Présentation

NE PAS MANQUER

 
 

 

Histoire de France, L’IMPOSTURE

 

Mensonges et manipulations de l’histoire officielle de Georges LABOUYSSE

 

            Les manuels scolaires d’Histoire, qui suivent scrupuleusement les instructions officielles élaborées par Paris, reproduisent depuis 130 ans, de génération en génération, une histoire mythique imaginée au 19e siècle pour servir l’idéologie de la bourgeoisie républicaine dans son entreprise de conquêtes coloniales.

 

Une « Histoire de France » qui inventera des ancêtres communs, Gaulois blonds aux yeux bleus, pour tous les élèves de Dunkerque à Tamanrasset… Une Histoire qui exaltera les « vertus » de la force des armes au détriment du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »… Une Histoire qui ignorera superbement ou dénigrera les hommes et les femmes des territoires conquis : occitans et catalans, basques et bretons, corses et canaques, alsaciens et savoisiens berbères et martiniquais…

 

Bref une Histoire falsifiée qui forgera et entretiendra jusqu’à nos jours un nationalisme français dangereux teinté d’un chauvinisme humanitaro-cocardier et d’un conservatisme anti-sémite, à travers le culte de héros intouchables d’une France « une et indivisible ».

 

C’est ce que montre la première partie de ce livre. Dans la seconde partie, sont rassemblés des textes et des documents qui peuvent expliquer comment l’on a conditionné les peuples de France et pourquoi le nationalisme français, le jacobinisme centraliste, le bonapartisme politique ont la vie dure aujourd’hui encore et détruisent à petit feu la diversité de nos langues et de nos cultures.

 

  en souscription: 14 € à commander à: IDECO – BP 6 – 81700 PUYLAURENS

 
 

 

 

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peuples

Communauté : Occitania - Ecrire un commentaire
Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 22:45
- Par eve.api-oc

Guadeloupe, Martinique …l’état opte pour l’affrontement

 

 

Les îles de Martinique et de Guadeloupe sont française depuis 1635. Toutes deux ont été marquées par l’esclavage, la domination blanche, la colonisation.

L’économie actuelle de ces îles est tenue en main par une quinzaine de familles blanches, descendants des grandes familles esclavagistes : les Bekés.

 

Pour nous ces îles sont synonyme de cocotiers et sable fin , lagons transparents et farniente. Pourtant la vie ici est difficile  économiquement et les inégalités se creusent. Les ressources des iles sont limités à la cane à sucre, à la culture des bananes et au tourisme. le tout est tenu en main par les Bekés ; les ressources agricoles étant en baisse la reconversion dans un tourisme de masse coupé de la culture locale et des habitants,  amène encore plus de déstructuration sociale.

La société des iles antillaises s’est structurée autour d'un long métissage où se mêlent des origines diverses : descendants des esclaves noirs d'Afrique, Blancs d'origine européenne, immigrants venus l'Inde, d'Orient et de Chine.

Cette diversité des origines et des cultures a provoqué un mélange des références culturelles. Elle a engendré des mouvements d'idées originaux, notamment, le concept de « négritude » d'Aimé Césaire  dans l'immédiat après-guerre.

Plus récemment, l'identité antillaise s'est structurée autour du concept de «  créolité  » qui évoque l'idée d'une civilisation originale, ouverte sur le monde et fondamentalement métissée. Rassemblée autour du Créole. Le Créole est un idiome issue des langues européennes qui se serait formé dans les sociétés coloniales antillaises du XVI° et XVII° siècles ; Le statut de langue lui est parfois contesté. Actuellement ce langage autonomedu contact d’une langue européenne avec des langues indigènes ou importées, est devenu langue maternelle et langue principale d’une communauté

Elle en maintient la cohésion et porte sa culture. Dans toutes les Antilles française l’inter compréhension ne pose pas de problème.(3) Les dictionnaires fleurissent dans toutes les iles

Cette recherche d'identité, et ses représentations collectives directement issues de la colonisation, l'héritage économique, notamment foncier qui en résulte, déterminent dans une large mesure les comportements sociaux qui de plus en plus rejetant l’assimilation, affichent la Creolité

 

Un peu d’histoire

 

1949 Il y a 60 ans Aimé Cesaire déclarait

 « Si, contrairement à l’esprit de la Constitution, le gouvernement continue à nous imposer un régime d’exception fondé sur le racisme et la discrimination, autrement dit, si on nous refuse tous les avantages sociaux, obligation sera faite au peuple martiniquais de donner une autre direction à ses aspirations ».

 

1971 Convention pour l’autonomie qui réunit en 1971, au Morne rouge en Martinique, des représentants des forces progressistes des quatre DOM, il en sortira un document dans lequel on peut lire que « les peuples des quatre territoires de La Réunion, de la Guyane, de la Guadeloupe, de la Martinique (sont) des entités nationales (qui) doivent être constituées dans le cadre juridique d’un État autonome »

 

1973, Aimé Césaire fera campagne en faveur de l’autodétermination. Mais il ne sera réélu que de justesse sur ce programme et, de ce fait, le PPM (1) renoncera par la suite à parler d’indépendance. Il se satisfera de demander « l’autonomie »,

 

le PPM et le MIM (2) de Alfred Marie Jeanne ne reclame  pas un vrai statut d’independance mais une forme d’autonomie ;

La loi d’orientation pour l’outremer (LOOM) du 13 décembre 2000 avait prévu la possibilité dans les divers territoires qui constituent les restes de l’empire colonial français. ,d’une évolution institutionnelle différenciée, le 28 mars 2003, la constitution défini le cadre dans lequel ces territoires d’outre-mer peuvent inscrire leurs particularités. Deux possibilités vont s’offrir à eux :

L’art 73 qui regroupe les départements et régions d’outre mer DOM/ROM) qui seront soumis aux lois métropolitaines qui peuvent être adaptées en fonction des « caractéristiques et contraintes particulières 

L’art 74 qui change les dénomination et remplace les anciennes divisions administratives départements et régions en une entité appelée collectivité d’outre mer.(COM) ayant une « spécificité législative ».

