Présentation

NE PAS MANQUER

 
 

 

Histoire de France, L’IMPOSTURE

 

Mensonges et manipulations de l’histoire officielle de Georges LABOUYSSE

 

            Les manuels scolaires d’Histoire, qui suivent scrupuleusement les instructions officielles élaborées par Paris, reproduisent depuis 130 ans, de génération en génération, une histoire mythique imaginée au 19e siècle pour servir l’idéologie de la bourgeoisie républicaine dans son entreprise de conquêtes coloniales.

 

Une « Histoire de France » qui inventera des ancêtres communs, Gaulois blonds aux yeux bleus, pour tous les élèves de Dunkerque à Tamanrasset… Une Histoire qui exaltera les « vertus » de la force des armes au détriment du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »… Une Histoire qui ignorera superbement ou dénigrera les hommes et les femmes des territoires conquis : occitans et catalans, basques et bretons, corses et canaques, alsaciens et savoisiens berbères et martiniquais…

 

Bref une Histoire falsifiée qui forgera et entretiendra jusqu’à nos jours un nationalisme français dangereux teinté d’un chauvinisme humanitaro-cocardier et d’un conservatisme anti-sémite, à travers le culte de héros intouchables d’une France « une et indivisible ».

 

C’est ce que montre la première partie de ce livre. Dans la seconde partie, sont rassemblés des textes et des documents qui peuvent expliquer comment l’on a conditionné les peuples de France et pourquoi le nationalisme français, le jacobinisme centraliste, le bonapartisme politique ont la vie dure aujourd’hui encore et détruisent à petit feu la diversité de nos langues et de nos cultures.

 

  en souscription: 14 € à commander à: IDECO – BP 6 – 81700 PUYLAURENS

 
 

 

 

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peuples

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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 13:57
- Par eve.api-oc

« Ne pleurez pas…ne pleurez pas devant l’état français… » telles ont été les paroles d’Yvan Colonna face à la douleur de ses amis Corses, à l’annonce du verdict de la cours d’exception qui le condamnait a la prison à perpétuité pour l’assassinat du préfet Eyrignac.

L’assassinat d’un préfet c’est une attaque directe contre l’état français. Il faut donc un coupable .Le ministre de l’intérieur de l’époque, Mr Sarkozy, l’a désigné ; c’est ce berger corse qui a pris le maquis plutôt que d’aller voir les gendarmes quand il a été mis en cause.

Un autre revendique cet acte ? Qu’importe !. Colonna est condamné d’avance. « L’assassin du Préfet Eyrignac vient d’être arrêté. » a dit Nicola Sarkozy aujourd’hui président de la république.

Au delà du berger corse c’est tout un pan de son peuple corse qui est condamné : celui qui est conscient,nationaliste convaincu, celui qui veut valoriser son économie, son pays et sa culture, celui qui veut prendre en main son destin ; bref celuiqui représentent les forces vives de la Corses

Aujourd’hui, Yvan Colonna devient un symbole : symbole de l’injustice constante faite à la Corse par l’état français. N’oublions pas que selon l’histoire,  les corses étaient un peuple de bergers…..


Eve

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Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /Nov /2007 20:25
- Par eve.api-oc

L’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones par l’Assemblée générale le 13 septembre 2007 est un triomphe pour la justice et la dignité humaine Elle a nécessité 20 ans de négociations entre les représentants des gouvernements et des peuples autochtones.

La Déclaration a été adoptée par une majorité de 144 états, 4 votes contre (Australie, Canada, Etats Unis et Nouvelle Zélande) et 11 abstentions (Azerbaijan, Bangladesh, Bhoutan, Burundi, Colombie, Georgie, Kenya, Nigeria, Fédération Russe, Samoa et Ukraine).

