Irak

 

Le commerce international est contrôlé par les religieux ; ce sont eux qui donnent l’autorisation de commercer.

 

 

2- à la liberalisation des meurs

Pourtant la république Islamique a apporté certains progrès et fait évoluer la société :

Malgré l’obligation de porter le voile en public et l’affirmation du statut d’infériorité pour la femme, l’Iran est le pays islamique où le statut de la femme a le plus évoluée : les femmes voilées sortent seules, fondent des associations,  votent manifestent travaillent, étudient…60% des étudiants en  première année de facultés sont des femmes. Depuis 1979, tous les enfants sont scolarisés ; l’instruction à entraîne une maîtrise de la natalité et un retard dans l’age du mariage des filles : on est passé de 13 ans dans les années 1980 à une moyenne de 24 ans de nos jours.

C’est une lutte difficile à la campagne et dans les petites villes et un cadre encore trop strict encadre cet espace de liberté, mais les femmes iraniennes avancent.,

Parallèlement à l’instruction monte chez les jeunes un désir d’échange, de contact de voyage

Toutes ces revendications ont été portées par les candidats libéraux  en général (ils étaient trois) et Mr Moussavi en particulier

 

Mir  Hossein Moussavi


De 1981 à 1989 Mr Moussavi était premier ministre du président de l’époque Ali Khamei (le poste de premier ministre a depuis été supprimé)  les deux hommes ne s’entendaient pas. De l’avis général il a bien géré le pays pendant cette période de guerre avec l’irak. mais ses pouvoirs étaient peu étendu et ses conflits avec l’ayatollah Khamenei le firent écarté de la scène politique.

Il a repris un temps son activité d’enseignant à l’université de Téhéran ; actuellement, il est peintre et architecte ; il est aussi président de l’académie des arts 

Aujourd’hui âgé de 67 ans, reste et restera un pur produit de la Révolution islamique, qu'il a toujours soutenue et à laquelle il a participé activement.

Mir hossein Moussavi - photo LCI


Dans  les années 80. Il a par exemple défendu la prise d'otages à l'ambassade américaine, validé les exécutions d'opposants ou encore appuyé la fatwa contre Salman Rushdie après la publication des Versets sataniques. Aujourd'hui, il reste encore fidèle aux principes de la Révolution. Pas question ainsi, comme la plupart des Iraniens, de reconnaître l'existence d'Israël. Pas question non plus d'abandonner le programme nucléaire.

Selon ses amis depuis les années 90 il aurait assoupli ses positions et se situerait dans les modérés du régime

Pendant la campagne il a pris le contre-pied exact de Mahmoud Ahmadinejad sur la plupart des sujets primordiaux. Au pouvoir, en respectant ses promesses de campagne, il aurait pu insuffler sans conteste un vent nouveau sur la jeune société iranienne, notamment en matière de libéralisation des moeurs et de droit des femmes

Il se veut beaucoup plus modéré et pragmatique en politique étrangère. Il critique ainsi les diatribes antisémites de son adversaire  et condamne l'Holocauste

 Pour le nucléaire, il se dit prêt à accepter des garanties pour éviter une dérive militaire.

Fraude ou pas fraude ?

Aucune fraude caractérisée a dit le régime

Pourtant, une récente étude de Berman et Rintoul  basée sur les résultas officiels transmis parle ministère  de l’intérieur d’Iran, ne peut que nous interroger.

Les votes ont dépassés 100% des inscrits dans au moins deux provinces : Mazandaran et Yazd Et même atteint 130%

Les variations régionales, au niveau de la participation, ont disparues et il n’y a pas de corrélation entre cette augmentation et le succès d’Ahmarinedjad

 

L’augmentation de votants n‘explique pas un tel succès pour Ahmarinedjad.

 

Si l’on compare avec les élections présidentielles de 2005, dans trois provinces, les résultats d’Ahmarinedjad montrent qu’il aurait rassemblé les votes de la totalité des conservateurs, la totalité des centristes, de tous les nouveaux votants mais encore aurait capté 44% des voix des réformistes

 

En 1997, 2001, 2005, les candidat conservateurs en général et Ahmarinedjad en particulier, étaient très impopulaire dans les zones rurales.