 

2003 les populations de la Martinique et de la Guadeloupe ont été consultées: le 7 décembre 2003 on leur a posé la question suivante: « Approuvez-vous le projet de création en Guadeloupe (en Martinique) d’une collectivité territoriale demeurant régie par l’article 73 de la Constitution et donc par le principe de l’identité législative avec possibilité d’adaptations, et se substituant au département et à la région dans les conditions prévues par cet article ? »

Simultanément, les habitants des communes de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin (faisant jusqu’alors partie de la Guadeloupe) étaient consultés sur leur transformation en COM relevant de l’article 74. à Saint Barthélémy et les Saint-Martin on sont prononce à une très forte majorité en faveur de cette proposition

les Guadeloupéens et les Martiniquais refusèrent la simple adaptation qui leur était proposée. Et choisirent de rester département et région française. Pourtant il n’etait pas question d’autonomie ; on évoquait seulement la collectivité territoriale unique et non le contenu des compétences devant lui être nouvellement transférées.

Une très forte abstention a marqué ce scrutin (66% et le résultat fut acquis à 50,4 %

2004

Quelque mois plus tard, pour les élections régionales, en mars 2004, le président sortant de Martinique, Alfred Marie-Jeanne, qui se présentait sous l’étiquette « indépendantiste », a été élu le taux de participation fut de 53 %). Et la Guadeloupe elle  virait complètement à gauche  abandonnant l’UMP, en opposition complète avec la tendance de métropole ou la vague bleue faisait des ravages.

2008

Depuis, la situation économique s’est encore dégradée. Actuellement les produits de base sont 25% plus cher  que dans l’état français métropolitain. Le Smic est au même niveau.

 En Guadeloupe, Le chômage est en moyenne de 25% et de 48% parmi les jeunes de moins de 25ans. Bien qu’on n’ait pas les derniers chiffres, il semble qu’il soit supérieur en Martinique

Aujourd’hui

Les guadeloupéens ont réagit les premiers en structurant le mécontentement général et en créant le L.K.P :  Lyanag kont profitasyon* / Rassemblement contre les profiteurs

C’est un collectif de 52 organisations comprenant des syndicats dont le plus important de gouadeloupe lUGTG, le syndicat des transporteurs, les syndicats des stations de service, syndicat de pêcheurs, etc, des groupements de mutuelles, des fédérations d’associations…

Le L.K.P. a lancé un mouvement de grève qui dure depuis le 20 janvier 2009.

A sa tête: Elie Domoto, président de UGTG ; Ce guadeloupéen de 42ans est directeur adjoint de l’ANPE de L’Ile ( diplômé sup de gestion d’Urbanisme de Limoges) C’est un leader incontesté, très proche du peuple, qui s’exprime en Créole dans tous ses meeting

Des négociations on été engagées avec autour de la table de négociation, une représentation de l’ensemble des décideurs de la Guadeloupe :

Le collectif : *L.K.P.  Les élus : (Conseil Régional - Conseil Général - Les maires - les Députés - Les Sénateurs). Les socio professionnels L MEDEF - CGPME - CTPME - CCI - CES – etc.) L’Etat :( Préfet de Région - Les Directeurs d’administration centrale)

On sait comment le gouvernement arrêta cavalièrement et sans ménagement la signature d’accords.trouvés entre tous les partis

Pourtant, en période de crise seule la négociation peut trouver un débouché honorable pour tous . Les iles ont déjà connu la répression policière qui entraîna la mort de plusieurs personnes ;

En 1910, 1925, 1952, 1967. (Rappelons que c’est après les massacres de 1967 que c’est créée la CGTG clairement indépendantiste.)

Augmenter les forces de polices après avoir rompues des négociations bien avancées c’est réveiller de vieux souvenirs, de vieilles rancunes et prendre de gros risques.

 

Il a fallu un drame en Nouvelle Calédonie pour qu’un processus (les accords de Matignon en 1988) soit trouvé afin de conduire le pays calmement, vers une indépendance lointaine, une prise de possession  progressive du pouvoir  par les forces locales. Un statut propre a été trouvé. La sagesse voudrait qu’ici, un chemin identique soit cherché. Il ne faut pas laisser pourrir la situation ; cela pourrait conduire à toutes les dérives, mais accepter le sens de l’histoire. La marche des peuples vers la prise en main de leur avenir est inéluctable.

L’autonomie est inévitable et comme le disait Cesaire : « L’autonomie …est un plus et ce n’est pas un moins. Ce qui est acquis restera acquis. Mais ce qui manque sera ajouté ».