La Déclaration établit un cadre universel de normes minimales pour la survie, la dignité, le bien être et les droits des peuples autochtones du monde entier. Elle  dresse les droits collectifs et individuels; les droits culturels et identitaires; les droits à l'éducation, la santé, l'emploi, la langue …

Elle proscrit la discrimination contre les peuples autochtones et promeut leur  complète participation dans toutes les questions qui les concernent. Elle affirme leurs droits à rester distincts et à poursuivre leurs propres priorités dans le développement économique, social et culturel.

 La Déclaration encourage explicitement des relations harmonieuses et coopératives entre les Etats et les peuples autochtones.

Mais cette résolution vas très loin ; elle constate, après examen de la charte des nations unies, le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels,, celui relatif aux droits civils et politique, la déclaration et programme d’action de Vienne, que tous les peuples ont droit à disposer d’eux même ; ils peuvent donc déterminer librement leur statut politique, assurer librement leur développement économique et culturel

Quelques articles interessants :

Article 2
Les autochtones, peuples et individus, sont libres et égaux à tous les autres et ont le droit de ne faire l’objet, dans l’exercice de leurs droits, d’aucune forme de discrimination fondée, en particulier, sur leur origine ou leur identité autochtones.

Article 3
Les peuples autochtones ont le droit à l’autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

Article 4
Les peuples autochtones, dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination, ont le droit d’être autonomes et de s’administrer eux-mêmes pour tout ce qui touche à leurs affaires intérieures et locales, ainsi que de disposer des moyens de financer leurs activités autonomes.

…………………….

Article 33
1. Les peuples autochtones ont le droit de décider de leur propre identité ou appartenance conformément à leurs coutumes et traditions, sans préjudice du droit des autochtones d’obtenir, à titre individuel, la citoyenneté de l’État dans lequel ils vivent.
2. Les peuples autochtones ont le droit de déterminer les structures de leurs institutions et d’en choisir les membres selon leurs propres procédures.

Article 34
Les peuples autochtones ont le droit de promouvoir, de développer et de conserver leurs structures institutionnelles et leurs coutumes, spiritualité, traditions, procédures ou pratiques particulières et, lorsqu’ils existent, leurs systèmes ou coutumes juridiques, en conformité avec les normes internationales relatives aux droits de l’homme.

Article 35
Les peuples autochtones ont le droit de déterminer les responsabilités des individus envers leur communauté.

Article 36
1. Les peuples autochtones, en particulier ceux qui vivent de part et d’autre de frontières internationales, ont le droit d’entretenir et de développer, à travers ces frontières, des contacts, des relations et des liens de coopération avec leurs propres membres ainsi qu’avec les autres peuples, notamment des activités ayant des buts spirituels, culturels, politiques, économiques et sociaux.

Cette résolution a une importance symbolique forte ;pour la première fois on voit sur la scène internationale une reconnaissance des différences identitaires et ethniques.

 

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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 20:14
- Par eve.api-oc

INDEPENDANCE OU AUTONOMIE .

     Des mots chargés de sens et d’histoire. Leur sens varie selon le contexte ethnique et selon l’histoire de chaque peuple. Selon qu’on parlera d’indépendance de l’Algérie, de la Corse ou de la France, le mot peut avoir une charge négative ou positive selon l’interlocuteur.  Si l’on veut convaincre il faut  débarrasser  chaque mot de da sa charge affective et le définir avec précision. Dans le cas qui nous occupe, tout dépend de la façon dont la dépendance est vécue et ressentie.

        Lorsqu’il s’agit d’un couple, on parlera de  « revendiquer son indépendance », « prendre son indépendance » ou  « être indépendant ». L’indépendance de chacun peut être la condition de la réussite d’un mariage. Cette indépendance peut être aussi conflictuelle ou se faire à l’amiable en cas de divorce. Il en est de même lorsqu’il s’agit de nations.