Ahmaninejad aurait augmenté ses voix d’environ 13 millions soit 113% de plus qu’en 2005

 

Comment expliquer l’effondrement de Karrubi, l’un des candidats réformateur très populaire dans les régions périphériques ; dans sa propre province du Lorestan il passe de 55,5% des votants en 2005 à 4,9% en 2009 alors qu’Ahmarinedjad y progresse de 50,9% et rassemble sur son nom 47,5% des votes centristes.

Une grande partie des iraniens n’ont pas cru à la véracité des résultats déclanchant les protestations que l’on a vues et la répression que l’on sait.

 

LA DEMOCRATIE A-T-ELLE PERDUE ?

 

On sait qu’aucun des candidats ne remettait en cause la République islamique

On sait enfin que le « réformateur » Khatami, en son temps (1997-2005), avait énormément déçu les mêmes qui se sont mobilisés cette fois-ci pour Moussavi.

 Un des spécialistes de l’Iran, Frédéric Tellier ne pense pas que le camp réformateur iranien pourrait progressivement amener ce pays vers la démocratie libérale, par une sorte d’évolution interne maîtrisée. Tellier soutient que la vraie nature de la République islamique est d’être un régime totalitaire. Pour exister, Elle doit supprimer ou contrôler tous les espaces de libertés individuelles ou collectives

La rivalité entre réformateurs et conservateurs à l’intérieur du pouvoir, ne touchera pas à cet axiome de base. La seule solution réside dans un face à face entre individus brimés réunis et l’ensemble du régime totalitaire. Si cette thèse est exacte, l’avènement de la démocratie ne sera possible que par la chute du régime ; elle ne peut pas venir  ni d’une réorientation intérieure du pouvoir ni d’une intervention étrangère

 

Cette rupture, pour advenir, peut passer par des revendications qui n’attaquent pas de front le régime lui-même. C’est le cas des slogans des pro-Moussavi, qui réclament seulement que leur vote leur soit rendu. Par les proclamation «  Dieu est grand » sur le toits des maison à la nuit tombée, afin de maintenir un lien….. Mais il ne faut pas s’y tromper : derrière cette revendication, c’est un envie de la liberté qui s’oppose au poids de l’intégrisme

Aujourd’hui, le pouvoir semble avoir réussi à mater la révolte, ce qui s’est traduit par un renforcement des tenants les plus durs du régime. Mais ces journées resteront dans les mémoires iraniennes et elles nourriront les rêves d’avenir à la fois chez les Persans et chez tous les peuples minoritaires.

 

 

Pour en savoir plus

Fredéric Tellier : « l’Heure de l’Iran » (Ellipses)

Ramine Kamrane, et  fredericTellier « Iran : les coulisses d’un totalitarisme »

Daniel Bermanet Thomas Rintoul : première analyse du vote aux élections présidentielle de 2009 en Iran

Ali Rastbeen -L’Iran et les enjeux géostratégiques du XXI° siècle (Hérodote)

J.M. Vernochet : l’iran face à ses minorités

Par eve.api-oc - Publié dans : peuples
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 12:19

Robert Lafont vient de mourir à l’age de 86 ans .

 

Depuis l’age de 20 ans ce Nîmois de naissance est entré dans le monde de l’occitanisme et en est devenu un personnage incontournable. Que l’on soit d’accord ou non avec ses prises de positions politiques, on doit saluer en lui un grand intellectuel, grand à la fois par la qualité, la quantité, la diversité de son oeuvre. Pendant 65 ans cet inlassable travailleur a été tour à tour, poète, dramaturge, romancier, historien, sociologue, linguiste ; il écrira en occitan, en français, en catalan et en Italien

 

Robert Lafont est un des cofondateur de l’IEO Institut d’Etudes Occitan; il quittera l’institut quand sa présidence fut remise en question , de l'interieur, par une mouvance plus nationaliste, qui lui reprochait son trop grand suivisme des partis de gauches hexagonaux , souhaitait un engagement plus autonome, et une « popularisation » du travail de     l’IEO.