 

 

    Ne négligeons pas le slogan dit et redit dans les manifestations de ces derniers jours en Guadeloupe

« La gwadloup cé tan nou - la gwadloup cé pa ta yo - yo bisyon fé sa yo vlé - a dan péyi en nou »

        "La Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe n’est pas à eux, et ils veulent faire ce qu’ils veulent -


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1 « Et, plus que jamais, notre pays a besoin d'un PPM bien vivant, en accord avec le seul moyen d'arriver à ce que nous voulons : l'Autonomie, sans avoir à tomber dans le piège du choix préalable entre article 73 ou article 74, affaire de juristes, mais pas préoccupation d'un peuple aspirant à ses Libertés locales.

Déclaration de serge letchimy député du PPM

 

2 Le M.I.M. (Mouvement Indépendantiste Martiniquais) s’est fixé les objectifs suivants : * oeuvrer pour informer, éduquer, mobiliser et organiser le peuple martiniquais en vue de sa libération ; * oeuvrer pour une prise de conscience et de résistance du peuple martiniquais de manière à pouvoir accéder à terme au pouvoir politique, économique, social et culturel total, donc oeuvrer pour la promotion de l’Homme martiniquais ; * oeuvrer pour que le peuple martiniquais réalise son inaliénable droit à l’autodétermination.

 

3 Les Iles Anglaise ont un créole différant, basé sur l’anglais.

 

Communauté : Occitania - Ecrire un commentaire
Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 13:08
- Par eve.api-oc
TIMANIT IO TMURT N IQVAYLIYEN
MOUVEMENT POUR L'AUTONOMIE DE LA KABYLIE
COMPTE-RENDU D'ASSEMBLEE GENERALE

Le 18 janvier 2009 s'est tenue l'Assemblée Générale du MAK pour le renouvellement de ses instances et l'établissement d'un programme d'action pour la nouvelle année.

Nous livrons l'allocution d'ouverture de M ; Ferhat Mehenni :

« Aytma, ayssetma, Azul !
En cette AG annuelle, en votre nom et en celui de notre peuple, nous adressons nos félicitations et nos chaleureuses salutations aux marcheurs du 12/01/2009 en faveur de l'autonomie de la Kabylie. Même ceux qui n'ont marché que pour célébrer yennayer, le jour de l'an amazigh, ont fait vibrer le sentiment identitaire kabyle et le MAK les en félicite.
En ce début 2009, s'impose pour nous un bilan de notre action passée et qui pour positif qu'il puisse nous paraître ne fait que souligner le poids de nos responsabilités dans la réalisation du destin du peuple kabyle à travers son autonomie.
Dans le domaine des idées, une étape s'achève chez les nôtres, celle de l'algérianisme. L'action de tous se recentre désormais sur la kabylité. Les conséquences de cette évolution sont ces convulsions interminables dans lesquelles sont entrées les structures qui n'arrivent pas à amorcer le virage que nous avons fait prendre à l'Histoire. Nous craignons aujourd'hui que ces crises à répétitions ne les achèvent plus tôt qu'il n'est nécessaire.
Le fait de prendre acte de cette situation nous impose davantage de respect pour leurs efforts en faveur d'une Algérie démocratique, plurielle et fraternelle qu'en 20 ans d'activités, elles n'ont rencontrée que dans leurs rêves. Cela nous ramène à notre devoir de fraternité et d'unité des rangs kabyles pour la défense des intérêts supérieurs du peuple kabyle.
A cet effet, nous lançons solennellement un appel au FFS, au RCD et à tous ceux qui s'étaient sincèrement investis dans les Archs lors du « printemps noir » pour une concertation sur la manière de nous regrouper autour des impératifs de la Kabylie.
Nous lançons aussi un appel à l'ensemble des militantes et militants désabusés et qui ont quitté leurs structures pour reprendre l'action et l'organisation militantes dans un mouvement porteur de nos espoirs communs. Ils retrouveront au sein du MAK le cadre de mobilisation qui leur manque tant.
Nous allons entamer une nouvelle phase dans nos méthodes et nos démarches. Celle des revendications est appelée à céder la place à celle des réalisations et des concrétisations d'espaces de l'autonomie régionale.

Dans cette perspective, les structures confédérales kabyles qui étaient celles de nos ancêtres sont à réinstaurer et à renouveler. Cela nous permettra de court-circuiter celles du pouvoir qui parasitent et compromettent notre développement, nient notre existence et nous oppriment tous les jours.

Ainsi, si économiquement, pour les grands projets, seul l'Etat dispose des moyens de leur réalisation, les petits projets, créateurs de richesse et d'emploi, sont eux à la portée de chacun.
Il est vital à cet effet que la pression fiscale qu'exerce injustement le régime algérien sur l'économie et le commerce kabyles cesse au plus vite. Si l'Etat ne desserre pas son étau fiscal sur la Kabylie, comme il le fait partout dans les autres régions, celle-ci se verra dans l'obligation d'envisager une grève des impôts.
Rien par ailleurs n'empêche les villages d'inviter des femmes et des hommes de culture, des universitaires pour des animations et des débats. Le monde associatif qui va compter sur ses propres moyens doit jouer son rôle, avec ou sans les subsides de l'Etat. Les Maisons de la Culture sont devenues les lieux de notre dépersonnalisation où celles et ceux qui refusent de cirer les pompes du pouvoir sont maudits. Créons nos propres lieux de culture dans nos villages et nos quartiers.
Rappelons enfin, qu'une grande mobilisation contre la tenue des présidentielles en Kabylie nous attend, ainsi que des marches grandioses et unitaires pour le 20 avril prochain.
En Europe, le MAK organise un déplacement par bus et par tous autres moyens vers Bruxelles pour exposer devant les institutions européennes le problème politique kabyle et notre droit à une autonomie régionale, pour la stabilité locale et internationale.