             Pour beaucoup de gens l’idée d’indépendance fait peur. On y voit alors repli sur soi, absence d’échange, misère de la solitude. C’est confondre indépendance et autarcie. Si là était le but de notre indépendantisme, alors je comprendrais les méfiances. Nos partenaires sociaux auraient raison de s’y opposer. Les nations sont comme les individus, elles ne peuvent pas vivre les unes sans les autres.

            L’indépendance des Etats telle qu’elle est apparue au  19° et au 20° siècles à la veille des grandes guerres mondiales était fondée sur la méconnaissance de l’autre, la peur de l’autre et donc la haine de l’autre. Elle menait droit aux guerres internationales. Les Etats étaient alors fermés sur eux-mêmes, leurs frontières protégées à l’extrême par des armées. On se « carapaçonnait »  de tous côtés jusqu’à l’absurde : lignes Maginot, Rideau de Fer etc …

            De cela les peuples européens ne veulent plus et ils ont raison.

            On pourrait pour s’opposer à cet indépendantisme là adopter une attitude cosmopoliste et proposer à la façon anarchiste un monde sans Etat. Ce serait faire abstraction des impérialismes existants qu’ils soient culturels, économiques, politiques ou les trois à la fois. On ne peut faire comme s’il n’existait pas de rapports de force entre civilisations ou entre Etats. Une nation aujourd’hui ne peut exister et se développer que si elle se dote d’un réel pouvoir sur son devenir et donc d’une indépendance relative, c'est-à-dire d’un gouvernement et donc d’un Etat.  Si non, comment pourrait elle sans Etat retrouver l’usage normal de sa langue, la connaissance de son histoire et sa liberté de création ?

            Il nous appartient d’inventer de nouvelles formes  démocratiques de gouvernement qui soient fondées sur le droit à la différence, le droit à disposer de soi-même sans hostilité envers quelque peuple que ce soit.

            Dans un couple, l’indépendance des deux partenaires est la condition d’un amour librement choisi. De la même façon il est indispensable que les nations qui composent l’Etat français aient droit au divorce. Il faut qu’elles aient une certaine indépendance si l’on veut que leur coopération et leurs amitiés soient sincères et  enfantent de quelque progrès.

            Il s’agira alors d’une indépendance limitée. Limitée par la nécessité des échanges mondiaux. Limitée par la construction européenne qui s’élargie et doit prendre en compte les nations sans Etats au même titre que celles qui n’en n’ont pas encore comme la Catalogne ou l’Ecosse. Limitée par le respect d’autrui. On pourra alors parler de large autonomie ou

d’ autonomie illimitée qui se confond peu à peu avec l’indépendance.

            A nous de faire en sorte qu’il en soit ainsi. Ainsi le combat que nous menons pour l’indépendance de l’Occitanie s’inscrira dans une vision du monde profondément progressiste parce qu’humaine.

Texte de Jacques Ressaire 

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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /Oct /2007 14:03
- Par eve.api-oc

 

LES TURCS

 

            La communauté originaire de Turquie est en France depuis les années 1965; actuellement forte de 250.000 personnes, elle se regroupe en Alsace, en Loraine et dans la  vallée du Rhône.

La pénurie de main d’œuvre en Europe et le manque d’empois dans leur pays ont poussés les Turcs à immigrer d’abord en Allemagne puis dans les autre pays européens (Autriche, Hollande, Belgique et France.)

Contrairement aux idées rependues, cette communauté n’est pas unifiée et monolithique , au contraire, elle est très divisée, par des questions ethniques et socio-politiques.

           

            Ethnique:

            Parmi cette population qui vient de Turquie il n’y a pas que des Turcs on y trouve/

            Les Lazes: ils sont  entre 1.200.000 et 1.500.000  en Turquie; ce peuple vit au nord est du pays (dans l’ancienne Colchide); ils parlent le Lazuri, une langue caucasite proche du Mingrelien . Installés bien avant les Turcs autour de la mer noire, convertit a l’islam au 17° siècle , ils pratiquent leur langue et leurs coutumes. Les défenseurs de leur culture sont persécutés par les Turcs.