 

Il s’opposera très tôt au nationalisme occitan et à son fondateur François Fontan

Pourtant en 2001 à Rocavion, dans les vallées occitanes d’Italie il adressait un « Merci à Fontan » et disait de leur débat de presque cinquante ans qu’il était passé et inopportun ( passit e arnat)

 

Opposé aux idées que développe le Parti de la Nation Occitane, cet homme s’inscrivait dans une politique hexagonale ; Il à toujours été dans la mouvance des idées de gauches ; proche du parti communiste ou allié des socialistes. Il s’appuyait sur les luttes sociales et entendait partir d’elles pour établir un mouvement occitan fort.

 

A la suite de la lutte des mineurs de Decazeville , il lance les Comités Occitans d’études et d’Actions, pour entraîner les militants occitans vers la réflexion économique et politique.

            A la suite des révoltes viticoles, Avec ses amis proches du parti communiste :  Jean Pierre Chabrol (l’écrivain) et Emmanuel Maffre Beaugeais ( le leader viticole) il lance le manifeste « Mon païs escorgeat »  qui malheureusement n’aura aucune suite.

 

Parallèlement il est cofondateur avec Mitterrand et Hernu des institutions républicaines

Les concepts nouveaux de colonialisme intérieur et de régionalisme qu’il défend dans ses livres, intéressent les socialistes.

Le COEA deviendra Lutte Occitane , mouvance gauchiste, qui ne survivra pas à l’échec de la candidature de Robert Lafont à la présidence de la république.

 

 

Les manifestations viticoles l’amèneront à coté de Volem Viure Au Pays ; l’ancêtre du Parti Occitan qui le rapprochera à nouveau du parti socialiste;

 

Toujours  motivé par le mouvement social, il est séduit par l’alter-mondialisme. Il soutiendra le mouvement « gardarem la terra » a qui il offrira un manifeste de fondation qu’il délivrera symboliquement sur le Larzac en 2003

 

Souvent déçu par les partis de gauche, qu’il espérait influencer, mais jamais découragé, il fut, jusqu’à la fin de sa vie, un moteur  pour tous les occitanistes  qui se positionnaient par rapport à lui.

 

Rappelons nous ce qu’il disait dans l’un de ses livres : /

 

L’occitanisme doit se garder de deux écueils. Du culturalisme pur qui lui ferait croire qu’en défendant une langue et la culture quelle enveloppe il se fait entendre d’une société. Et de se prendre pour cette société. Abandonner à lui-même il est capable de bien des sottises : De rêver que l’indépendance se gagne à coup de gueule, ou inversement, comme quelques bouffons d’aujourd’hui, de croire qu’il va sauver la France à coups de culture occitane ;………

 

Je me suis mis à écouter une nouvelle génération d’occitanistes entre vingt et trente ans, qui taille dans la langue que je lui ai enseigné le parler de ses journées, qui parle aussi peu dialectalement que possible, ne sait plus le patois. Mais qui parle tout le temps un langage qui sait tout dire……

 

La France, l’Occitanie seront, sont déjà multiculturelles. Quelles restent multilingues, c’est la démocratie. Mais qu’en Occitanie, Une Occitanie libre et adulte, que l’occitan soit là pour donner raison à tout le monde et à tous le sens même d’un destin collectif.

(Extrait de : vingt lettres sur l’histoires - A ces cons de Français et ces couillons d’Occitans.)