Un colloque international sur l'autonomie régionale sera organisé pour commémorer l'anniversaire de la déclaration du 5/6/2001 et sur la base de laquelle le MAK est né.


Enfin, symboliquement, nous avons décidé de la création d'une CARTE D'IDENTITE KABYLE. Un communiqué lançant un concours de modèles de carte sera bientôt rendu public avec les justifications de cette décision. »

Un hommage a été rendu à M. Hocine Benhamza, mort la veille.

L'Assemblée Générale qui a salué le travail de M. Ait Bachir à la tête du MAK-France pendant les trois dernières années a élu M ; Arezki Boussaid comme nouveau Président et M. Hamid Zarat comme Vice-président.
L'Exécutif du MAK-France sera divulgué dans les prochains jours.

Paris le 05/02/09
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 19:28
- Par eve.api-oc

L’état turc lance la première chaîne télévisée en langue Kurde

 

Depuis longtemps l’union européenne demandait à la Turquie un gage de Démocratie , En est ce un ?

 

La langue Kurde est parlée par un habitant de Turquie sur six; Sa vitalité est incontestable. En juin dernier  la revue «  le français dans le monde » publiait le nouveau  classement des langues les plus influentes au monde. Les critères ce classement sont: “Le nombre de personnes qui parlent la langues”, “Importance sur Internet”, “Langue officiel dans les états”, “Le nombre de films, musiques et livres produits en cette langue”, “Le nombre de livres écrits sur la grammaire et sur la langue”.

La Langue Kurde arrive en 31 position ce qui n’est pas mal pour une langue qu’on a voulu étouffer ;

Le turc qui bénéficie d’une structure d’état et est langue officielle depuis 731 ans arrive en 26 ° position.

 

La langue kurde est l’identité des Kurdes soit 12 millions de locuteurs

Au Kurdistan Irakien Le 14 mai a été choisi par le Congrès National du Kurdistan (KNK) et les intellectuels de la région autonome du Kurdistan, pour être le jour de la langue kurde

 

En Turquie l’interdiction de diffusion de la langue kurde a été officiellement levée en 2002 malgré cela,

Les parents kurdes ne peuvent pas attribuer des prénoms kurdes à leurs enfants.

Il est toujours impossible pour les journaux kurdes d’échapper à la censure.

Actuellement, il est interdit, d’employer des lettres qui ne figurent pas dans l’alphabet turc. L’utilisation des  W.Q.et X, lettres indispensables pour écrire le Kurde, est complètement prohibée Si on les emploi on est passible de sanctions pour “ propagande en faveurs d’une organisation terroriste”, d’une accusation de “pratiques terroristes”, ou de “séparatiste”.

Les restrictions de l’emploi de langue kurde dans l’éducation et l’administration. sont toujours présentes

Les Maires du sud Est de la Turquie sont encore condamnés pour employer leur langue maternelle.


 Une Television en Langue Kurde

Le Premier Ministre Erdogan vient de l’annoncer officiellement : A partir du 1°janvier 2009, la Chaîne TRT6 émettra 24 heures sur 24 en langue Kurde.

Les kurdes accueillent avec prudence la naissance de cette chaîne.

Quelques mois avant les élections municipales n’est ce pas une manœuvre du parti de la justice au pouvoir à Ankara ?

N’est ce un moyen pour combattre la très célèbre Roj TV qui émet depuis le Danemark et ne fait pas mystère de soutenir la révolte armée du PKK

 

Quoiqu’il en soit c’est une arme à double tranchant.

Communauté : Occitania - Ecrire un commentaire
Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 08:53
- Par eve.api-oc
Les journées internationales de Corti se dérouleront comme tos les ans le premier week-end du mois d'aôut


 

Vers une refondation du mouvement national corse

LES 5 POINTS



Pour la première fois depuis 20 ans, se sont réunis à Corti les patriotes se reconnaissant dans la lutte de libération nationale et l’indépendantisme.

Après un large débat avec les femmes et les hommes qui ont répondu à leur appel, ils se sont solennellement engagés sur la voie de la refondation, dont cette réunion-débat a été la première étape.

Ils ont affirmé les principes suivants constitutifs d’une nouvelle démarche ouverte à tous les patriotes :

1/ La promotion des droits historiques du Peuple Corse.

2/ La protection et le développement de notre patrimoine inaliénable – terre, langue culture – gravement menacé après plus de deux siècles d'oppression française aujourd'hui renforcée par une agression mondialisée.

3/ Le respect de la justice sociale à travers un développement économique performant et maîtrisé.

4/ Le respect des équilibres écologiques.

5/ La solidarité à l'égard de toutes les formes de lutte et avec l'ensemble des prisonniers politiques

http://www.corsica-nazione.com
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 16:47
- Par eve.api-oc

 les representants du peuple amazigh à Bruxelles

où : les Berberes au parlement europeen
 

Écrit par Secrétariat du CMA   

 http://www.amazighnews.net/

Une délégation amazighe internationale composée de Belkacem Lounes,Président du CMA, Rachid Raha, vice-président, Ferhat Mehenni, Président du Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie (MAK), Ahmed Adghirni, secrétaire général du parti démocratique amazigh du Maroc (PDAM), Alhader Ag Faki (Touareg du Mali) , Husseiny Ag Sidi (Touareg du Niger), Ilmas Ouachikh (coordinateur des associations amazighes de Belgique), Mohamed ElHamouti (Président de l'association des étudiants amazighs de Belgique et coordinateur de la mission), a effectué, du 30 juin au 2 juillet 2008, une visite de travail auprès des différentes instances européennes à Bruxelles. La délégation amazighe a été reçue au Parlement Européen et à la Direction Générale des relations extérieures de la Commission Européenne.