 

            Les Kurdes; c’est la grande minorité ethnique persécuté en Turquie ; Installée au sud est du pays. Différents au niveau de la langue, du mode de vie et même de la religion: bien que musulmans sunnites, ils sont de rite chaféite ce qui les différencie de tous leurs voisins. Ils sont estimés à 15 millions soit 25% de la population; 3 millions d’entre eux vivent à Istambul. Les partis traditionnel kurdes sont actuellement interdit en Turquie ou le seul autorisé est le Parti démocratique du peuple (D.P.). Les kurde voit dans le turc l’oppresseur contre qui ils n’ont jamais cessé de se battre. En France, les deux communautés ne se mélange pas mais peuvent vivre côte à côte.

Ainsi certaines villes comme Bollène dans la vallée du Rhône accueille depuis fort longtemps une communauté Kurde importante. Pour les Bollènois ce sont des Turcs.

 

Les associations religieuses en France

L’islam turc en France est très lié  aux orientations politiques de l’état Turc. Il y a en fait l’islam officiel véhiculé par les consulats, les confréries et les courants islamistes

            La Diyanat:branche officielle directement liée au cabinet du  premier ministre Turc.

            Les Sûleymanci: ils sont modernistes mais prônent  un soutien aux partis politiques conservateurs

            Mili Gürüs est actuellement l’association la plus importante et la mieux organisée ; elle est le bras du Parti du bien être ( parti islamiste combattant la laïcité) et enfin

            les Kaplanci, extrémistes et fanatiques religieux.

 

Les associations politiques:

            Elles sont majoritairement de gauche, mais elles sont divisées et fragmentées. C’est là qu’il faut inscrire les organisations   séparatistes Kurdes qui ,elles, sont très actives et vivantes.

Les loups gris : c’est ainsi qu’on appelle les militants d’Ülku ocaklan,(foyer idéaliste), mouvement d’extrême droite ultra réactionnaire, panturc, fondé en 1963 par le colonel pronazis Alpaslan Turkey. Elle a un grand nombre d’adhérents dans toute la communauté et n’hésite pas à employer les méthodes violentes.

 

Caractéristiques de l’émigration Turcs dans l’état Français.

            Cette émigration est arrivée tardivement, elle est d’origine rurale et groupée. Concentrée géographiquement elle a un caractère familial marqué.

            La France est le dernier pays qui a signé, en 1965, un accord d’échange de main-d’œuvre avec la Turquie à la suite de la demande du patronat qui souhaitait diversifier l’origine de ses travailleurs étrangers. L’émigration turque est passée de 111entrées officielles en 1962 à 8751 en 1970, pics des entrées en France. En 1974, premier choc pétrolier, les portes de l’Europe se ferment. Alors qu’il y avait un va et vient permanent , l’arrêt de l’émigration va sédentariser les populations turques dans les pays d’accueils; En France, la politique du  regroupement familial  et les naissances sur place vont accroître la population alors que les autres populations émigrées sont, à la même période, en recul.

En 1980 - l’intervention de l’armée, qui se veut la gardienne des valeurs Kémalistes, pour défendre la laïcité provoque une demande massive de droit d’asile.

              -Le problème kurde se rallume….d’où de nouvelles émigrations politiques.

 

Au début de 1990 l’idée du retour s’efface mais les relations avec le pays restent importante.

 

            Chaque année 1.700.000 à 2.200.000 citoyens turcs sortent de leur pays, 700 à 900.000 pour travailler à l’étranger.

Les communautés turques ont une facilité à structurer leurs milieux sociaux économiques; si les réseaux commerciaux sont relativement faciles à cerner, le réseau associatif échappe souvent aux  compréhensions occidentales tant  les croisements avec les autre pays de l’immigrations et la Turquie sont compliqués, le maillage  des partis politiques complexe (que ce soient les partis Turcs, kurdes  ou Islamistes), et  les réseaux de types mafieux bien réels.