 

Il nous laisse une œuvre littéraire immense

 

 

 

Œuvres de Robert Lafont

 

Prose en occitan

  • Vida de Joan Larsinhac, (I.E.O., 1951, reed. 1979,
  • Lei Camins de la Saba(I.E.O., 1965, reed. 1979),
  • Lei maires d'anguilas(I.E.O., 1966, reed. 1979,
  • Tè tu tè ieu (I.E.O., 1968, reed. 1979),
  • L'Icòna dins l'Iscla (I.E.O., 1971, reed 1979),
  • Lo Sant Pelau ( Cap e cap, 1972),
  • Tua culpa (I.E.O., 1974),
  • La Primièra persona (Fédérop, 1978),
  • Nani Monsur (Vent Terral, 1979),
  • Lo Decameronet (Vent Terral, 1983),
  • La Festa (1983-84), formé de Lo Cavalier de Març et Lo Libre de Joan.
  • Bertomieu Fédérope 1986
  •  La confidéncia fantastsiosa Fédérope 1989
  • Temp tres (Editorial Trabucaire, 1991)
  • L'enclaus ( IEO 1992
  • Finisegle Fédérope 1996
  • La rebousiera Fédérope 1991)
  • L’enclaus IEO 1992
  • Insularas IEO 1996
  • Contes libertins e faulas amorosas (Editorial Trabucaire, 2000)
  • L'eròi talhat (Editorial Trabucaire, 2001)
  • Lo Fiu de l’Uou Atlantica 2001
  •  Petita istòria europèa d'Occitània (Editorial Trabucaire, 2003
  • Lei vidas d’Atanasi reclams 2005
  • Le petit décaméron traduit de l'occitan par Danielle Julien (Editorial Trabucaire, 2008)

 

Théâtre

Lo Pescar de la Sépia (I.E.O., 1958),

La Loba (Aubanel, 1959),

La Bourride du Comte (U.F.O.L.E.A., 1966),

Ramon VII (Lo Libre Occitan, 1967),

La Nuech deis Enganats, in Cinc Peçòtas (I.E.O., 1967)

Los Ventres-Negres (I.E.O., 1967)

Teatre claus (I.E.O., 1969),

Dòm Esquichòte (I.E.O., 1973)

Lei cascavèus (Centre dramatique occitan, 1977)

La Croisade (1983)

Istoria dau trauc, lo Relotge, la Cabra in Teatre d’oc al séglé XX 1984

 

Essais en français

  • La révolution régionaliste (1967)
  • Sur la France (1968),
  • Décoloniser en France (1971)
  • Le travail et la langue (1978) étude sociolinguistique
  • Nous, Peuple Européen (1991)
  • La Nation, l'État, les Régions (1993)
  • Prémices de l'Europe. VIe siècle-XIIIe siècle siècles (2007 Éditions Sulliver
  • L'État et la langue. Europe/Antiquité, XVIIe siècle siècle (2008), Éditions Sulliver
  • Histoire et anthologie de la litterature occitane 2 tomes 1997 Editions du Languedoc
  • Anthologie des baroques Occitans Aubanel 1974
  • Clefs pour l’Occitanie Seghers 1970
  • Lettre ouverte aux Français d’un Occitan Albin Michel 1973
  • La revendication Occitane Flmmarion 1974
  • Le denouement Français J.J.Pauvert 1986
  • Element de phonetique de l’occitan Vent terral 1983
  • A ces cons de Français et ces couillons d’Occitans Vent terral 2006

A cela il faut ajouter nombre de plaquettes de poêmes publiées par l’IEO ou la maison d’édition Jorn.

Et des livres écrits en collaboration avec d’autres auteurs

 


Par eve.api-oc - Publié dans : occitanie
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 11:40

Occitanie/ Languedoc-Roussillon : Elections régionales

 

En Languedoc Roussillon il y aura une liste «Les Regionalistes » aux prochaines éléctions régionales.

 

,                   Christian Lacour au téléphone

              

Une rumeur, probablement bientôt confirmée, affirme que l'editeur Christian Lacour a rassemblé l’équipe qui avait tenté avec lui l’aventure des régionales en 2004.Ensemble, ils auraient décidé de renouveler leur tentative.

Christian Lacour  et son equipe choisiraient de partir seul, sans négociations préalables avec quelque parti hexagonal que ce soit, pour défendre les questions qui leur sont chères : l’avenir de la Catalogne et de l’Occitanie.


Petits, certes, mais autonomes,sincères, et plein d’idées pour l’avenir

Par eve.api-oc - Publié dans : occitanie
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