Après une présentation générale de l'état de négation et de marginalisation du peuple amazigh et des violences qu'il subit de la part de tous les gouvernements des pays de Tamazgha (Afrique du Nord et Sahara), les membres de la délégation ont exposé aux interlocuteurs européens, les situations les plus préoccupantes du moment.

 

 Concernant l'Algérie, Belkacem Lounes a dénoncé l'interdiction du 5° congrès du CMA en Kabylie, en violation flagrante de la Constitution et des lois algériennes et en contradiction avec le droit international. Cet acte arbitraire qui empêche les Amazighs de se rencontrer chez eux, est une nouvelle provocation qui illustre une fois de plus, le caractère totalitaire et raciste du pouvoir algérien.
Ferhat Mehenni a ensuite mis en évidence la politique du gouvernement qui vise à soumettre la Kabylie en anéantissant sa langue, sa culture et ses valeurs et en bloquant son développement socioéconomique. C'est pourquoi le projet d'autonomie de la Kabylie est la solution au conflit permanent qui oppose les Kabyles au pouvoir algérien. Le Président du MAK a ensuite appelé les responsables européens à soutenir ce projet démocratique et respectueux du droit international et qui aidera l'Algérie à prendre le chemin de la démocratie et du respect des droits de l'homme. L'assassinat de Lounes Matoub et les crimes commis durant le printemps noir 2001 en Kabylie par les services de sécurité de l'Etat, restés à ce jour impunis, ont également été rappelés devant les instances européennes

 

Pour ce qui concerne le Maroc, Ahmed Adghirni a abordé le sujet de l'interdiction de son parti et montré le caractère illégal de la décision du tribunal administratif de Rabat, ce qui prouve une fois de plus, que pour les questions politiques notamment, la justice obéit aux directives gouvernementales. Pour le secrétaire général du PDAM, le blocage de son parti s'explique par le racisme anti-amazigh et par le refus du lobby panarabiste d'accepter que le peuple amazigh dispose de ses propres institutions représentatives. Maitre Adghirni a insisté sur le fait que l'Etat marocain admet et finance des dizaines de partis politiques arabistes et/ou islamistes et des centaines d'organismes publics et privés de promotion de l'arabité mais empêche l'existence d'un seul parti politique amazigh. C'est une illustration claire de la politique d'apartheid anti-amazigh au Maroc. Rachid Raha a ensuite présenté les autres cas de persécutions que subissent les Amazighs du Maroc, notamment les étudiants membres du mouvement culturel amazigh, détenus sans jugement depuis 14 mois à Meknes et ceux qui ont été arbitrairement condamnés à Imteghren Errachidia), sans oublier la détention et les violences subies par les citoyens de Boumal N Dades et le cas de Abdelaziz El-Wazani, membre de la ligue amazighe des droits de l'homme, poursuivi par la justice marocaine depuis le mois de février 2007, en raison de ses activités militantes.
La répression sans précédent qui s'est abattue sur la population de Ifni-Ait Baamran (sud du Maroc) le 7 juin dernier et les jours qui ont suivi et le déploiement d'une force policière largement disproportionnée et usant de méthodes barbares (violations domiciles, violences sur les femmes, arrestations arbitraires), ont été également dénoncés devant les interlocuteurs européens.

 

 La situation tragique que vit le peuple Touareg particulièrement au Mali et au Niger a été présentée par Alhader Ag Faki et Husseiny Ag Sidi qui sont revenus sur les motifs qui ont provoqué la rébellion touarègue de 1990, les massacres de civils touaregs par les armées gouvernementales, les accords de paix signés mais jamais respectés par les gouvernements malien et nigérien, sauf dans leur aspect sécuritaire (désarmement des combattants Touaregs). Les représentants Touaregs ont expliqué que leur peuple demeure politiquement et culturellement exclu et économiquement marginalisé, spolié de ses ressources, chassé de ses terres et territoires les plus riches. Avec l'autorisation des Etats, les multinaltionales sillonnent le pays Touareg à la recherche de ressources naturelles et lorsqu'un gisement est découvert, les autochtones sont sommés d'aller planter leur campement plus loin, vers les zones les plus ingrates. Au Niger, l'entreprise française Areva qui exploite un gisement d'uranium à Arlitt depuis bientôt 40 ans, est entrain d'épuiser les précieuses ressources en eau de l'oasis, de polluer l'environnement par la radioactivité et ne laisse même pas la chance aux Touaregs d'être embauchés dans l'entreprise. Et lorsque les Touaregs réclament un peu de considération et de droits, ils reçoivent en réponse, le silence ou les provocations et la répression violente. C'est cette situation coloniale qui a poussé les Touaregs à se révolter une nouvelle fois, en 2006 au Mali et en 2007 au Niger. Dans ce pays, les forces armées gouvernementales s'acharnent sur les civils Touaregs, les assassinant ou les jetant en prison sans jugement. Au mépris des conventions internationales, le gouvernement nigérien a eu recours aux services de mercenaires des pays de l'Est pour bombarder les combattants Touaregs. La guerre menée contre le peuple Touareg au Niger et au Mali a contraint des milliers de familles à fuir leur pays pour aller se réfugier auprès de leur communauté dans le sud de l'Algérie et au nord du Burkina-Faso. En conclusion, Alhader Ag Faki et Husseiny Ag Sidi ont appelé les instances européennes à agir d'urgence pour mettre fin aux agressions que subissent les Touaregs, protéger ce peuple dont la survie est menacée et contribuer à trouver une solution qui garantisse durablement les droits fondamentaux du peuple Touareg.