Pour essayer de comprendre cette communauté, Il faut aussi tenir compte du fait que chaque année, entre 15.000 et 28.000 envoyés de l’état turc dans le monde, : fonctionnaires des consulats,représentants de divers ministres, instituteurs, imams…. Viennent pour Encadrer….aider…. Essayer de structurer la communauté turque dans le monde et l’état français en reçoit sa part.

La population venue de Turquie, malgré les différences ethniques, a un lien commun: la langue Turque qui est pratiquée par tous, soit en première, soit en deuxième langue . C’est une langue qui présente une simplicité syntaxique et s’écrit avec l’alphabet latin; Elle est soutenue par une profusion de médiats: 12 chaînes de télévisions que l’on capte avec une parabole, autan de radios et 6 journaux nationaux disponibles dans les grandes villes de l’état Français.

Les communautés d’ Europe conservent leurs liens de groupe par l’intermédiaire de diverses associations, et, en même temps, les citoyens Turcs sont poussés ,diplomatiquement, confessionnèllement et médiatiquement vers l’acquisition de la nationalité de leur pays  d’accueil. Les jeunes sont particulièrement sollicités. 

 

 

 

 

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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /Oct /2007 13:38
- Par eve.api-oc

Quant on dit aujourd'hui: Kurdistan, on pense à la region autonome kurde d'Irak
En fait, on estime la population Kurde à 30 millions de personnes. 50% des Kurdes vivent en Turquie, 25% en Irak, 18 % en Iran, 3% en Syrie,;il existe aussi une importante diaspora en Europe, en Azerbaïdjan et en Arménie.

 

Kurdes  d’Irak

Au début du 20°siècle l’Irak est sous mandat britannique ; les Kurdes revendiquent alors le droit du peuple kurde à l’autodétermination. En 1919 et 1923 Les Britanniques répriment ces soulèvements

La révolution de 1958 définit l'Irak comme le pays de deux peuples, arabe et kurde. A ce moment là, Mustapha Barzani rentre d'URSS

A partir de 1961, le général Barzani prend la tête d’un soulèvement, et obtient le 11 mars 1970 un accord pour l’autonomie du Kurdistan soutenu par l’Iran du Shah, Israël et les Etats-Unis. En 1968, les Kurdes se rendent autonomes au sein de la république ; de 1961 à 1968, la lutte des Kurdes entraîne la chute de quatre régimes avant que la tendance actuelle du Baas prenne le pouvoir ;

 en 1970 une paix est signée et le gouvernement s'engage à donner l'autonomie à toutes les régions à majorité kurde après recensement. Le recensement ne sera jamais fait (il était décisif pour la région pétrolière de Kirkouk). Une région autonome leur sera attribuée de façon unilatérale et sans pouvoir réel.

la délimitation de la zone autonome, et notamment le refus d’y inclure des villes pétrolifères telles que Kirkouk, et Mossoul est à l’origine du soulèvement kurde de 1974,
En 1974, la guerre reprend sous l'impulsion du vieux leader charismatique Mustapha Barzani, soutenu par l'Iran mais en 1975, l'Iran et l'Irak signent l'accord d'Alger, le mouvement de Barzani choisit de se rendre.

 A partir de ce moment l'Irak adopte une politique d'arabisation dans les régions kurdes pétrolières et frontalières ; une centaine de milliers de Kurdes sont déplacés vers le sud ou vers la région "autonome". En 1976, Saddam Hussein fait connaître un nouveau programme qui sera appliqué jusqu'à la guerre Iran-Irak ; sur 20 km de large aux frontières soit 3 fois la superficie du Liban, les villages seront détruits au bulldozer, les sources bouchées, les cultures détruites. 1 500 villages seront supprimés ; les Kurdes seront dispersés par petits groupes dans des villages arabes ou regroupés en grand nombre dans les "villages stratégiques", véritables camps de concentration.