 

  Des documents relatifs à la situation des Amazighs dans tous les pays de Tamazgha ont ensuite été remis aussi bien aux euro-députés qu'aux responsables de la Commission

Les parlementaires qui étaient peu informés sur la situation des Amazighs, ont été très attentifs aux explications qui leur ont été fournies et ont posé beaucoup de questions relatives à chacun des sujets exposés. Après un large débat, les parlementaires européens se sont engagés à mettre ces questions à l'ordre du jour de la prochaine session de l'assemblée européenne et à demander l'adoption d'une résolution solennelle du Parlement Européen.

 


Au niveau de la Commission, les membres de la délégation amazighe ont rappelé la nécessité d'appliquer strictement l'article 2 des Accords d'association entre l'UE et les Etats, relatif à la démocratie et au respect des droits humains. "Pas de commerce sans droits humains" ont-ils insisté, avant de demander que la question amazighe fasse désormais partie des points inscrits à l'ordre du jour de toutes les rencontres bilatérales entre l'UE et les Etats de Tamazgha. Par ailleurs, les organisations de la société civile amazighe doivent être régulièrement entendues et consultées pour tout ce qui concerne l'évolution des relations entre l'UE et leurs pays. Dans ce but, les deux parties se sont accordées sur la nécessité de se rencontrer régulièrement afin d'assurer le suivi de ces mesures et d'échanger leurs analyses.

Au cours du deuxième jour de sa visite à Bruxelles, la délégation amazighe a été successivement reçue au Parlement et au Sénat Belges et enfin au Parlement Flamand. Le même travail de sensibilisation a été effectué par les Amazighs qui ont incité leurs hôtes à conditionner leurs relations économiques avec les Etats d'Afrique du Nord aux efforts fournis par ces derniers dans les domaines de la démocratie et du respect des droits de l'homme. Au sujet de l'immigration qui préoccupe tant les européens, les membres de la délégation amazighe ont tenu à rappeler cette évidence : la réduction des flux migratoires vers l'Europe réside beaucoup moins dans la construction de vaines barrières autour de l'Europe que dans l'amélioration des conditions de vie des populations et de l'état de droit au sud. Les représentants amazighs de Belgique ont également profité de l'opportunité de cette visite pour appeler les différentes autorités belges à mieux prendre en compte l'identité amazighe dans les politiques d'intégration des populations originaires des pays de Tamazgha

 Bruxelles, 3 juillet 2008

P/la délégation amazighe

Le secrétariat du CMA

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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 18:59
- Par eve.api-oc

KABYLIE

Vouloir libère

La Kabylie vient de célébrer le 28ème anniversaire de son précieux printemps berbère. Malgré une insistance soutenue et ininterrompue à s’affirmer dans l’Algérie postcoloniale, elle demeure victime d’un abominable déni identitaire.

Bien que pionnière dans la contestation des régimes totalitaires de type soviétique, les fameuses démocraties populaires, la Kabylie peine à concrétiser ses différentes revendications. Sa première rébellion, quelques mois après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, réagissait au coup de force du clan d’Oujda, légitimé par un chef historique particulièrement mis en vedette par les médias français, Ahmed Ben Bella. L’autoritarisme de ce dernier poussa en 1963, un autre chef historique, Hocine Ait Ahmed, à reprendre le maquis dans les montagnes de sa Kabylie natale, en pensant que son exemple allait faire tache d’huile dans les autres régions. Il n’en a rien été.

Depuis cette infructueuse tentative, le pays a sombré sous une dictature digne du régime stalinien. Ne pouvant plus supporter cette chape de plomb, la Kabylie a ouvertement exprimé son rejet de la politique du parti unique à travers les manifestations du 20 avril 1980 qui enflammèrent toute la Kabylie.

Dénommée printemps berbère, cette révolte dénonça l’absence de liberté d’expression, la violence culturelle imposée aux Berbères et réclama l’ouverture démocratique. Bien que cette revendication soit antérieure d’une dizaine d’années à la chute du mur de Berlin, elle reste toujours largement insatisfaite. Depuis ce printemps de tous les espoirs, particulièrement celui d’exister en Algérie sans renier sa langue et sa culture et sans se taire devant l’injustice, beaucoup de temps s’est écoulé. Car depuis, bien des frontières ont été redessinées. Des pays entiers se sont même faits et défaits. Des régions beaucoup plus petites et moins peuplées que la Kabylie ont vu pacifiquement le jour. D’autres régions ont vu, en toute quiétude, leurs prérogatives régionales élargies et renforcées : la Catalogne, le Québec, l’Écosse etc.

La Kabylie, quant à elle, consciente que le temps ne joue pas en sa faveur, attend avec impatience une sortie de crise. Le pourrissement, que le pouvoir entretient si bien, rogne sévèrement son identité et l’enlise progressivement dans un marasme dont elle ne se relèvera pas sans séquelles. Cette désolante situation est aujourd’hui plus qu’alarmante. Elle l’est plus qu’hier, car aujourd’hui ne tolère pas l’immobilisme. Les pays font un effort sans précédant pour se doter de colossaux supports techniques leur permettant d’accroître l’influence et la fluidité de leur culture. De tous les côtés, la concurrence fait rage. En ce 21ième siècle, où le monde évolue à grande vitesse, priver une culture des nouvelles technologies de communication la condamne à une disparition certaine. Il suffit d’un simple regard dans le rétroviseur pour voir qu’hier appartient déjà au vieux monde. Jusqu’ici, aucune autre prouesse technique n’a autant transformé notre planète. Cette mutation généralisée des sociétés que l’on appelle mondialisation a, malgré son esprit foncièrement mercantile, l’incontestable mérite de rapprocher les peuples aussi lointains soient-ils. Les barrières douanières, les frontières et les différents obstacles administratifs, se sont effondrés emportant dans leur sillage le sacro-saint principe de défense de la souveraineté nationale, permettant aux despotes de mater à huis clos les dissidents. Contrairement aux prévisions des observateurs et analystes* qui croyaient que la mondialisation allait entraîner la disparition des cultures régionales, celles-ci se sont paradoxalement raffermies avec beaucoup de vigueur, de dynamisme et une inébranlable volonté d’exister. N’est-ce pas le meilleur moyen de se protéger des méfaits de la mondialisation et d’appréhender de manière sereine l’universalisme?

L’exemple tibétain illustre magistralement cette volonté d’exister. Bien qu’ils ne représentent que 0,5% de la population chinoise, les Tibétains clament haut et fort face à la chine, puissance nucléaire et géant de l’économie mondiale, leur droit à la différence. Le courage des ces moines habillés d’un simple tissu de couleur bordeaux couvrants leur corps frêle dans lequel bout une indéfectible détermination de s’affranchir de la tutelle de Pékin est admirable. Par le passé, il aurait suffi aux dirigeants chinois de faire entendre quelques bruits de bottes de leur armée disciplinée et prête à bondir pour venir à bout des ces moines bouddhistes. Aujourd’hui, la donne a changé. Grâce aux médias et à la facilité de communiquer via le net, des pressions énormes sont exercées sur les autorités chinoises. La menace de boycottage des jeux olympiques, que j’espère plus ferme, brisera les chaînes de l’oppression et obligera, je le souhaite, les chinois à accorder sa liberté au Tibet. C’est cela aussi la mondialisation. Il faut y croire. Notre époque permet aux causes injustement opprimées de s’exprimer, de chercher à gagner des sympathisants, de s’organiser sans soucis d’autorisations et de peser politiquement.

Nous vivons une époque où aucune censure n’est sérieusement envisageable. En s’appuyant sur les supports techniques existants, si la volonté est de mise, tous les peuples opprimés du monde peuvent se libérer. Il faut simplement oser sa liberté. Mieux « Soyez réaliste, demandez l’impossible », disait le mythique combattant de la libertad, Che Guevara. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le Tibet semble s’inspirer de cette déroutante maxime. La volonté, le courage et la sagesse des Tibétains, ainsi que la justesse de leur cause, leur ont rallié toutes les organisations des droits de l’homme qui ne cessent de mobiliser, à travers toute la planète, d’innombrables sympathisants contre la dictature de Pékin. A titre d’exemple RSF* a déjà acquis des actions dans plusieurs multinationales qui participent au sponsoring des JO de Pékin. Cette acquisition permettra aux militants des droits de l’homme d’assister en tant qu’actionnaires aux assemblées générales de ces entreprises pour les sensibiliser, de l’intérieur, contre la nuisance de leur soutien à des pays non respectueux des droits de l’homme. Au Tibet, surnommé aussi le toit du monde parce qu’il se situe sur les hauteurs de la chaîne de montagne la plus haute du monde, l’Himalaya, la guerre décisive, celle des médias, a bel et bien commencé. Quelle que soit l’issue de ce bras de fer, le Tibet est irréversiblement engagé dans la voie de sa libération.

Les Tibétains, dans leur profonde sagesse, ont compris qu’il y a des concessions à ne pas faire, s’ils veulent vivre dans la dignité. Ce courage les a poussés à secouer cette grande Chine qui commence à faire trembler le monde par ses capacités commerciales. Heureusement pour eux, leur chef spirituel, le Dalaï-lama, n’est pas atteint du syndrome kabyle qui l’aurait incité à démocratiser le régime de Pékin avant de réclamer la liberté du Tibet.

Ayant fait de mauvais choix aux moments cruciaux de son histoire, la Kabylie continue de vivre avec le désagréable et frustrant sentiment de l’inaccompli.