Les Kurdes irakiens connaissent alors une farouche répression de la part du régime et du parti Baas, qui va se poursuivre pendant 25 ans

En 1988 le gazage de la ville de Halabja, et les campagnes de nettoyage ethnique, dites Anfal (du 23 février 1987 au 6 septembre 1988), feront 182 000 victimes et disparus

 les ONG de défense des droits de l’Homme accusent le régime irakien de crimes contre l’humanité et tentatives de génocide.

Au printemps 1991, le soulèvement kurde et chiite, à l’appel des Alliés de la guerre du Golfe, est un échec total. Le commandement américain laisse le régime de Saddam utiliser sa Garde républicaine, son aviation et son armée de terre contre les civils. 130 000 Chiites sont massacrés, deux millions de Kurdes fuient vers la Turquie et l’Iran

A la suite de cette débâcle les Alliés mettent en place une zone de sécurité au nord du 36ème parallèle.

Cette zone couvre les deux tiers de la superficie totale du Kurdistan irakien, soit 80 000 km2.

Depuis, indépendante de facto, la Région autonome du Kurdistan est dirigée par un gouvernement régional du Kurdistan

 

Administration du Kurdistan Irakien

 

 

la zone située au nord du 36ème parallèle ne correspond pas à la géographie humaine du pays : une part importante des Kurdes d’Irak vit au sud de cette ligne ; De plus, la zone gérée par les Kurdes depuis 1991 ne correspond pas non plus à celle de la Région autonome du Kurdistan officielle mais suit la “ligne verte”...c’est à dire la ligne d’avancement des troupes au moment du cessé le feu..

les élections de 1992, élections à forte participation. Ont amené  les deux partis traditionnels Kurde l’UPK de Jalal Talabani et le PDK  de Massoud Barzani à une quasi-égalité Deux gouvernements recouvrant chacun une région du Kurdistan d’Irak (un UPK et un PDK), se sont donc constitués, chacun avec son Parlement. Des combats, attisés par les Etats voisins  ont opposé ces deux camps..

La situation générale de Irak en 1994/1995, avec la résolution dite “Pétrole contre nourriture” permet l’arrivée de rations alimentaires et le financement d’infrastructures (routes, bâtiments scolaire, adduction d’eau...).

A partir de 1999, la tension se fait moins vive entre les deux parties : les combats cessent, et les contrôles sur les routes entre les deux secteurs kurdes se raréfient

Ce rapprochement s’est accentué et a conduit à la réunification, le 6 octobre 2002, du parlement régional kurde, divisé depuis la guerre fratricide. Cette réunion commune des députés des deux principaux partis a constitué un temps politique et symbolique fort au Kurdistan, permettant de dépasser les clivages. -  

Les kurdes ont été plus loin encore puisque, bénéficiant des circonstances jalal Talabani est nommé président de l’Irak

Massoud Barzani administre la région autonome

Pour les Kurdes aujourd’hui la Kurdistan Irakien est une réussite et un exemple ; La réalisation d’un “Grand Kurdistan” n’est plus aujourd’hui un préalable, et les approches institutionnelles, suivant les pays peuvent être très différentes : fédéralisme, régions autonomes...

Pouvoir mener des expériences similaires pourrait être une prochaine revendication. dans les pays à minorité Kurdes ; cette exemple du Kurdistan Irakien ne plait pas du tout à la Turquie.


 

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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /Oct /2007 13:16
- Par eve.api-oc

Kurdes en Turquie

 

Pour la première fois depuis quatorze ans,une lueur d’espoir était apparu, et on pouvait légitimement espérer une évolution favorable de la situation des Kurdes de Turquie

 En Juillet 2007, vingt députés kurdes du DTP (Parti de la société démocratique) etaient élus au parlement En 1994, les quatre députés kurdes que comptait alors le Parlement, dont Leyla Zana, avaient été condamnés à quinze ans de prison pour leur soutien au PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Les Kurdes sont 20 millions sur 80 millions de citoyens turcs. Leur représentation au parlement semble légitime Mais les espoirs d’une solution politique a vite été  déçu. Les élus du DTP ont vite été accusés de soutenir «le terrorisme séparatiste» des rebelles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan)

Ahmet Turk, le président du Parti pour une société démocratique, déclarait : «En entrant au parlement, notre but était de créer un dialogue démocratique, de trouver une formule civile destinée à mettre fin à la violence…..Or depuis deux mois, c'est l'inverse. On nous prend pour cible et on nous accuse de ne pas dénoncer le PKK. On essaie de nous faire taire. En tant que parti politique, nous croyons bien sûr que la question kurde ne peut être résolue ni par les armes ni par une action militaire. Mais ceux qui nous accusent, que font-ils? Rien. Il n'y a pas d'ouverture démocratique, pas de réformes proposées pour donner confiance aux 20 millions de Kurdes de ce pays ».

l’armée a refusé d’inviter les députés du DTP aux cérémonies officielles de la fête de la Victoire le 29 août. Puis le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a exigé du DTP qu’il dénonce clairement le PKK comme «une organisation terroriste».( il est déjà considéré comme tel par l’Union européenne et les Etats-Unis.) Le DTP a rétorqué : «Nous n’appelons pas nos frères des terroristes.» ce qui n’a pas arrangé les choses

L'armée turque semble déterminée à frapper l'organisation kurde avant l'arrivée de l'hiver. Mi octobre, elle a délimité 27 nouvelles zones de sécurité qui s'ajoutent à celles déjà imposées en juin dans la région. et a bombardée la zone afin d'empêcher un replis massif des combattants du PKK dans les montagnes du nord de l'Irak.

 Malgré cela, divers attentats meurtriers, et la multiplication des incidents sur le terrain montre que le PKK, est toujours capable d’agir. L’armée met en cause les infiltrations des rebelles depuis leurs bases arrières en Irak du Nord.  On avance le nombre de 3500 combattants du PKK repliés dans la zone Kurde d’Irak.

la Turquie et l'Irak ont signé un accord de coopération sur la lutte contre le PKK, mais il ne permet pas à l'armée turque d'intervenir sur le territoire irakien sans autorisation préalable de Bagdad.  

Malgré cela, le gouvernement Turc vient de donner un blanc sein d’un an à l’armée pour poursuivre le PKK en Irak même.

 

 

Les militaires durcissent leur position. La semaine dernière, devant les membres de l'académie militaire, le chef d’état major, le général Büyükanit a laissé entendre qu'il serait nécessaire d'interdire le DTP dont les membres «appellent «frères» des terroristes». Mais il a aussi critiqué les projets de nouvelle Constitution civile proposée par le gouvernement de Erdogan.

Les militaires s’opposent fermement à des concessions  ou des reconnaissances collectives  faites aux kurdes

 

«Si la nouvelle Constitution admettra l’existence et l’expression libre de toutes les cultures, je peux réaliser l’armistice dans deux mois.»

déclaration de Abdul Ocalan  leader du PKK,Condamné à la prison à vie sur l’ile de Imrali depuis 1999.

 

 

l’AKP le parti du premier ministre Turc, avec son image réformiste et pro européenne a nettement augmenté ses scores électoraux dans le sud est à majorité Kurde. (entre 80 et 90 la guerre et la répression à fait dans ces endroits 36.000 morts) le parti se prépare donc pour les municipales. Il vise particulièrement la municipalité de la capitale régionale Diyarbakir

 

Un certains nombre d’élus kurdes, des  maires en particulier sont poursuivis pour «propagande séparatiste», «promotion du bilinguisme dans les services municipaux» ou accusés d’avoir appelé «respectable monsieur» le leader du PKK Abdullah Ocalan

 

Pour le moment 60000 soldats Turcs sont massés à la frontière Turco Irakienne

 

 

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