On a beau chercher des excuses aux options, à la fois illogiques et déprimantes, de nos leaders politiques, rien n y fait. En politique les erreurs se payent comptant. Les différentes secousses émanant de la Kabylie, qui ébranlent périodiquement le pouvoir central sans résultat tangible, trouvent leur genèse dans la crise dite berbériste de 1949. Alors que les Kabyles étaient largement majoritaires dans le mouvement national, l’intransigeance de Messali Hadj et des Arabophones, qui étaient prêts à aller jusqu’à l’éclatement du mouvement plutôt que de reconnaître l’existence d’une culture berbère, avait poussé des leaders kabyles à faire des concessions stratégiques quant à l’identité future du pays. Piégés par leur patriotisme et aussi peut être par une confiance justifiée à leurs yeux par le nombre des leurs, ils pensaient reposer le problème identitaire une fois l’indépendance acquise. Ils ont tous été écartés un à un de manière humiliante pendant la guerre ou après l’indépendance du pays, lorsque, bien sûr, ils n’ont pas été purement et simplement assassinés. L’Algérie s’est construite dans la négation de l’identité kabyle. Dans le meilleur des cas, le pouvoir concède un strapontin que certains Kabyles ont malheureusement accepté. C’est avec des méthodes méprisantes et autoritaires, datant de l’époque coloniale, que l’Algérie essaie, sans y parvenir, de construire un État-nation. Le modèle choisi, l’État jacobin français, a malheureusement été reproduit par les pays africains après leur accession à l’indépendance, ce qui explique les dramatiques échecs enregistrés un peu partout. Les « État-nations » postcoloniaux africains, héritiers en fait de territoires tracées à la règle par les puissances coloniales sur des cartes de géographie, n’ont pas trouvé la formule qui permettrait de rétablir les équilibres. En Algérie, la situation est encore plus grave : ayant choisi l’arabe moyen-oriental au détriment des langues du pays comme langue fondatrice de l’identité nationale, en falsifiant l’histoire de son peuple, le pouvoir a dangereusement hypothéqué le devenir du pays. Et il s’étonne aujourd’hui que des millions d’Algériens aient leurs pieds en Algérie et leur tête au Moyen-Orient.

Ayant subi de plein fouet les méfaits des choix de l’État-nation postcolonial algérien, la Kabylie a compris que ce moule ne lui convenait pas. Elle prend aussi conscience que les deux principales formations politiques ancrées en Kabylie, le FFS* et le RCD*, à cause de leur volonté de rassembler tous les Algériens, ne répondaient pas à ses exigences urgentes dans un pays où elle est minoritaire. Toutes les louables tentatives du FFS et du RCD se sont avérées vaines. La déception est à chaque fois à la hauteur de l’illusion que leurs leaders politiques nourrissent : s’emparer démocratiquement du pouvoir et offrir la démocratie à tous les Algériens. Un luxe que la loi du nombre ne leur permet pas. Chaque consultation électorale vient rappeler aux Kabyles cette amère et frustrante vérité, sans toutefois atténuer l’exécrable rivalité de ses deux formations politiques. En s’auto-neutralisant, les deux partis, qui se veulent nationaux, mais sont perçus comme kabyles, retardent la région dans sa quête de liberté. Dans ce contexte, vouloir insister en argumentant comme le font le RCD ou le FFS, seuls partis en Algérie ayant un programme véritablement démocratique, peut être interprété légitimement comme de « l’arrogance démocratique ».

La Kabylie peut accepter le cadre d’un État-nation, mais adapté à sa situation. Un cadre qui la reconnaîtrait dans toute sa dimension, historique, culturelle, linguistique et politique. Qui lui accorderait, comme le préconise le MAK*, un statut similaire à celui de la Catalogne en Espagne. Une solution qui clarifierait le jeu politique et apaiserait les tensions. Quant à ceux qui stigmatisent les penchants politiques ou spirituels de la Kabylie et son attachement à ses spécificités linguistiques et culturelles et affirment en même temps que la Kabylie est une région comme une autre, ils feraient mieux d’assainir leurs idées.

Dépoussiérer les manuels d’histoire des mensonges enseignés à nos jeunes honorera significativement nos éducateurs. C’est le geste le plus indiqué pour libérer le pays des blocages qui l’empêchent d’entamer les nombreuses réformes qui l’attendent. Celles concernant le code de la famille qui a infériorisé juridiquement les femmes algériennes tant glorifiées par le FLN, la politique d’arabisation qui a sinistré l’enseignement et, encore plus grave, livré les cerveaux innocents de nos enfants à des charlatans. Celles qui concernent aussi l’implication politique de l’armée, les dispositions pénales relatives à la liberté de la presse qui permettent à une justice aux ordres de traiter comme des malfrats les journalistes indociles. Autres chantiers urgents : l’indépendance de la justice, la reconnaissance des syndicats autonomes et le bannissement définitif de cette honteuse arme des faibles qu’est la censure, dont est malheureusement victime l’une des plus savoureuses plumes du monde francophone actuel, l’auteur du « serment des barbares », Boualem Sansal.

Pour le moment, les dirigeants semblent être occupés par des réformes constitutionnelles dignes des pays les plus rétrogrades. Ils essaient de rétablir les méprisables mécanismes qui ont poussé le pays à des dérives désastreuses et qui n’ont qu’un objectif: perpétuer coûte que coûte le système rentier et les hommes interchangeables en place.

Personne ne peut nier les tentatives de la Kabylie de venir à bout de ce système, mais sans y parvenir, faute de solidarité. Dans une solitude absolue, elle a encaissé les ripostes meurtrières du pouvoir. Malgré ses blessures, encore ravivées en 2001, elle continue de rêver aux objectifs pour lesquels se sont sacrifié tant de ses meilleurs fils avant et après l’indépendance : la liberté, la dignité et la justice.

Lyazid Abid

vue sur le site : kabylie.com

yazlota@hotmail.com

* Voir l’œuvre de Francis Fukuyama : La fin de l’histoire et le dernier homme.

* Reporters Sans Frontières

* Front des Forces Socialiste de Hocine Ait Ahmed

* Rassemblement pour la Culture et la Démocratie du Dr Said Saidi

* Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie de Ferhat M’henni

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